RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

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Mercredi, 26 Mai 2010 15:35
ANNEXE I

RESUME DES CARACTERISTIQUES DU PRODUIT

1

1.
DENOMINATION DU MEDICAMENT

ZYPREXA 2,5 mg comprimés enrobés.


2.
COMPOSITION QUAL ANNEXE I

RESUME DES CARACTERISTIQUES DU PRODUIT

1

1.
DENOMINATION DU MEDICAMENT

ZYPREXA 2,5 mg comprimés enrobés.


2.
COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chaque comprimé enrobé contient 2,5 mg d'olanzapine.

Excipient : Chaque comprimé enrobé contient 102 mg de lactose monohydraté.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.


3. FORME

PHARMACEUTIQUE

Comprimés enrobés

Comprimés enrobés ronds et blancs, sur lesquels sont imprimés "LILLY" ainsi qu'un code
d'identification numérique "4112".


4. DONNEES
CLINIQUES

4.1 Indications
thérapeutiques

Adultes
L'olanzapine est indiquée dans le traitement de la schizophrénie.

Chez les patients ayant initialement répondu au traitement, l'olanzapine a démontré son efficacité à
maintenir cette amélioration clinique au long cours.

L'olanzapine est indiquée dans le traitement des épisodes maniaques modérés à sévères.

L'olanzapine est indiquée dans la prévention des récidives chez les patients présentant un trouble
bipolaire, ayant déjà répondu au traitement par l'olanzapine lors d'un épisode maniaque (voir rubrique
5.1).

4.2 Posologie et mode d'administration

Adultes
Schizophrénie : La dose initiale recommandée de l'olanzapine est de 10 mg par jour.

Episode maniaque : la dose initiale est de 15 mg par jour en une seule prise en monothérapie ou 10 mg
par jour en association (voir rubrique 5.1).

Prévention des récidives dans le cadre d'un trouble bipolaire : La dose initiale recommandée est de
10 mg/jour. Chez les patients traités par l'olanzapine lors d'un épisode maniaque, pour la prévention
des récidives, le traitement sera maintenu à la même dose. Si un nouvel épisode (maniaque, mixte ou
dépressif) survient, le traitement par l'olanzapine doit être poursuivi (à la posologie optimale). Selon
l'expression clinique de l'épisode, un traitement de la symptomatologie thymique sera associé.

Dans toutes les indications, la posologie journalière de l'olanzapine peut être adaptée en fonction de
l'état clinique du patient entre 5 et 20 mg par jour. Une augmentation à des doses plus importantes que
la dose initiale recommandée n'est conseillée qu'après une réévaluation clinique appropriée et ne doit
généralement être envisagée qu'à intervalles de 24 heures minimum. L'olanzapine peut être
administrée pendant ou en dehors des repas, la prise de nourriture n'ayant pas d'incidence sur
l'absorption. Il convient de diminuer progressivement les doses lors de l'arrêt de l'olanzapine.

Enfants et adolescents
L'utilisation de l'olanzapine chez les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans n'est pas
recommandée du fait du manque de données sur la sécurité d'emploi et l'efficacité. Une prise de
poids, des anomalies lipidiques et des taux de prolactine ont été rapportées selon une ampleur plus
élevée dans les études à court terme chez les patients adolescents comparativement aux études chez les
patients adultes (voir rubriques 4.4, 4.8, 5.1 et 5.2).

Patients âgés
Une dose initiale plus faible (5 mg par jour) n'est pas indiquée de façon systématique mais doit être
envisagée chez les patients âgés de 65 ans et plus lorsque des facteurs cliniques le justifient (voir
rubrique 4.4).

Insuffisants rénaux et/ou hépatiques
Une dose initiale plus faible (5 mg par jour) doit être envisagée pour ces patients. En cas
d'insuffisance hépatique modérée (cirrhose, Child-Pugh de classe A ou B), la dose initiale devra être
de 5 mg et sera augmentée avec précaution.

Sexe
La dose initiale et l'intervalle de doses ne nécessitent pas d'adaptation chez la femme par rapport à
l'homme.

Fumeurs
La dose initiale et l'intervalle de doses ne nécessitent pas d'adaptation chez les non fumeurs par
rapport aux fumeurs.

L'existence de plus d'un facteur pouvant ralentir le métabolisme (sexe féminin, sujet âgé, non fumeur)
peut justifier une réduction de la dose initiale. Lorsqu'elle est indiquée, l'augmentation posologique
sera faite avec précaution chez ces patients.

(Voir rubriques 4.5 et 5.2).

4.3 Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients.
Patients présentant un risque connu de glaucome à angle fermé.

4.4 Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Lors d'un traitement antipsychotique, l'amélioration clinique du patient peut nécessiter plusieurs jours
voire plusieurs semaines. Les patients doivent être étroitement surveillés pendant cette période.

Démence accompagnée de troubles psychotiques et/ou troubles du comportement
L'olanzapine n'est pas indiquée dans le traitement de la démence accompagnée de troubles
psychotiques et/ou troubles du comportement et son utilisation chez ce groupe spécifique de patients
est déconseillée du fait d'une augmentation du risque de mortalité et d'accidents vasculaires
cérébraux. Au cours d'essais cliniques contrôlés versus placebo (durée de 6 à 12 semaines), réalisés
chez des patients âgés (âge moyen 78 ans) souffrant de démence accompagnée de troubles
psychotiques et/ou de troubles du comportement, l'incidence des décès dans le groupe olanzapine a été
deux fois plus importante que celle observée dans le groupe placebo (3.5 versus 1.5 %
respectivement). L'incidence plus élevée de décès n'a pas été corrélée à la dose d'olanzapine (dose
moyenne quotidienne de 4,4 mg) ou à la durée de traitement. Dans cette population de patients, un âge
supérieur à 65 ans, une dysphagie, une sédation, une malnutrition et une déshydratation, une
pathologie pulmonaire (telle qu'une pneumopathie avec ou sans inhalation) ou une utilisation
concomitante de benzodiazépines peuvent être des facteurs prédisposant à une augmentation du risque
de mortalité. Néanmoins, indépendamment de ces facteurs de risque, l'incidence de mortalité a été
supérieure dans le groupe olanzapine (comparativement au placebo).


Des événements indésirables vasculaires cérébraux (tels qu'accidents vasculaires cérébraux, accidents
ischémiques transitoires), dont certains à issue fatale, ont été rapportés dans ces mêmes essais
cliniques. Trois fois plus d'événements indésirables vasculaires cérébraux ont été rapportés dans le
groupe de patients traités par olanzapine comparativement au groupe de patients traités par placebo
(1,3 % versus 0,4 % respectivement). Tous les patients traités par olanzapine ou par placebo ayant
présenté un événement vasculaire cérébral, avaient des facteurs de risque préexistants. Un âge
supérieur à 75 ans et une démence de type vasculaire ou mixte ont été identifiés comme des facteurs
de risque d'événements indésirables vasculaires cérébraux dans le groupe olanzapine. L'efficacité de
l'olanzapine n'a pas été démontrée dans ces essais.

Maladie de Parkinson
L'administration de l'olanzapine à des patients parkinsoniens atteints de psychoses médicamenteuses
(agonistes dopaminergiques) est déconseillée. Au cours d'essais cliniques, une aggravation de la
symptomatologie parkinsonienne et des hallucinations ont été très fréquemment rapportées et de façon
plus fréquente qu'avec le placebo (voir rubrique 4.8) ; l'olanzapine n'était pas plus efficace que le
placebo dans le traitement des symptômes psychotiques. Dans ces essais, les patients devaient être
stabilisés en début d'étude avec la posologie minimale efficace du traitement anti-parkinsonien
(agoniste dopaminergique) et poursuivre le même traitement antiparkinsonien, au même dosage,
pendant toute l'étude. La posologie initiale de l'olanzapine était de 2,5 mg/jour puis pouvait être
ajustée par l'investigateur jusqu'à un maximum de 15 mg/jour.

Syndrome Malin des Neuroleptiques (SMN)
Le Syndrome Malin des Neuroleptiques (SMN) est un syndrome potentiellement mortel associé au
traitement antipsychotique. De rares cas rapportés comme Syndrome Malin des Neuroleptiques
(SMN) ont également été notifiés sous olanzapine. Les signes cliniques du SMN sont l'hyperthermie,
la rigidité musculaire, l'altération des facultés mentales, et des signes d'instabilité neuro-végétative
(instabilité du pouls et de la pression artérielle, tachycardie, hypersudation et troubles du rythme
cardiaque). Peuvent s'ajouter des signes tels qu'élévation des CPK, myoglobinurie (rhabdomyolyse) et
insuffisance rénale aiguë. Si un patient présente des signes ou des symptômes évoquant un SMN, ou
une hyperthermie inexpliquée non accompagnée d'autres signes de SMN, tous les médicaments
antipsychotiques y compris olanzapine doivent être arrêtés.

Hyperglycémie et diabète
De rares cas d'hyperglycémie et/ou de survenue ou exacerbation d'un diabète, associés parfois à une
acidocétose ou un coma, avec une issue fatale pour certains cas, ont été rapportés (voir rubrique 4.8).
Dans certains cas, une prise de poids antérieure, qui pourrait être un facteur prédisposant, a été
rapportée. Une surveillance clinique appropriée est souhaitable conformément aux recommandations
en vigueur sur les antipsychotiques. Les patients traités par antipsychotiques, incluant ZYPREXA,
doivent être surveillés afin de détecter les signes et symptômes d'une hyperglycémie (tels que
polydipsie, polyurie, polyphagie et faiblesse) et les patients ayant un diabète de type II ou des facteurs
de risque de diabète de type II doivent être suivis régulièrement pour surveiller la détérioration du
contrôle de la glycémie. Le poids doit être surveillé régulièrement.

Anomalies lipidiques
Des anomalies lipidiques ont été observées chez des patients traités par l'olanzapine au cours d'essais
cliniques versus placebo (voir rubrique 4.8). Les modifications lipidiques doivent être prises en charge
de façon appropriée au plan clinique, notamment chez les patients présentant des troubles lipidiques et
chez les patients ayant des facteurs de risque pouvant favoriser le développement de troubles
lipidiques. Le bilan lipidique des patients traités par antipsychotiques, incluant ZYPREXA, doit être
surveillé régulièrement conformément aux recommandations en vigueur sur les antipsychotiques.

Activité anticholinergique
Bien que l'olanzapine ait montré une activité anticholinergique in vitro, l'incidence des effets liés à
cette activité a été faible au cours des essais cliniques. Cependant, l'expérience clinique de
l'olanzapine étant limitée chez les patients ayant une pathologie associée, la prudence est
recommandée lors de sa prescription chez des patients présentant des symptômes d'hypertrophie
prostatique, d'iléus paralytique ou de toute autre pathologie en rapport avec le système cholinergique.

Fonction hépatique
Des élévations transitoires et asymptomatiques des transaminases (ALAT et ASAT) ont été
fréquemment observées notamment en début de traitement. La prudence s'impose chez les patients
présentant une élévation des ALAT et/ou des ASAT, chez les patients présentant des signes et des
symptômes évocateurs d'une atteinte hépatique, chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique
pré-traitement et chez les patients traités par des médicaments potentiellement hépatotoxiques. La
survenue d'une élévation des ALAT et/ou des ASAT en cours de traitement doit faire envisager un
suivi et éventuellement une réduction posologique. Dans les cas où une hépatite a été diagnostiquée
(comprenant des atteintes hépatiques cytolytiques, cholestatiques ou mixtes), le traitement par
olanzapine doit être arrêté.

Neutropénie
La prudence s'impose chez les patients dont le nombre de leucocytes et/ou de neutrophiles est faible
quelle qu'en soit la cause, chez les patients recevant des médicaments connus pour induire des
neutropénies, chez les patients ayant des antécédents de dépression médullaire ou de myélotoxicité
médicamenteuse, chez les patients atteints de dépression médullaire qu'elle soit en relation avec une
pathologie intercurrente, une radiothérapie ou une chimiothérapie et chez les patients atteints
d'hyperéosinophilie ou de syndromes myéloprolifératifs. Des neutropénies ont été fréquemment
rapportées lors de l'administration concomitante de l'olanzapine et du valproate (voir rubrique 4.8).

Arrêt du traitement
Des symptômes aigus tels que sueurs, insomnie, tremblements, anxiété, nausées ou vomissements ont
été très rarement rapportés (<0.01 %) lors de l'arrêt brutal du traitement par olanzapine.

Intervalle QT
Au cours des essais cliniques, un allongement du QTc cliniquement significatif (QT corrigé selon la
formule de Fridericia [QTcF] 500 millisecondes [msec] à n'importe quel moment après l'inclusion
chez les patients ayant à l'inclusion un QTcF < 500 msec) a été rapporté de manière peu fréquente
(0,1 % à 1 %) chez les patients traités par olanzapine, sans différence significative par rapport au
placebo quant aux évènements cardiaques associés. Cependant, comme avec d'autres
antipsychotiques, la prudence est recommandée lors de la co-prescription avec des médicaments
connus pour allonger l'intervalle QTc notamment chez le sujet âgé ou chez des patients présentant un
syndrome de QT long congénital, une insuffisance cardiaque congestive, une hypertrophie cardiaque,
une hypokaliémie ou une hypomagnésiémie.

Atteintes thrombo-emboliques
Des atteintes thrombo-emboliques veineuses ont été très rarement rapportées avec l'olanzapine
(<0.01 %). Il n'a pas été établi de lien de causalité entre la survenue de ces atteintes et le traitement
par olanzapine. Cependant les patients schizophrènes présentant souvent des facteurs de risque
thrombo-embolique veineux, tout facteur de risque potentiel d'atteintes thrombo-emboliques
veineuses (telle l'immobilisation prolongée) doit être identifié et des mesures préventives mises en
oeuvre.

Activité générale sur le Système Nerveux Central
Compte-tenu des principaux effets de l'olanzapine sur le Système Nerveux Central, il faudra être
prudent lors de l'association avec des médicaments à action centrale et avec l'alcool. Du fait de son
activité antagoniste de la dopamine in vitro, l'olanzapine peut antagoniser les effets des agonistes
directs et indirects de la dopamine.

Convulsions
L'olanzapine doit être utilisée avec prudence chez les patients qui ont des antécédents de convulsions
ou qui sont placés dans des conditions susceptibles d'abaisser leur seuil convulsif. De rares cas de
convulsions ont été rapportés chez les patients traités par olanzapine. Dans la plupart de ces cas, il
existait soit des antécédents de convulsions soit des facteurs de risque de convulsions.


Dyskinésie tardive
Dans les études comparatives de durée inférieure ou égale à un an, la survenue des dyskinésies liées au
traitement a été significativement plus faible dans le groupe olanzapine. Cependant le risque de
survenue de dyskinésie tardive augmentant avec la durée de l'exposition, la réduction posologique
voire l'arrêt du traitement doivent être envisagés dès l'apparition de signes de dyskinésie tardive. Ces
symptômes peuvent provisoirement s'aggraver ou même survenir après l'arrêt du traitement.

Hypotension orthostatique
Une hypotension orthostatique a été rarement observée chez les sujets âgés lors des essais cliniques.
Comme avec d'autres antipsychotiques, il est recommandé de mesurer périodiquement la pression
artérielle des patients de plus de 65 ans.

Mort subite d'origine cardiaque
Depuis la commercialisation de l'olanzapine, des cas de mort subite d'origine cardiaque ont été
rapportés chez les patients traités avec l'olanzapine. Dans une étude observationnelle rétrospective, le
risque de mort subite présumée d'origine cardiaque chez les patients traités avec l'olanzapine a été
environ le double du risque existant chez les patients ne prenant pas d'antipsychotiques. Dans cette
étude, le risque avec l'olanzapine a été comparable au risque avec des antispychotiques atypiques
inclus dans une analyse groupée.

Utilisation chez les enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans
L'olanzapine n'est pas indiquée chez les enfants et les adolescents. Des études réalisées chez des
patients âgés de 13 à 17 ans ont montré divers événements indésirables, incluant prise de poids,
modification des paramètres métaboliques et élévations des taux sanguins de prolactine. Les effets à
long terme associés à ces évènements n'ont pas été étudiés et demeurent inconnus (voir rubriques 4.8
et 5.1).

Lactose
Les comprimés de ZYPREXA contiennent du lactose. Les patients présentant des problèmes
héréditaires rares d'intolérance au galactose, de déficit en lactase de Lapp ou de malabsorption du
galactose ne doivent pas prendre ce médicament.

4.5 Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Les études d'interaction ont été réalisées uniquement chez l'adulte.

Interactions potentielles ayant un effet sur l'olanzapine
L'olanzapine étant métabolisée par le cytochrome CYP1A2, les produits qui stimulent ou inhibent
spécifiquement cette isoenzyme peuvent modifier les paramètres pharmacocinétiques de l'olanzapine.

Induction du CYP1A2
Le métabolisme de l'olanzapine peut être stimulé par le tabagisme et la carbamazépine, ce qui peut
entraîner une diminution des concentrations plasmatiques de l'olanzapine. Seule une augmentation
légère à modérée de la clairance de l'olanzapine a été observée. Il est probable que les conséquences
cliniques soient limitées, mais une surveillance clinique est recommandée et une augmentation de la
posologie de l'olanzapine peut être envisagée, si nécessaire (voir rubrique 4.2).

Inhibition du CYP1A2
Il a été montré que la fluvoxamine, inhibiteur spécifique du CYP1A2, inhibe significativement le
métabolisme de l'olanzapine. La fluvoxamine entraîne une augmentation moyenne de la Cmax de
l'olanzapine de 54 % chez les femmes non-fumeuses et de 77 % chez les hommes fumeurs.
L'augmentation moyenne de l'ASC de l'olanzapine était respectivement de 52 % et de 108 %. Une
posologie initiale plus faible de l'olanzapine doit être envisagée chez les patients traités par la
fluvoxamine ou tout autre inhibiteur du CYP1A2 comme par exemple la ciprofloxacine. Une
diminution de la posologie de l'olanzapine doit être envisagée si un traitement par un inhibiteur du
CYP1A2 est instauré.

Diminution de la biodisponibilité
Le charbon activé diminue la biodisponibilité de l'olanzapine par voie orale de 50 à 60 % et doit être
pris au moins 2 heures avant ou après l'administration de l'olanzapine.

Avec la fluoxétine (inhibiteur du CYP2D6), des doses uniques d'anti-acides (aluminium, magnésium)
ou la cimétidine il n'a pas été retrouvé d'effet significatif sur les paramètres pharmacocinétiques de
l'olanzapine.

Effets potentiels de l'olanzapine sur les autres médicaments
L'olanzapine peut antagoniser les effets directs et indirects des agonistes dopaminergiques.

L'olanzapine n'inhibe pas les principales isoenzymes du CYP450 in vitro (c'est-à-dire 1A2, 2D6, 2C9,
2C19, 3A4). Par conséquent, aucune interaction particulière n'est attendue comme cela a pu être
vérifié lors d'études in vivo au cours desquelles aucune inhibition du métabolisme des produits actifs
suivants n'a été mise en évidence : antidépresseurs tricycliques (représentant principalement la voie du
CYP2D6), la warfarine (CYP2C9), la théophylline (CYP1A2), ou le diazépam (CYP3A4 et 2C19).

Aucune interaction n'a été mise en évidence lors de la prise concomitante de l'olanzapine et du lithium
ou du bipéridène.

Le suivi des taux plasmatiques du valproate n'a pas montré la nécessité d'adapter la posologie du
valproate après l'instauration d'un traitement par l'olanzapine.

Activité générale sur le Système Nerveux Central
La prudence est recommandée chez les patients qui consomment de l'alcool ou qui sont traités par des
médicaments dépresseurs du système nerveux central.

L'utilisation concomitante de l'olanzapine et de médicaments anti-parkinsonien chez les patients
atteints de la maladie de Parkinson et de démence est déconseillée (voir rubrique 4.4).

Intervalle QTc
La prudence s'impose si l'olanzapine est administrée de manière concomitante avec des médicaments
connus pour allonger l'intervalle QTc (voir rubrique 4.4).

4.6 Grossesse
et
allaitement

Aucune étude contrôlée spécifique n'a été réalisée chez la femme enceinte. Les patientes doivent être
averties de la nécessité d'informer leur médecin de toute grossesse ou désir de grossesse au cours du
traitement par l'olanzapine. Cependant, l'expérience chez la femme étant limitée, l'olanzapine ne doit
être administrée pendant la grossesse que si les bénéfices potentiels justifient les risques foetaux
potentiels.

De très rares cas de tremblements, hypertonie, léthargie et somnolence ont été spontanément rapportés
chez des nouveau-nés de mères traitées par l'olanzapine durant le 3ème trimestre de grossesse.

Dans une étude chez des femmes volontaires qui allaitaient, l'olanzapine a été retrouvée dans le lait
maternel. L'exposition moyenne des nouveau-nés à l'état d'équilibre (en mg/kg) a été estimée à
environ 1,8 % de la dose d'olanzapine reçue par la mère (en mg/kg). L'allaitement maternel est donc
déconseillé aux patientes en cours de traitement par olanzapine.

4.7 Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés. En
raison du risque de somnolence et de vertiges, les patients doivent être avertis sur ce risque lors de
l'utilisation de machines, y compris la conduite de véhicules à moteur.


4.8 Effets
indésirables

Adultes
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés ( 1 % des patients) au cours des essais
cliniques ont été : somnolence, prise de poids, éosinophilie, augmentation des taux de prolactine, de
cholestérol, de la glycémie et de la triglycéridémie (voir rubrique 4.4), glucosurie, augmentation de
l'appétit, sensation vertigineuse, akathisie, parkinsonisme (voir rubrique 4.4), dyskinésie, hypotension
orthostatique, effets anticholinergiques, élévations transitoires asymptomatiques des enzymes
hépatiques (voir rubrique 4.4), rash, asthénie, fatigue et oedème.

La liste des effets indésirables présentés dans le tableau suivant a été établie à partir du recueil des
évènements indésirables et des examens de laboratoire issus de la notification spontanée et des essais
cliniques.

Au sein de chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité
décroissante.
Les catégories de fréquence sont définies ainsi: Très fréquent ( 10 %), fréquent ( 1 %, < 10 %), peu
fréquent ( 0,1 %, < 1 %), rare ( 0,01 %, < 0,1 %), très rare (< 0,01 %), fréquence indéterminée (ne
peut être estimée sur la base des données disponibles).

Très fréquent
Fréquent
Peu fréquent
Fréquence indéterminée
Affections hématologiques et du système lymphatique

Eosinophilie Leucopénie Thrombocytopénie
Neutropénie
Affections du système immunitaire


Réaction
allergique
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Prise de poids 1
Augmentation de la
Survenue
ou
exacerbation
cholestérolémie2,3
d'un diabète, associée
Augmentation de la
parfois à une acidocétose
glycémie 4
ou un coma, avec une
Augmentation de la
issue fatale pour certains
triglycéridémie 2,5
cas (voir rubrique 4.4)
Glucosurie
Hypothermie
Augmentation de
l'appétit
Affections du système nerveux
Somnolence Vertiges

Convulsions avec, dans la
Akathisie 6
plupart des cas, des
Parkinsonisme 6
antécédents de
Dyskinésie 6
convulsions ou bien des
facteurs de risque de
convulsions rapportés.
Syndrome Malin des
Neuroleptiques (voir
rubrique 4.4)
Dystonie (incluant des
crises oculogyres)
Dyskinésie tardive
Symptômes à l'arrêt du
traitement. 7
Affections cardiaques


Bradycardie
Tachycardie/fibrillation
Allongement du QTc
ventriculaire
(voir rubrique 4.4)
Mort subite (voir
rubrique 4.4)
Affections vasculaires
Hypotension
Atteinte
thrombo-
orthostatique
embolique (comprenant
embolie pulmonaire et
thrombose veineuse
profonde)
Affections gastro-intestinales

Effets anticholinergiques Pancréatite
légers et transitoires tels
que constipation et
bouche sèche
Affections hépatobiliaires

Elévations transitoires et

Hépatite (comprenant des
asymptomatiques des
atteintes hépatiques
enzymes hépatiques
cytolytiques,
(ASAT, ALAT),
cholestatiques ou mixtes)
particulièrement en début
de traitement (voir
rubrique 4.4).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Rash
Réaction
de

photosensibilité
Alopécie
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Rhabdomyolyse
Affections du rein et des voies urinaires
Incontinence
urinaire
Dysurie
Affections des organes de reproduction et du sein
Priapisme
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Asthénie


Fatigue
Oedème
Investigations
Augmentation de la

Elévation de la créatine Augmentation des
prolactinémie 8
phosphokinase
phosphatases alcalines
Augmentation de la
bilirubine totale

1Une prise de poids cliniquement significative a été observée dans toutes les catégories d'Indice de
Masse Corporelle (IMC) de départ. Après un traitement de courte durée (durée médiane de 47 jours),
une augmentation de poids supérieure ou égale à 7 % par rapport au poids initial a été très fréquente
(22 %), une augmentation de poids supérieure ou égale à 15 % par rapport au poids initial a été
fréquente (4,2 %) et une augmentation de poids supérieure ou égale à 25 % par rapport au poids initial
a été peu fréquente (0,8 %). Une augmentation de poids supérieure ou égale à 7 %, à 15 % et à 25 %
par rapport au poids initial a été très fréquente (64,4 %, 31,7 % et 12,3 % respectivement) lors d'une
utilisation prolongée (au moins 48 semaines).

2Les augmentations moyennes des taux lipidiques à jeun (cholestérol total, cholestérol LDL et
triglycérides) ont été plus élevées chez les patients sans signes de trouble des lipides au début du
traitement.

3Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 5.17mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 6.2mmol/l). Une augmentation des taux de cholestérol total à jeun ayant une valeur limite au
début du traitement ( 5.17 - < 6.2mmol/l) à des valeurs élevées ( 6.2mmol/l) a été très fréquente.


4Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 5.56mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 7mmol/l). Une augmentation des taux de glucose à jeun ayant une valeur limite au début du
traitement ( 5.56 - < 7mmol/l) à des valeurs élevées ( 7mmol/l) a été très fréquente.

5Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 1.69mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 2.26mmol/l). Une augmentation des taux de triglycérides à jeun ayant une valeur limite au
début du traitement ( 1.69 - < 2.26mmol/l) à des valeurs élevées ( 2.26mmol/l) a été très fréquente.

6Au cours d'essais cliniques, l'incidence des troubles parkinsoniens et des dystonies dans le groupe
olanzapine était numériquement supérieure à celle du groupe placebo (pas de différence statistique
significative). Les patients traités par l'olanzapine ont présenté une plus faible incidence de troubles
parkinsoniens, d'akathisie et de dystonie que les patients traités par l'halopéridol à des posologies
comparables. En l'absence d'information précise concernant les antécédents de mouvements
anormaux extrapyramidaux de survenue aiguë ou tardive, on ne peut conclure à ce jour que
l'olanzapine entraîne moins de dyskinésies tardives et/ou de syndromes extrapyramidaux tardifs.

7Des symptômes aigus tels sueurs, insomnie, tremblement, anxiété, nausée et vomissement ont été
rapportés lors de l'arrêt brutal du traitement par olanzapine.

8Dans des études cliniques allant jusqu'à 12 semaines, une prolactinémie dépassant la limite
supérieure de la normale a été observée chez environ 30 % des patients traités avec l'olanzapine et
ayant un taux de prolactine normal au début du traitement. Chez la majorité de ces patients, les
augmentations étaient généralement légères et sont restées inférieures à deux fois la limite supérieure
de la normale. Chez les patients souffrant de schizophrénie, les taux de prolactine moyens ont diminué
sans interruption du traitement, alors que des augmentations moyennes ont été observées chez les
patients avec d'autres diagnostiques. Les variations moyennes étaient modérées. Généralement, chez
les patients traités avec l'olanzapine, les répercussions cliniques potentiellement associées au niveau
mammaire et sur les cycles menstruels (par exemple, aménorrhée, tension mammaire, galactorrhée
chez les femmes et gynécomastie/tension mammaire chez les hommes) ont été peu fréquentes. Des
réactions indésirables potentiellement associées à la fonction sexuelle (par exemple, dysfonction
érectile chez les hommes et diminution de la libido chez les femmes et les hommes) ont été
fréquemment observées.

Utilisation prolongée (au moins 48 semaines)
La proportion de patients ayant présenté des modifications indésirables cliniquement significatives du
poids (augmentation), du glucose, du cholestérol total/HDL/LDL ou des triglycérides a augmenté au
cours du temps. Chez les patients adultes qui ont suivi 9-12 mois de traitement, le taux d'augmentation
de la glycémie sanguine moyenne a diminué après 6 mois environ.

Information complémentaire concernant des populations particulières
Au cours d'essais cliniques chez des patients âgés déments, le traitement par olanzapine a été associé à
une incidence supérieure de décès et d'événements indésirables vasculaires cérébraux par rapport au
placebo (voir rubrique 4.4). Une démarche anormale et des chutes ont été des événements indésirables
très fréquemment rapportés avec olanzapine. Des pneumopathies, une augmentation de la température
corporelle, une léthargie, un érythème, des hallucinations visuelles et des incontinences urinaires ont
été fréquemment observés.
Au cours d'essais cliniques menés chez des patients parkinsoniens souffrant de psychoses
médicamenteuses (agonistes dopaminergiques), une aggravation de la symptomatologie
parkinsonienne et des hallucinations ont été très fréquemment rapportées et ce, de façon plus
fréquente, qu'avec le placebo.

Au cours d'un essai clinique mené chez des patients présentant un épisode maniaque dans le cadre de
troubles bipolaires, lors de la prise concomitante de valproate la fréquence des neutropénies a été de
4,1 %; un facteur contributif potentiel pourrait être des taux plasmatiques élevés de valproate. Une
augmentation supérieure à 10 % des cas de tremblements, bouche sèche, augmentation de l'appétit et
prise de poids a été observée lors de l'association de l'olanzapine au lithium ou au valproate. Des
troubles de l'élocution ont également été fréquemment rapportés. Lors de l'association de l'olanzapine
au lithium ou au valproate une augmentation supérieure ou égale à 7 % du poids initial est survenue
chez 17,4 % des patients pendant la phase aiguë du traitement (jusqu'à 6 semaines). Lors du traitement
au long cours par l'olanzapine (jusqu'à 12 mois) dans la prévention des récidives chez les patients
présentant un trouble bipolaire, une augmentation de poids supérieure ou égale à 7 % par rapport au
poids initial a été rapportée chez 39,9 % des patients.

Enfants et adolescents
L'olanzapine n'est pas indiquée chez les enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans. Bien
qu'aucune étude clinique comparant les adolescents aux adultes n'ait été réalisée, les données issues
des études réalisées chez l'adolescent ont été comparées à celles issues des essais chez l'adulte.

Le tableau suivant résume les effets indésirables rapportés avec une fréquence plus importante chez
les patients adolescents (âgés de 13 à 17 ans) que chez les patients adultes ou les effets indésirables
uniquement observés lors des essais cliniques de courte durée réalisés chez les patients adolescents.
Une prise de poids cliniquement significative ( 7 %) surviendrait plus fréquemment chez les
adolescents comparés à des patients adultes avec une exposition comparable. L'amplitude de la prise
de poids et la proportion des patients adolescents qui ont eu une augmentation du poids cliniquement
significative ont été plus importantes lors d'une exposition prolongée (au moins 24 semaines) que lors
d'une exposition de courte durée.

Au sein de chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité
décroissante.
Les catégories de fréquence sont définies ainsi: Très fréquent ( 10 %), fréquent ( 1 %, < 10 %).

Troubles du métabolisme et de la nutrition
Très fréquent: Prise de poids 9, augmentation de la triglycéridémie10, augmentation de l'appétit.
Fréquent: Augmentation de la cholestérolémie 11
Affections du système nerveux
Très fréquent: Sédation (dont hypersomnie, léthargie, somnolence)
Affections gastro-intestinales
Fréquent: Bouche sèche
Affections hépatobiliaires
Très fréquent: Elévations des enzymes hépatiques (ASAT, ALAT ; voir rubrique 4.4).
Investigations
Très fréquent: Diminution de la bilirubine totale, augmentation de la Gamma Globuline Transférase,
augmentation de la prolactinémie 12.

9Après un traitement de courte durée (durée médiane de 22 jours), une augmentation de poids
supérieure ou égale à 7 % par rapport au poids initial (kg) a été très fréquente (40,6 %), une
augmentation de poids supérieure ou égale à 15 % par rapport au poids initial a été fréquente (7,1 %)
et une augmentation de poids supérieure ou égale à 25 % par rapport au poids initial a été fréquente
(2,5 %). Lors d'une exposition prolongée (au moins 24 semaines), 89,4 % des patients ont eu une
augmentation du poids supérieure ou égale à 7 %, 55,3 % ont eu une augmentation de poids supérieure
ou égale à 15 % et 29,1 % ont eu une augmentation de poids supérieure ou égale à 25 % par rapport à
leur poids initial.

10Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 1.016 mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 1.467 mmol/l) et des modifications des taux de triglycérides à jeun ayant une valeur limite au
début du traitement ( 1.016 - < 1.467 mmol/l) devenant élevée ( 1.467 mmol/l).

11Des modifications des taux de cholestérol total à jeun ayant une valeur normale au début du
traitement (< 4.39 mmol/l) devenant élevée ( 5.17 mmol/l) a été fréquente. Des modifications des
taux de cholestérol total à jeun ayant une valeur limite au début du traitement ( 4.39 - < 5.17 mmol/l)
devenant élevée ( 5.17 mmol/l) ont été très fréquentes.

12Augmentation de la prolactinémie rapportée chez 47,4 % des patients adolescents.


4.9 Surdosage

Signes et symptômes

En cas de surdosage, les symptômes très fréquemment observés (incidence >10 %) sont : tachycardie,
agitation/agressivité, dysarthrie, symptômes extrapyramidaux divers et diminution du niveau de
conscience allant de la sédation au coma.

Les autres effets cliniquement significatifs du surdosage sont : délire, convulsions, coma, éventuel
syndrome malin des neuroleptiques, insuffisance respiratoire, fausse route, hypertension ou
hypotension, arythmies cardiaques (moins de 2 % des cas de surdosage) et arrêt cardio-respiratoire.
Des évolutions fatales ont été rapportées pour des surdosages aigus à une dose aussi basse que 450 mg
mais une évolution favorable a également été rapportée à la suite d'un surdosage par environ 2 g
d'olanzapine orale.

Traitement du surdosage

Il n'y a pas d'antidote spécifique de l'olanzapine. Il n'est pas recommandé de provoquer des
vomissements. La prise en charge standard d'un surdosage peut être utilisée (lavage gastrique,
administration de charbon activé). L'administration concomitante de charbon activé réduit la
biodisponibilité orale de l'olanzapine de 50 à 60 %.

Un traitement symptomatique et une surveillance des fonctions vitales doivent être mis en oeuvre selon
l'état clinique, y compris un traitement de l'hypotension et du collapsus circulatoire et une assistance
respiratoire. Ne pas utiliser l'adrénaline, la dopamine ou un autre bêta-sympathomimétique car la
stimulation des récepteurs bêta adrénergiques peut aggraver l'hypotension. Un monitoring
cardiovasculaire est nécessaire pour déceler d'éventuelles arythmies. Une surveillance médicale étroite
et le monitoring doivent être poursuivis jusqu'à la guérison du patient.


5. PROPRIETES
PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés

pharmacodynamiques

Groupe pharmacothérapeutique: diazépines, oxazépines et thiazépines, ATC code N05A H03.

L'olanzapine est un agent antipsychotique, un traitement antimaniaque et thymorégulateur avec un
large profil pharmacologique sur un certain nombre de récepteurs.

Dans les études précliniques, l'olanzapine a montré une affinité pour certains récepteurs (Ki <
100 nM) tels que les récepteurs sérotoninergiques 5-HT2A/2C, 5-HT3, 5-HT6, dopaminergiques D1, D2,
D3, D4, D5, muscariniques cholinergiques M1-M5, 1 adrénergiques et histaminiques H1. Des études de
comportement chez l'animal ont montré un antagonisme des systèmes 5-HT, dopaminergiques et
cholinergiques, ce qui confirme le profil de liaison aux récepteurs. Il a été démontré dans des études in
vitro
que l'olanzapine avait une plus grande affinité pour les récepteurs sérotoninergiques 5-HT2 que
pour les récepteurs dopaminergiques D2, et une plus grande activité in vivo sur les modèles 5-HT2 par
rapport aux modèles D2. Il a été démontré par des études électrophysiologiques que l'olanzapine réduit
de façon sélective la transmission au niveau des neurones dopaminergiques du système mésolimbique
(A10) alors que l'effet observé sur le système striatal (A9) impliqué dans l'activité motrice est limité.
L'olanzapine réduit la réponse d'évitement conditionné, test qui peut indiquer une activité
antipsychotique, à des doses inférieures à celles responsables d'induction de catalepsie, effet qui peut
indiquer la survenue d'effets indésirables moteurs. Contrairement à d'autres agents antipsychotiques,
l'olanzapine augmente la réponse à un test d'"anxiolyse".

Dans une étude de tomographie par émission de positron (PET) chez le volontaire sain utilisant une
dose orale unique (10 mg), l'olanzapine a entraîné une occupation des récepteurs 5-HT2A supérieure à
celle des récepteurs D2. De plus, une étude d'imagerie en tomographie par émission monophotonique
(SPECT) chez des patients schizophrènes a mis en évidence une occupation du système striatal D2
plus faible chez les patients répondant à l'olanzapine que chez les patients répondant à d'autres
antipsychotiques et à la risperidone, et comparable à celle observée chez des patients répondant à la
clozapine.

Dans les deux études versus placebo et dans deux études sur trois réalisées versus produits de
référence chez 2900 patients schizophrènes présentant à la fois une symptomatologie positive et
négative, l'olanzapine a été associée à une amélioration de la symptomatologie positive et négative
statistiquement plus importante que celles observées sous placebo ou sous produits de référence.

Dans un essai international comparatif en double aveugle ayant inclus 1481 patients présentant des
troubles schizophréniques ou schizoaffectifs ou apparentés, associés à des symptômes dépressifs
d'intensités variables (score initial à l'échelle de dépression de Montgomery et Asberg de 16,6), une
analyse prospective dont un critère secondaire de jugement était l'évolution de la symptomatologie
dépressive avant - après traitement a mis en évidence une amélioration statistiquement plus importante
(p = 0,001) dans le groupe de traitement olanzapine (- 6.0) que dans le groupe de traitement
halopéridol (-3,1).

Chez les patients présentant un épisode maniaque ou mixte dans le cadre de troubles bipolaires,
l'olanzapine a montré une efficacité supérieure à celle du placebo et du valproate monosodique sur la
réduction des symptômes maniaques sur 3 semaines. L'olanzapine a également montré des résultats
d'efficacité comparables à l'halopéridol en terme de proportion de patients en rémission des
symptômes maniaques et dépressifs à 6 et 12 semaines. Dans une étude chez des patients traités par le
lithium ou le valproate depuis au moins deux semaines, l'introduction de 10 mg d'olanzapine (en
association avec le lithium ou le valproate), a entraîné après 6 semaines, une réduction des symptômes
maniaques supérieure à celle observée chez les patients traités par le lithium ou le valproate en
monothérapie.

Dans le cadre de l'évaluation de la prévention des récidives dans le trouble bipolaire, une étude
randomisée versus placebo évaluant l'efficacité d'un traitement de 12 mois par olanzapine, a été
menée chez des patients ayant atteint la rémission d'un épisode maniaque après un traitement par
olanzapine. Une différence significative en faveur du groupe olanzapine par rapport au groupe placebo
a été observée pour le critère principal d'évaluation de la récidive dans le trouble bipolaire. Pour les
critères d'évaluation d'une récidive maniaque et d'une récidive dépressive une différence significative
en faveur du groupe olanzapine par rapport au groupe placebo a également été observée.

Une deuxième étude randomisée évaluant la non infériorité à 12 mois de l'olanzapine versus le lithium
dans la prévention des récidives, chez des patients ayant atteint la rémission d'un épisode maniaque,
après un traitement associant l'olanzapine avec le lithium, a été menée. L'olanzapine s'est montrée
statistiquement non-inférieure au lithium sur le taux de récidive, critère principal de l'étude
(olanzapine 30,0 %, lithium 38,3 %; p=0,055).

Dans une étude comparative à 18 mois chez des patients présentant un épisode maniaque ou mixte
stabilisés après un traitement associant l'olanzapine avec un thymorégulateur (lithium ou valproate), le
groupe associant l'olanzapine avec un thymorégulateur (lithium ou valproate) ne présentait pas une
supériorité statistiquement significative par rapport au groupe traité par un thymorégulateur (lithium
ou valproate) seul dans le délai de survenue d'une récidive syndromique.

Population pédiatrique
Les données disponibles chez les adolescents (âgés de 13 à 17 ans) sont limitées à des données
d'efficacité à court terme dans la schizophrénie (6 semaines) et la manie associée à des troubles
bipolaires de type I (3 semaines), impliquant moins de 200 adolescents. L'olanzapine a été utilisée à
une dose flexible démarrant à 2,5 mg et allant jusqu'à 20 mg par jour. Durant le traitement par
l'olanzapine, les adolescents ont pris de manière significative plus de poids comparativement aux
adultes. L'ampleur des modifications des taux à jeun de cholestérol total, de triglycérides, de
cholestérol LDL et de prolactine (voir rubriques 4.4 et 4.8) était plus importante chez les adolescents

que chez les adultes. Il n'y a pas de données sur le traitement de maintien et les données sur la sécurité
au long terme sont limitées (voir rubriques 4.4 et 4.8).

5.2 Propriétés
pharmacocinétiques

L'olanzapine est bien absorbée après administration orale, les concentrations plasmatiques maximales
étant atteintes dans un délai de 5 à 8 heures. L'absorption n'est pas influencée par la présence
d'aliments. La biodisponibilité orale absolue par rapport à l'administration intraveineuse n'a pas été
déterminée.

L'olanzapine est métabolisée dans le foie par conjugaison et oxydation. Le principal métabolite
circulant est le 10-N-glucuronide; il ne franchit pas la barrière hémato-encéphalique. Les cytochromes
P450-CYP1A2 et P450-CYP2D6 entraînent la formation du métabolite N-desmethyl et du métabolite
2-hydroxymethyl. Ces deux métabolites ont montré une activité pharmacologique in vivo
significativement plus faible que l'olanzapine dans les études animales. L'activité pharmacologique
principale est due à la molécule mère, l'olanzapine. Après administration orale, la demi-vie moyenne
d'élimination terminale de l'olanzapine chez le sujet sain varie selon l'âge et le sexe.

Chez le sujet sain âgé (65 ans et plus), par rapport au sujet sain jeune, la demi-vie moyenne
d'élimination de l'olanzapine est prolongée (51,8 versus 33,8 heures) et la clairance est réduite (17,5
vs 18,2 L/heure). La variabilité pharmacocinétique chez le sujet âgé est comparable à celle observée
chez le sujet jeune. Chez 44 patients schizophrènes et âgés de plus de 65 ans, des doses de 5 à 20 mg
par jour n'ont pas été associées à un profil d'effets indésirables particulier.

Chez la femme, par rapport à l'homme, la demi-vie d'élimination moyenne est légèrement prolongée
(36,7 vs 32,3 heures) et la clairance est réduite (18,9 vs 27,3 L/heure). Cependant l'olanzapine (5-20
mg) a montré un profil de sécurité comparable chez la femme (n=467) et chez l'homme (n=869).

Chez les patients atteints d'insuffisance rénale (clairance de la créatinine < 10 mL/min), par rapport
aux sujets sains, ni la demi-vie d'élimination moyenne (37,7 vs 32,4 heures), ni la clairance (21,2 vs
25,0 L/heure) ne sont significativement différentes. Toutefois, des études du bilan de masse ont
montré qu'environ 57 % d'une dose d'olanzapine marquée par un isotope radioactif ont été excrétés
dans les urines, principalement sous forme de métabolites.

Chez les sujets fumeurs avec une insuffisance hépatique modérée, la demi-vie d'élimination moyenne
est prolongée (39,3 heures) et la clairance (18,0 l/heure) est réduite de la même façon que chez les
sujets sains (respectivement 48,8 heures et 14,1 l/heure).

Chez les non fumeurs, par rapport aux fumeurs (hommes et femmes), la demi-vie d'élimination est
prolongée (38,6 vs 30,4 heures) et la clairance est réduite (18.6 vs 27.7 l/heure).

La clairance plasmatique de l'olanzapine est plus faible chez les sujets âgés que chez les sujets jeunes,
chez les femmes que chez les hommes, et chez les non fumeurs que chez les fumeurs. Toutefois,
l'impact de l'âge, du sexe ou du tabagisme sur la clairance et la demi-vie de l'olanzapine est faible par
rapport à la variabilité globale interindividuelle.

Une étude comprenant des sujets caucasiens, japonais et chinois, n'a montré aucune différence dans
les paramètres pharmacocinétiques entre les trois populations.

Le taux de fixation de l'olanzapine aux protéines plasmatiques est d'environ 93 %, pour une
fourchette de concentration allant d'environ 7 à 1000 ng/ml. L'olanzapine se lie essentiellement à
l'albumine et à l'1-glycoprotéine acide.

Population pédiatrique
Adolescents (âgés de 13 à 17 ans): les paramètres pharmacocinétiques de l'olanzapine sont similaires
entre les adolescents et les adultes. Dans des études cliniques, la moyenne d'exposition à l'olanzapine
était approximativement supérieure de 27 % chez les adolescents. Les différences démographiques
entre les adolescents et les adultes concernent un poids corporel moyen inférieur et un nombre moins
important de fumeurs chez les adolescents. De tels facteurs pourraient contribuer à l'observation de la
moyenne d'exposition plus élevée chez les adolescents.

5.3 Données de sécurité préclinique

Toxicité aiguë (dose unique)

Les signes de toxicité après administration orale chez les rongeurs sont caractéristiques des
neuroleptiques puissants : hypoactivité, coma, tremblements, convulsions cloniques, hypersalivation,
et diminution de la prise de poids. Les doses médianes létales étaient d'environ 210 mg/kg (souris) et
175 mg/kg (rats). Les chiens ont toléré des doses orales uniques allant jusqu'à 100 mg/kg sans
décéder. Les signes cliniques observés ont été les suivants : sédation, ataxie, tremblements et
accélération de la fréquence cardiaque, respiration difficile, myosis et anorexie. Chez le singe, des
doses orales uniques allant jusqu'à 100 mg/kg ont entraîné une prostration, et à des doses supérieures,
un état de semi-inconscience.

Toxicité à doses répétées

Dans des études d'une durée allant jusqu'à 3 mois chez la souris et jusqu'à 1 an chez le rat et le chien,
les effets essentiels ont été une dépression du SNC, des effets anticholinergiques et des troubles
hématologiques périphériques. Une tolérance est apparue pour la dépression du SNC. Les paramètres
de croissance ont été diminués aux fortes doses. Les effets réversibles liés à l'augmentation de la
prolactinémie chez la rate comprenaient une diminution du poids des ovaires et de l'utérus, des
modifications morphologiques de l'épithélium vaginal et de la glande mammaire.

Toxicité hématologique : Des effets hématologiques ont été observés dans chacune des espèces, y
compris des diminutions dose-dépendantes du nombre des leucocytes circulants chez la souris et une
diminution non spécifique des leucocytes circulants chez le rat ; cependant, aucun signe de
cytotoxicité médullaire n'a été mis en évidence. Une neutropénie réversible, une thrombocytopénie
périphérique ou une anémie sont survenues chez quelques chiens traités par 8 ou 10 mg/kg/j
(l'exposition totale à l'olanzapine [ASC] étant 12 à 15 fois plus élevée que celle d'un homme ayant
reçu une dose de 12 mg). Chez des chiens cytopéniques, aucun effet indésirable sur les cellules
souches ou prolifératives de la moelle osseuse n'a été observé.

Toxicité de la reproduction

L'olanzapine n'a montré aucun effet tératogène. La sédation a eu un effet sur la capacité
d'accouplement des rats mâles. Les cycles oestraux ont été affectés aux doses de 1,1 mg/kg (soit 3 fois
la posologie maximale chez l'homme) et les paramètres de reproduction ont été influencés chez les rats
ayant reçu des doses de 3 mg/kg (9 fois la posologie maximale chez l'homme). Dans les portées de rats
ayant reçu de l'olanzapine, un retard du développement foetal et une diminution transitoire du taux
d'activité des petits ont été observés.

Mutagénicité

L'olanzapine n'a montré aucun effet mutagène ni clastogène, lors d'une série complète de tests
standard, tels que tests de mutation bactérienne, et tests in vitro et in vivo sur mammifères.

Carcinogénicité

D'après les résultats des études chez la souris et le rat, il a été conclu que l'olanzapine n'est pas
carcinogène.


6. DONNEES
PHARMACEUTIQUES


6.1 Liste
des
excipients

Noyau du comprimé
Lactose monohydraté
Hyprolose
Crospovidone
Cellulose microcristalline
Stéarate de magnésium

Enrobage du comprimé
Hypromellose
Mélange de couleur blanche (hypromellose, dioxyde de titane E171, macrogol, polysorbate 80)
Cire Carnauba
Encre bleue indélébile (shellac, macrogol, propylene glycol, indigotine E132)

6.2 Incompatibilités

Sans objet

6.3 Durée de conservation

2 ans.

6.4 Précautions particulières de conservation

A conserver dans l'emballage extérieur d'origine, à l'abri de la lumière et de l'humidité.

6.5 Nature et contenu de l'emballage extérieur

Plaquettes thermoformées d'aluminium dans des étuis de 28,35, 56 ou 70 comprimés par boîte.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6 Précautions particulières d'élimination

Pas d'exigences particulières.


7.

TITULAIRE DE L'AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

Eli Lilly Nederland BV, Grootslag 1-5, NL-3991 RA Houten, Pays Bas.


8.

NUMEROS D'AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

EU/1/96/022/002 - ZYPREXA - 2,5 mg - comprimés enrobés - 28 comprimés par boîte.
EU/1/96/022/019 - ZYPREXA - 2,5 mg - comprimés enrobés - 56 comprimés par boîte.
EU/1/96/022/023 - ZYPREXA - 2,5 mg - comprimés enrobés - 35 comprimés par boîte.
EU/1/96/022/029 - ZYPREXA - 2,5 mg - comprimés enrobés - 70 comprimés par boîte.


9. DATE DE LA PREMIERE AUTORISATION / DE RENOUVELLEMENT DE
L'AUTORISATION

Date de la première autorisation : 27 septembre 1996
Date du dernier renouvellement: 27 septembre 2006


10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE


1.
DENOMINATION DU MEDICAMENT

ZYPREXA 5 mg comprimés enrobés.


2.
COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chaque comprimé enrobé contient 5 mg d'olanzapine.

Excipient : Chaque comprimé enrobé contient 156 mg de lactose monohydraté.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.


3. FORME

PHARMACEUTIQUE

Comprimés enrobés

Comprimés enrobés ronds et blancs, sur lesquels sont imprimés "LILLY" ainsi qu'un code
d'identification numérique "4115".


4. DONNEES
CLINIQUES

4.1 Indications
thérapeutiques

Adultes

L'olanzapine est indiquée dans le traitement de la schizophrénie.

Chez les patients ayant initialement répondu au traitement, l'olanzapine a démontré son efficacité à
maintenir cette amélioration clinique au long cours.

L'olanzapine est indiquée dans le traitement des épisodes maniaques modérés à sévères.

L'olanzapine est indiquée dans la prévention des récidives chez les patients présentant un trouble
bipolaire, ayant déjà répondu au traitement par l'olanzapine lors d'un épisode maniaque (voir rubrique
5.1).

4.2 Posologie et mode d'administration

Adultes
Schizophrénie : La dose initiale recommandée de l'olanzapine est de 10 mg par jour.

Episode maniaque : la dose initiale est de 15 mg par jour en une seule prise en monothérapie ou 10 mg
par jour en association (voir rubrique 5.1).

Prévention des récidives dans le cadre d'un trouble bipolaire : La dose initiale recommandée est de
10 mg/jour. Chez les patients traités par l'olanzapine lors d'un épisode maniaque, pour la prévention
des récidives, le traitement sera maintenu à la même dose. Si un nouvel épisode (maniaque, mixte ou
dépressif) survient, le traitement par l'olanzapine doit être poursuivi (à la posologie optimale). Selon
l'expression clinique de l'épisode, un traitement de la symptomatologie thymique sera associé.

Dans toutes les indications, la posologie journalière de l'olanzapine peut être adaptée en fonction de
l'état clinique du patient entre 5 et 20 mg par jour. Une augmentation à des doses plus importantes que
la dose initiale recommandée n'est conseillée qu'après une réévaluation clinique appropriée et ne doit
généralement être envisagée qu'à intervalles de 24 heures minimum. L'olanzapine peut être
administrée pendant ou en dehors des repas, la prise de nourriture n'ayant pas d'incidence sur
l'absorption. Il convient de diminuer progressivement les doses lors de l'arrêt de l'olanzapine.

Enfants et adolescents
L'utilisation de l'olanzapine chez les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans n'est pas
recommandée du fait du manque de données sur la sécurité d'emploi et l'efficacité. Une prise de
poids, des anomalies lipidiques et des taux de prolactine ont été rapportées selon une ampleur plus
élevée dans les études à court terme chez les patients adolescents comparativement aux études chez les
patients adultes (voir rubriques 4.4, 4.8, 5.1 et 5.2).

Patients âgés
Une dose initiale plus faible (5 mg par jour) n'est pas indiquée de façon systématique mais doit être
envisagée chez les patients âgés de 65 ans et plus lorsque des facteurs cliniques le justifient (voir
rubrique 4.4).

Insuffisants rénaux et/ou hépatiques
Une dose initiale plus faible (5 mg par jour) doit être envisagée pour ces patients. En cas
d'insuffisance hépatique modérée (cirrhose, Child-Pugh de classe A ou B), la dose initiale devra être
de 5 mg et sera augmentée avec précaution.

Sexe
La dose initiale et l'intervalle de doses ne nécessitent pas d'adaptation chez la femme par rapport à
l'homme.

Fumeurs
La dose initiale et l'intervalle de doses ne nécessitent pas d'adaptation chez les non fumeurs par
rapport aux fumeurs.

L'existence de plus d'un facteur pouvant ralentir le métabolisme (sexe féminin, sujet âgé, non fumeur)
peut justifier une réduction de la dose initiale. Lorsqu'elle est indiquée, l'augmentation posologique
sera faite avec précaution chez ces patients.

(Voir rubriques 4.5 et 5.2).

4.3 Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients.
Patients présentant un risque connu de glaucome à angle fermé.

4.4 Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Lors d'un traitement antipsychotique, l'amélioration clinique du patient peut nécessiter plusieurs jours
voire plusieurs semaines. Les patients doivent être étroitement surveillés pendant cette période.

Démence accompagnée de troubles psychotiques et/ou troubles du comportement
L'olanzapine n'est pas indiquée dans le traitement de la démence accompagnée de troubles
psychotiques et/ou troubles du comportement et son utilisation chez ce groupe spécifique de patients
est déconseillée du fait d'une augmentation du risque de mortalité et d'accidents vasculaires
cérébraux. Au cours d'essais cliniques contrôlés versus placebo (durée de 6 à 12 semaines), réalisés
chez des patients âgés (âge moyen 78 ans) souffrant de démence accompagnée de troubles
psychotiques et/ou de troubles du comportement, l'incidence des décès dans le groupe olanzapine a été
deux fois plus importante que celle observée dans le groupe placebo (3.5 versus 1.5 %
respectivement). L'incidence plus élevée de décès n'a pas été corrélée à la dose d'olanzapine (dose
moyenne quotidienne de 4,4 mg) ou à la durée de traitement. Dans cette population de patients, un âge
supérieur à 65 ans, une dysphagie, une sédation, une malnutrition et une déshydratation, une
pathologie pulmonaire (telle qu'une pneumopathie avec ou sans inhalation) ou une utilisation
concomitante de benzodiazépines peuvent être des facteurs prédisposant à une augmentation du risque
de mortalité. Néanmoins, indépendamment de ces facteurs de risque, l'incidence de mortalité a été
supérieure dans le groupe olanzapine (comparativement au placebo).


Des événements indésirables vasculaires cérébraux (tels qu'accidents vasculaires cérébraux, accidents
ischémiques transitoires), dont certains à issue fatale, ont été rapportés dans ces mêmes essais
cliniques. Trois fois plus d'événements indésirables vasculaires cérébraux ont été rapportés dans le
groupe de patients traités par olanzapine comparativement au groupe de patients traités par placebo
(1,3 % versus 0,4 % respectivement). Tous les patients traités par olanzapine ou par placebo ayant
présenté un événement vasculaire cérébral, avaient des facteurs de risque préexistants. Un âge
supérieur à 75 ans et une démence de type vasculaire ou mixte ont été identifiés comme des facteurs
de risque d'événements indésirables vasculaires cérébraux dans le groupe olanzapine. L'efficacité de
l'olanzapine n'a pas été démontrée dans ces essais.

Maladie de Parkinson
L'administration de l'olanzapine à des patients parkinsoniens atteints de psychoses médicamenteuses
(agonistes dopaminergiques) est déconseillée. Au cours d'essais cliniques, une aggravation de la
symptomatologie parkinsonienne et des hallucinations ont été très fréquemment rapportées et de façon
plus fréquente qu'avec le placebo (voir rubrique 4.8) ; l'olanzapine n'était pas plus efficace que le
placebo dans le traitement des symptômes psychotiques. Dans ces essais, les patients devaient être
stabilisés en début d'étude avec la posologie minimale efficace du traitement anti-parkinsonien
(agoniste dopaminergique) et poursuivre le même traitement antiparkinsonien, au même dosage,
pendant toute l'étude. La posologie initiale de l'olanzapine était de 2,5 mg/jour puis pouvait être
ajustée par l'investigateur jusqu'à un maximum de 15 mg/jour.

Syndrome Malin des Neuroleptiques (SMN)
Le Syndrome Malin des Neuroleptiques (SMN) est un syndrome potentiellement mortel associé au
traitement antipsychotique. De rares cas rapportés comme Syndrome Malin des Neuroleptiques
(SMN) ont également été notifiés sous olanzapine. Les signes cliniques du SMN sont l'hyperthermie,
la rigidité musculaire, l'altération des facultés mentales, et des signes d'instabilité neuro-végétative
(instabilité du pouls et de la pression artérielle, tachycardie, hypersudation et troubles du rythme
cardiaque). Peuvent s'ajouter des signes tels qu'élévation des CPK, myoglobinurie (rhabdomyolyse) et
insuffisance rénale aiguë. Si un patient présente des signes ou des symptômes évoquant un SMN, ou
une hyperthermie inexpliquée non accompagnée d'autres signes de SMN, tous les médicaments
antipsychotiques y compris olanzapine doivent être arrêtés.

Hyperglycémie et diabète
De rares cas d'hyperglycémie et/ou de survenue ou exacerbation d'un diabète, associés parfois à une
acidocétose ou un coma, avec une issue fatale pour certains cas, ont été rapportés (voir rubrique 4.8).
Dans certains cas, une prise de poids antérieure, qui pourrait être un facteur prédisposant, a été
rapportée. Une surveillance clinique appropriée est souhaitable conformément aux recommandations
en vigueur sur les antipsychotiques. Les patients traités par antipsychotiques, incluant ZYPREXA,
doivent être surveillés afin de détecter les signes et symptômes d'une hyperglycémie (tels que
polydipsie, polyurie, polyphagie et faiblesse) et les patients ayant un diabète de type II ou des facteurs
de risque de diabète de type II doivent être suivis régulièrement pour surveiller la détérioration du
contrôle de la glycémie. Le poids doit être surveillé régulièrement.

Anomalies lipidiques
Des anomalies lipidiques ont été observées chez des patients traités par l'olanzapine au cours d'essais
cliniques versus placebo (voir rubrique 4.8). Les modifications lipidiques doivent être prises en charge
de façon appropriée au plan clinique, notamment chez les patients présentant des troubles lipidiques et
chez les patients ayant des facteurs de risque pouvant favoriser le développement de troubles
lipidiques. Le bilan lipidique des patients traités par antipsychotiques, incluant ZYPREXA, doit être
surveillé régulièrement conformément aux recommandations en vigueur sur les antipsychotiques.

Activité anticholinergique
Bien que l'olanzapine ait montré une activité anticholinergique in vitro, l'incidence des effets liés à
cette activité a été faible au cours des essais cliniques. Cependant, l'expérience clinique de
l'olanzapine étant limitée chez les patients ayant une pathologie associée, la prudence est
recommandée lors de sa prescription chez des patients présentant des symptômes d'hypertrophie
prostatique, d'iléus paralytique ou de toute autre pathologie en rapport avec le système cholinergique.

Fonction hépatique
Des élévations transitoires et asymptomatiques des transaminases (ALAT et ASAT) ont été
fréquemment observées notamment en début de traitement. La prudence s'impose chez les patients
présentant une élévation des ALAT et/ou des ASAT, chez les patients présentant des signes et des
symptômes évocateurs d'une atteinte hépatique, chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique
pré-traitement et chez les patients traités par des médicaments potentiellement hépatotoxiques. La
survenue d'une élévation des ALAT et/ou des ASAT en cours de traitement doit faire envisager un
suivi et éventuellement une réduction posologique. Dans les cas où une hépatite a été diagnostiquée
(comprenant des atteintes hépatiques cytolytiques, cholestatiques ou mixtes), le traitement par
olanzapine doit être arrêté.

Neutropénie
La prudence s'impose chez les patients dont le nombre de leucocytes et/ou de neutrophiles est faible
quelle qu'en soit la cause, chez les patients recevant des médicaments connus pour induire des
neutropénies, chez les patients ayant des antécédents de dépression médullaire ou de myélotoxicité
médicamenteuse, chez les patients atteints de dépression médullaire qu'elle soit en relation avec une
pathologie intercurrente, une radiothérapie ou une chimiothérapie et chez les patients atteints
d'hyperéosinophilie ou de syndromes myéloprolifératifs. Des neutropénies ont été fréquemment
rapportées lors de l'association concomitante de l'olanzapine et du valproate (voir rubrique 4.8).

Arrêt du traitement
Des symptômes aigus tels que sueurs, insomnie, tremblements, anxiété, nausées ou vomissements ont
été très rarement rapportés (<0.01 %) lors de l'arrêt brutal du traitement par olanzapine.

Intervalle QT
Au cours des essais cliniques, un allongement du QTc cliniquement significatif (QT corrigé selon la
formule de Fridericia [QTcF] 500 millisecondes [msec] à n'importe quel moment après l'inclusion
chez les patients ayant à l'inclusion un QTcF < 500 msec) a été rapporté de manière peu fréquente
(0,1 % à 1 %) chez les patients traités par olanzapine, sans différence significative par rapport au
placebo quant aux évènements cardiaques associés. Cependant, comme avec d'autres
antipsychotiques, la prudence est recommandée lors de la co-prescription avec des médicaments
connus pour allonger l'intervalle QTc notamment chez le sujet âgé ou chez des patients présentant un
syndrome de QT long congénital, une insuffisance cardiaque congestive, une hypertrophie cardiaque,
une hypokaliémie ou une hypomagnésiémie.

Atteintes thrombo-emboliques
Des atteintes thrombo-emboliques veineuses ont été très rarement rapportées avec l'olanzapine
(<0.01 %). Il n'a pas été établi de lien de causalité entre la survenue de ces atteintes et le traitement
par olanzapine. Cependant les patients schizophrènes présentant souvent des facteurs de risque
thrombo-embolique veineux, tout facteur de risque potentiel d'atteintes thrombo-emboliques
veineuses (telle l'immobilisation prolongée) doit être identifié et des mesures préventives mises en
oeuvre.

Activité générale sur le Système Nerveux Central
Compte-tenu des principaux effets de l'olanzapine sur le Système Nerveux Central, il faudra être
prudent lors de l'association avec des médicaments à action centrale et avec l'alcool. Du fait de son
activité antagoniste de la dopamine in vitro, l'olanzapine peut antagoniser les effets des agonistes
directs et indirects de la dopamine.

Convulsions

L'olanzapine doit être utilisée avec prudence chez les patients qui ont des antécédents de convulsions
ou qui sont placés dans des conditions susceptibles d'abaisser leur seuil convulsif. De rares cas de
convulsions ont été rapportés chez les patients traités par olanzapine. Dans la plupart de ces cas, il
existait soit des antécédents de convulsions soit des facteurs de risque de convulsions.


Dyskinésie tardive
Dans les études comparatives de durée inférieure ou égale à un an, la survenue des dyskinésies liées au
traitement a été significativement plus faible dans le groupe olanzapine. Cependant le risque de
survenue de dyskinésie tardive augmentant avec la durée de l'exposition, la réduction posologique
voire l'arrêt du traitement doivent être envisagés dès l'apparition de signes de dyskinésie tardive. Ces
symptômes peuvent provisoirement s'aggraver ou même survenir après l'arrêt du traitement.

Hypotension orthostatique
Une hypotension orthostatique a été rarement observée chez les sujets âgés lors des essais cliniques.
Comme avec d'autres antipsychotiques, il est recommandé de mesurer périodiquement la pression
artérielle des patients de plus de 65 ans.

Mort subite d'origine cardiaque
Depuis la commercialisation de l'olanzapine, des cas de mort subite d'origine cardiaque ont été
rapportés chez les patients traités avec l'olanzapine. Dans une étude observationnelle rétrospective, le
risque de mort subite présumée d'origine cardiaque chez les patients traités avec l'olanzapine a été
environ le double du risque existant chez les patients ne prenant pas d'antipsychotiques. Dans cette
étude, le risque avec l'olanzapine a été comparable au risque avec des antispychotiques atypiques
inclus dans une analyse groupée.

Utilisation chez les enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans
L'olanzapine n'est pas indiquée chez les enfants et les adolescents. Des études réalisées chez des
patients âgés de 13 à 17 ans ont montré divers événements indésirables, incluant prise de poids,
modification des paramètres métaboliques et élévations des taux sanguins de prolactine. Les effets à
long terme associés à ces évènements n'ont pas été étudiés et demeurent inconnus (voir rubriques 4.8
et 5.1).

Lactose
Les comprimés de ZYPREXA contiennent du lactose. Les patients présentant des problèmes
héréditaires rares d'intolérance au galactose, de déficit en lactase de Lapp ou de malabsorption du
galactose ne doivent pas prendre ce médicament.

4.5 Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Les études d'interaction ont été réalisées uniquement chez l'adulte.

Interactions potentielles ayant un effet sur l'olanzapine
L'olanzapine étant métabolisée par le cytochrome CYP1A2, les produits qui stimulent ou inhibent
spécifiquement cette isoenzyme peuvent modifier les paramètres pharmacocinétiques de l'olanzapine.

Induction du CYP1A2
Le métabolisme de l'olanzapine peut être stimulé par le tabagisme et la carbamazépine, ce qui peut
entraîner une diminution des concentrations plasmatiques de l'olanzapine. Seule une augmentation
légère à modérée de la clairance de l'olanzapine a été observée. Il est probable que les conséquences
cliniques soient limitées, mais une surveillance clinique est recommandée et une augmentation de la
posologie de l'olanzapine peut être envisagée, si nécessaire (voir rubrique 4.2).

Inhibition du CYP1A2
Il a été montré que la fluvoxamine, inhibiteur spécifique du CYP1A2, inhibe significativement le
métabolisme de l'olanzapine. La fluvoxamine entraîne une augmentation moyenne de la Cmax de
l'olanzapine de 54 % chez les femmes non-fumeuses et de 77 % chez les hommes fumeurs.
L'augmentation moyenne de l'ASC de l'olanzapine était respectivement de 52 % et de 108 %. Une
posologie initiale plus faible de l'olanzapine doit être envisagée chez les patients traités par la
fluvoxamine ou tout autre inhibiteur du CYP1A2 comme par exemple la ciprofloxacine. Une
diminution de la posologie de l'olanzapine doit être envisagée si un traitement par un inhibiteur du
CYP1A2 est instauré.

Diminution de la biodisponibilité
Le charbon activé diminue la biodisponibilité de l'olanzapine par voie orale de 50 à 60 % et doit être
pris au moins 2 heures avant ou après l'administration de l'olanzapine.

Avec la fluoxétine (inhibiteur du CYP2D6), des doses uniques d'anti-acides (aluminium, magnésium)
ou la cimétidine il n'a pas été retrouvé d'effet significatif sur les paramètres pharmacocinétiques de
l'olanzapine.

Effets potentiels de l'olanzapine sur les autres médicaments
L'olanzapine peut antagoniser les effets directs et indirects des agonistes dopaminergiques.

L'olanzapine n'inhibe pas les principales isoenzymes du CYP450 in vitro (c'est-à-dire 1A2, 2D6, 2C9,
2C19, 3A4). Par conséquent, aucune interaction particulière n'est attendue comme cela a pu être
vérifié lors d'études in vivo au cours desquelles aucune inhibition du métabolisme des produits actifs
suivants n'a été mise en évidence : antidépresseurs tricycliques (représentant principalement la voie du
CYP2D6), la warfarine (CYP2C9), la théophylline (CYP1A2), ou le diazépam (CYP3A4 et 2C19).

Aucune interaction n'a été mise en évidence lors de la prise concomitante de l'olanzapine et du lithium
ou du bipéridène.

Le suivi des taux plasmatiques du valproate n'a pas montré la nécessité d'adapter la posologie du
valproate après l'instauration d'un traitement par l'olanzapine.

Activité générale sur le Système Nerveux Central
La prudence est recommandée chez les patients qui consomment de l'alcool ou qui sont traités par des
médicaments dépresseurs du système nerveux central.

L'utilisation concomitante de l'olanzapine et de médicaments anti-parkinsonien chez les patients
atteints de la maladie de Parkinson et de démence est déconseillée (voir rubrique 4.4).

Intervalle QTc
La prudence s'impose si l'olanzapine est administrée de manière concomitante avec des médicaments
connus pour allonger l'intervalle QTc (voir rubrique 4.4).

4.6 Grossesse et allaitement

Aucune étude contrôlée spécifique n'a été réalisée chez la femme enceinte. Les patientes doivent être
averties de la nécessité d'informer leur médecin de toute grossesse ou désir de grossesse au cours du
traitement par l'olanzapine. Cependant, l'expérience chez la femme étant limitée, l'olanzapine ne doit
être administrée pendant la grossesse que si les bénéfices potentiels justifient les risques foetaux
potentiels.

De très rares cas de tremblements, hypertonie, léthargie et somnolence ont été spontanément rapportés
chez des nouveau-nés de mères traitées par l'olanzapine durant le 3ème trimestre de grossesse.

Dans une étude chez des femmes volontaires qui allaitaient, l'olanzapine a été retrouvée dans le lait
maternel. L'exposition moyenne des nouveau-nés à l'état d'équilibre (en mg/kg) a été estimée à
environ 1,8 % de la dose d'olanzapine reçue par la mère (en mg/kg). L'allaitement maternel est donc
déconseillé aux patientes en cours de traitement par olanzapine.

4.7 Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés. En
raison du risque de somnolence et de vertiges, les patients doivent être avertis sur ce risque lors de
l'utilisation de machines, y compris la conduite de véhicules à moteur.


4.8 Effets indésirables

Adultes
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés ( 1 % des patients) au cours des essais
cliniques ont été : somnolence, prise de poids, éosinophilie, augmentation des taux de prolactine, de
cholestérol, de la glycémie et de la triglycéridémie (voir rubrique 4.4), glucosurie, augmentation de
l'appétit, sensation vertigineuse, akathisie, parkinsonisme (voir rubrique 4.4), dyskinésie, hypotension
orthostatique, effets anticholinergiques, élévations transitoires asymptomatiques des enzymes
hépatiques (voir rubrique 4.4), rash, asthénie, fatigue et oedème.
La liste des effets indésirables présentés dans le tableau suivant a été établie à partir du recueil des
évènements indésirables et des examens de laboratoire issus de la notification spontanée et des essais
cliniques.

Au sein de chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité
décroissante.
Les catégories de fréquence sont définies ainsi: Très fréquent ( 10 %), fréquent ( 1 %, < 10 %), peu
fréquent ( 0,1 %, < 1 %), rare ( 0,01 %, < 0,1 %), très rare (< 0,01 %), fréquence indéterminée (ne
peut être estimée sur la base des données disponibles).

Très fréquent
Fréquent
Peu fréquent
Fréquence indéterminée
Affections hématologiques et du système lymphatique

Eosinophilie Leucopénie Thrombocytopénie
Neutropénie
Affections du système immunitaire


Réaction
allergique
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Prise de poids 1
Augmentation de la
Survenue
ou
exacerbation
cholestérolémie2,3
d'un diabète, associée
Augmentation de la
parfois à une acidocétose
glycémie 4
ou un coma, avec une
Augmentation de la
issue fatale pour certains
triglycéridémie 2,5
cas (voir rubrique 4.4)
Glucosurie
Hypothermie
Augmentation de
l'appétit
Affections du système nerveux
Somnolence Vertiges

Convulsions avec, dans la
Akathisie 6
plupart des cas, des
Parkinsonisme 6
antécédents de
Dyskinésie 6
convulsions ou bien des
facteurs de risque de
convulsions rapportés.
Syndrome Malin des
Neuroleptiques (voir
rubrique 4.4)
Dystonie (incluant des
crises oculogyres)
Dyskinésie tardive
Symptômes à l'arrêt du
traitement. 7
Affections cardiaques


Bradycardie
Tachycardie/fibrillation
Allongement du QTc
ventriculaire
(voir rubrique 4.4)
Mort subite (voir
rubrique 4.4)
Affections vasculaires
Hypotension
Atteinte
thrombo-
orthostatique embolique
(comprenant
embolie pulmonaire et
thrombose veineuse
profonde)
Affections gastro-intestinales

Effets anticholinergiques Pancréatite
légers et transitoires tels
que constipation et
bouche sèche
Affections hépatobiliaires

Elévations transitoires et

Hépatite (comprenant des
asymptomatiques des
atteintes hépatiques
enzymes hépatiques
cytolytiques,
(ASAT, ALAT),
cholestatiques ou mixtes)
particulièrement en début
de traitement (voir
rubrique 4.4).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Rash
Réaction
de

photosensibilité
Alopécie
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Rhabdomyolyse
Affections du rein et des voies urinaires
Incontinence
urinaire
Dysurie
Affections des organes de reproduction et du sein
Priapisme
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Asthénie


Fatigue
Oedème
Investigations
Augmentation de la

Elévation de la créatine Augmentation des
prolactinémie 8
phosphokinase
phosphatases alcalines
Augmentation de la
bilirubine totale

1Une prise de poids cliniquement significative a été observée dans toutes les catégories d'Indice de
Masse Corporelle (IMC) de départ. Après un traitement de courte durée (durée médiane de 47 jours),
une augmentation de poids supérieure ou égale à 7 % par rapport au poids initial a été très fréquente
(22 %), une augmentation de poids supérieure ou égale à 15 % par rapport au poids initial a été
fréquente (4,2 %) et une augmentation de poids supérieure ou égale à 25 % par rapport au poids initial
a été peu fréquente (0,8 %). Une augmentation de poids supérieure ou égale à 7 %, à 15 % et à 25 %
par rapport au poids initial a été très fréquente (64,4 %, 31,7 % et 12,3 % respectivement) lors d'une
utilisation prolongée (au moins 48 semaines).

2Les augmentations moyennes des taux lipidiques à jeun (cholestérol total, cholestérol LDL et
triglycérides) ont été plus élevées chez les patients sans signes de trouble des lipides au début du
traitement.

3Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 5.17mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 6.2mmol/l). Une augmentation des taux de cholestérol total à jeun ayant une valeur limite au
début du traitement ( 5.17 - < 6.2mmol/l) à des valeurs élevées ( 6.2mmol/l) a été très fréquente.


4Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 5.56mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 7mmol/l). Une augmentation des taux de glucose à jeun ayant une valeur limite au début du
traitement ( 5.56 - < 7mmol/l) à des valeurs élevées ( 7mmol/l) a été très fréquente.

5Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 1.69mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 2.26mmol/l). Une augmentation des taux de triglycérides à jeun ayant une valeur limite au
début du traitement ( 1.69 - < 2.26mmol/l) à des valeurs élevées ( 2.26mmol/l) a été très fréquente.

6Au cours d'essais cliniques, l'incidence des troubles parkinsoniens et des dystonies dans le groupe
olanzapine était numériquement supérieure à celle du groupe placebo (pas de différence statistique
significative). Les patients traités par l'olanzapine ont présenté une plus faible incidence de troubles
parkinsoniens, d'akathisie et de dystonie que les patients traités par l'halopéridol à des posologies
comparables. En l'absence d'information précise concernant les antécédents de mouvements
anormaux extrapyramidaux de survenue aiguë ou tardive, on ne peut conclure à ce jour que
l'olanzapine entraîne moins de dyskinésies tardives et/ou de syndromes extrapyramidaux tardifs.

7Des symptômes aigus tels sueurs, insomnie, tremblement, anxiété, nausée et vomissement ont été
rapportés lors de l'arrêt brutal du traitement par olanzapine.

8Dans des études cliniques allant jusqu'à 12 semaines, une prolactinémie dépassant la limite
supérieure de la normale a été observée chez environ 30 % des patients traités avec l'olanzapine et
ayant un taux de prolactine normal au début du traitement. Chez la majorité de ces patients, les
augmentations étaient généralement légères et sont restées inférieures à deux fois la limite supérieure
de la normale. Chez les patients souffrant de schizophrénie, les taux de prolactine moyens ont diminué
sans interruption du traitement, alors que des augmentations moyennes ont été observées chez les
patients avec d'autres diagnostiques. Les variations moyennes étaient modérées. Généralement, chez
les patients traités avec l'olanzapine, les répercussions cliniques potentiellement associées au niveau
mammaire et sur les cycles menstruels (par exemple, aménorrhée, tension mammaire, galactorrhée
chez les femmes et gynécomastie/tension mammaire chez les hommes) ont été peu fréquentes. Des
réactions indésirables potentiellement associées à la fonction sexuelle (par exemple, dysfonction
érectile chez les hommes et diminution de la libido chez les femmes et les hommes) ont été
fréquemment observées.

Utilisation prolongée (au moins 48 semaines)
La proportion de patients ayant présenté des modifications indésirables cliniquement significatives du
poids (augmentation), du glucose, du cholestérol total/HDL/LDL ou des triglycérides a augmenté au
cours du temps. Chez les patients adultes qui ont suivi 9-12 mois de traitement, le taux d'augmentation
de la glycémie sanguine moyenne a diminué après 6 mois environ.

Information complémentaire concernant des populations particulières
Au cours d'essais cliniques chez des patients âgés déments, le traitement par olanzapine a été associé à
une incidence supérieure de décès et d'événements indésirables vasculaires cérébraux par rapport au
placebo (voir rubrique 4.4). Une démarche anormale et des chutes ont été des événements indésirables
très fréquemment rapportés avec olanzapine. Des pneumopathies, une augmentation de la température
corporelle, une léthargie, un érythème, des hallucinations visuelles et des incontinences urinaires ont
été fréquemment observés.
Au cours d'essais cliniques menés chez des patients parkinsoniens souffrant de psychoses
médicamenteuses (agonistes dopaminergiques), une aggravation de la symptomatologie
parkinsonienne et des hallucinations ont été très fréquemment rapportées et ce, de façon plus
fréquente, qu'avec le placebo.

Au cours d'un essai clinique mené chez des patients présentant un épisode maniaque dans le cadre de
troubles bipolaires, lors de la prise concomitante de valproate la fréquence des neutropénies a été de
4,1 %; un facteur contributif potentiel pourrait être des taux plasmatiques élevés de valproate. Une
augmentation supérieure à 10 % des cas de tremblements, bouche sèche, augmentation de l'appétit et
prise de poids a été observée lors de l'association de l'olanzapine au lithium ou au valproate. Des
troubles de l'élocution ont également été fréquemment rapportés. Lors de l'association de l'olanzapine
au lithium ou au valproate une augmentation supérieure ou égale à 7 % du poids initial est survenue
chez 17,4 % des patients pendant la phase aiguë du traitement (jusqu'à 6 semaines). Lors du traitement
au long cours par l'olanzapine (jusqu'à 12 mois) dans la prévention des récidives chez les patients
présentant un trouble bipolaire, une augmentation de poids supérieure ou égale à 7 % par rapport au
poids initial a été rapportée chez 39,9 % des patients.

Enfants et adolescents
L'olanzapine n'est pas indiquée chez les enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans. Bien
qu'aucune étude clinique comparant les adolescents aux adultes n'ait été réalisée, les données issues
des études réalisées chez l'adolescent ont été comparées à celles issues des essais chez l'adulte.

Le tableau suivant résume les effets indésirables rapportés avec une fréquence plus importante chez
les patients adolescents (âgés de 13 à 17 ans) que chez les patients adultes ou les effets indésirables
uniquement observés lors des essais cliniques de courte durée réalisés chez les patients adolescents.
Une prise de poids cliniquement significative ( 7 %) surviendrait plus fréquemment chez les
adolescents comparés à des patients adultes avec une exposition comparable. L'amplitude de la prise
de poids et la proportion des patients adolescents qui ont eu une augmentation du poids cliniquement
significative ont été plus importantes lors d'une exposition prolongée (au moins 24 semaines) que lors
d'une exposition de courte durée.

Au sein de chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité
décroissante.
Les catégories de fréquence sont définies ainsi: Très fréquent ( 10 %), fréquent ( 1 %, < 10 %).

Troubles du métabolisme et de la nutrition
Très fréquent: Prise de poids 9, augmentation de la triglycéridémie10, augmentation de l'appétit.
Fréquent: Augmentation de la cholestérolémie 11
Affections du système nerveux
Très fréquent: Sédation (dont hypersomnie, léthargie, somnolence)
Affections gastro-intestinales
Fréquent: Bouche sèche
Affections hépatobiliaires
Très fréquent: Elévations des enzymes hépatiques (ASAT, ALAT ; voir rubrique 4.4).
Investigations
Très fréquent: Diminution de la bilirubine totale, augmentation de la Gamma Globuline Transférase,
augmentation de la prolactinémie 12.

9Après un traitement de courte durée (durée médiane de 22 jours), une augmentation de poids
supérieure ou égale à 7 % par rapport au poids initial (kg) a été très fréquente (40,6 %), une
augmentation de poids supérieure ou égale à 15 % par rapport au poids initial a été fréquente (7,1 %)
et une augmentation de poids supérieure ou égale à 25 % par rapport au poids initial a été fréquente
(2,5 %). Lors d'une exposition prolongée (au moins 24 semaines), 89,4 % des patients ont eu une
augmentation du poids supérieure ou égale à 7 %, 55,3 % ont eu une augmentation de poids supérieure
ou égale à 15 % et 29,1 % ont eu une augmentation de poids supérieure ou égale à 25 % par rapport à
leur poids initial.

10Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 1.016 mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 1.467 mmol/l) et des modifications des taux de triglycérides à jeun ayant une valeur limite au
début du traitement ( 1.016 - < 1.467 mmol/l) devenant élevée ( 1.467 mmol/l).

11Des modifications des taux de cholestérol total à jeun ayant une valeur normale au début du
traitement (< 4.39 mmol/l) devenant élevée ( 5.17 mmol/l) a été fréquente. Des modifications des
taux de cholestérol total à jeun ayant une valeur limite au début du traitement ( 4.39 - < 5.17 mmol/l)
devenant élevée ( 5.17 mmol/l) ont été très fréquentes.

12Augmentation de la prolactinémie rapportée chez 47,4 % des patients adolescents.


4.9 Surdosage

Signes et symptômes

En cas de surdosage, les symptômes très fréquemment observés (incidence >10 %) sont : tachycardie,
agitation/agressivité, dysarthrie, symptômes extrapyramidaux divers et diminution du niveau de
conscience allant de la sédation au coma.

Les autres effets cliniquement significatifs du surdosage sont : délire, convulsions, coma, éventuel
syndrome malin des neuroleptiques, insuffisance respiratoire, fausse route, hypertension ou
hypotension, arythmies cardiaques (moins de 2 % des cas de surdosage) et arrêt cardio-respiratoire.
Des évolutions fatales ont été rapportées pour des surdosages aigus à une dose aussi basse que 450 mg
mais une évolution favorable a également été rapportée à la suite d'un surdosage par environ 2 g
d'olanzapine orale.

Traitement du surdosage

Il n'y a pas d'antidote spécifique de l'olanzapine. Il n'est pas recommandé de provoquer des
vomissements. La prise en charge standard d'un surdosage peut être utilisée (lavage gastrique,
administration de charbon activé). L'administration concomitante de charbon activé réduit la
biodisponibilité orale de l'olanzapine de 50 à 60 %.

Un traitement symptomatique et une surveillance des fonctions vitales doivent être mis en oeuvre selon
l'état clinique, y compris un traitement de l'hypotension et du collapsus circulatoire et une assistance
respiratoire. Ne pas utiliser l'adrénaline, la dopamine ou un autre bêta-sympathomimétique car la
stimulation des récepteurs bêta adrénergiques peut aggraver l'hypotension. Un monitoring
cardiovasculaire est nécessaire pour déceler d'éventuelles arythmies. Une surveillance médicale étroite
et le monitoring doivent être poursuivis jusqu'à la guérison du patient.


5. PROPRIETES
PHARMACOLOGIQUES

5.1 Propriétés

pharmacodynamiques

Groupe pharmacothérapeutique: diazépines, oxazépines et thiazépines, ATC code N05A H03.

L'olanzapine est un agent antipsychotique, un traitement antimaniaque et thymorégulateur avec un
large profil pharmacologique sur un certain nombre de récepteurs.

Dans les études précliniques, l'olanzapine a montré une affinité pour certains récepteurs (Ki <
100 nM) tels que les récepteurs sérotoninergiques 5-HT2A/2C, 5-HT3, 5-HT6, dopaminergiques D1, D2,
D3, D4, D5, muscariniques cholinergiques M1-M5, 1 adrénergiques et histaminiques H1. Des études de
comportement chez l'animal ont montré un antagonisme des systèmes 5-HT, dopaminergiques et
cholinergiques, ce qui confirme le profil de liaison aux récepteurs. Il a été démontré dans des études in
vitro
que l'olanzapine avait une plus grande affinité pour les récepteurs sérotoninergiques 5-HT2 que
pour les récepteurs dopaminergiques D2, et une plus grande activité in vivo sur les modèles 5-HT2 par
rapport aux modèles D2. Il a été démontré par des études électrophysiologiques que l'olanzapine réduit
de façon sélective la transmission au niveau des neurones dopaminergiques du système mésolimbique
(A10) alors que l'effet observé sur le système striatal (A9) impliqué dans l'activité motrice est limité.
L'olanzapine réduit la réponse d'évitement conditionné, test qui peut indiquer une activité
antipsychotique, à des doses inférieures à celles responsables d'induction de catalepsie, effet qui peut
indiquer la survenue d'effets indésirables moteurs. Contrairement à d'autres agents antipsychotiques,
l'olanzapine augmente la réponse à un test d'"anxiolyse".

Dans une étude de tomographie par émission de positron (PET) chez le volontaire sain utilisant une
dose orale unique (10 mg), l'olanzapine a entraîné une occupation des récepteurs 5-HT2A supérieure à
celle des récepteurs D2. De plus, une étude d'imagerie en tomographie par émission monophotonique
(SPECT) chez des patients schizophrènes a mis en évidence une occupation du système striatal D2
plus faible chez les patients répondant à l'olanzapine que chez les patients répondant à d'autres
antipsychotiques et à la risperidone, et comparable à celle observée chez des patients répondant à la
clozapine.

Dans les deux études versus placebo et dans deux études sur trois réalisées versus produits de
référence chez 2900 patients schizophrènes présentant à la fois une symptomatologie positive et
négative, l'olanzapine a été associée à une amélioration de la symptomatologie positive et négative
statistiquement plus importante que celles observées sous placebo ou sous produits de référence.

Dans un essai international comparatif en double aveugle ayant inclus 1481 patients présentant des
troubles schizophréniques ou schizoaffectifs ou apparentés, associés à des symptômes dépressifs
d'intensités variables (score initial à l'échelle de dépression de Montgomery et Asberg de 16,6), une
analyse prospective dont un critère secondaire de jugement était l'évolution de la symptomatologie
dépressive avant - après traitement a mis en évidence une amélioration statistiquement plus importante
(p = 0,001) dans le groupe de traitement olanzapine (- 6.0) que dans le groupe de traitement
halopéridol (-3,1).

Chez les patients présentant un épisode maniaque ou mixte dans le cadre de troubles bipolaires,
l'olanzapine a montré une efficacité supérieure à celle du placebo et du valproate monosodique sur la
réduction des symptômes maniaques sur 3 semaines. L'olanzapine a également montré des résultats
d'efficacité comparables à l'halopéridol en termes de proportion de patients en rémission des
symptômes maniaques et dépressifs à 6 et 12 semaines. Dans une étude chez des patients traités par le
lithium ou le valproate depuis au moins deux semaines, l'introduction de 10 mg d'olanzapine (en
association avec le lithium ou le valproate), a entraîné après 6 semaines, une réduction des symptômes
maniaques supérieure à celle observée chez les patients traités par le lithium ou le valproate en
monothérapie.

Dans le cadre de l'évaluation de la prévention des récidives dans le trouble bipolaire, une étude
randomisée versus placebo évaluant l'efficacité d'un traitement de 12 mois par olanzapine, a été
menée chez des patients ayant atteint la rémission d'un épisode maniaque après un traitement par
olanzapine. Une différence significative en faveur du groupe olanzapine par rapport au groupe placebo
a été observée pour le critère principal d'évaluation de la récidive dans le trouble bipolaire. Pour les
critères d'évaluation d'une récidive maniaque et d'une récidive dépressive une différence significative
en faveur du groupe olanzapine par rapport au groupe placebo a également été observée.

Une deuxième étude randomisée évaluant la non infériorité à 12 mois de l'olanzapine versus le lithium
dans la prévention des récidives, chez des patients ayant atteint la rémission d'un épisode maniaque,
après un traitement associant l'olanzapine avec le lithium, a été menée. L'olanzapine s'est montrée
statistiquement non-inférieure au lithium sur le taux de récidive, critère principal de l'étude
(olanzapine 30,0 %, lithium 38,3 %; p=0,055).

Dans une étude comparative à 18 mois chez des patients présentant un épisode maniaque ou mixte
stabilisés après un traitement associant l'olanzapine avec un thymorégulateur (lithium ou valproate), le
groupe associant l'olanzapine avec un thymorégulateur (lithium ou valproate) ne présentait pas une
supériorité statistiquement significative par rapport au groupe traité par un thymorégulateur (lithium
ou valproate) seul dans le délai de survenue d'une récidive syndromique.

Population pédiatrique
Les données disponibles chez les adolescents (âgés de 13 à 17 ans) sont limitées à des données
d'efficacité à court terme dans la schizophrénie (6 semaines) et la manie associée à des troubles
bipolaires de type I (3 semaines), impliquant moins de 200 adolescents. L'olanzapine a été utilisée à
une dose flexible démarrant à 2,5 mg et allant jusqu'à 20 mg par jour. Durant le traitement par
l'olanzapine, les adolescents ont pris de manière significative plus de poids comparativement aux
adultes. L'ampleur des modifications des taux à jeun de cholestérol total, de triglycérides, de
cholestérol LDL et de prolactine (voir rubriques 4.4 et 4.8) était plus importante chez les adolescents

que chez les adultes. Il n'y a pas de données sur le traitement de maintien et les données sur la sécurité
au long terme sont limitées (voir rubriques 4.4 et 4.8).

5.2 Propriétés

pharmacocinétiques

L'olanzapine est bien absorbée après administration orale, les concentrations plasmatiques maximales
étant atteintes dans un délai de 5 à 8 heures. L'absorption n'est pas influencée par la présence
d'aliments. La biodisponibilité orale absolue par rapport à l'administration intraveineuse n'a pas été
déterminée.

L'olanzapine est métabolisée dans le foie par conjugaison et oxydation. Le principal métabolite
circulant est le 10-N-glucuronide; il ne franchit pas la barrière hémato-encéphalique. Les cytochromes
P450-CYP1A2 et P450-CYP2D6 entraînent la formation du métabolite N-desmethyl et du métabolite
2-hydroxymethyl. Ces deux métabolites ont montré une activité pharmacologique in vivo
significativement plus faible que l'olanzapine dans les études animales. L'activité pharmacologique
principale est due à la molécule mère, l'olanzapine. Après administration orale, la demi-vie moyenne
d'élimination terminale de l'olanzapine chez le sujet sain varie selon l'âge et le sexe.

Chez le sujet sain âgé (65 ans et plus), par rapport au sujet sain jeune, la demi-vie moyenne
d'élimination de l'olanzapine est prolongée (51,8 versus 33,8 heures) et la clairance est réduite (17,5
vs 18,2 l/heure). La variabilité pharmacocinétique chez le sujet âgé est comparable à celle observée
chez le sujet jeune. Chez 44 patients schizophrènes et âgés de plus de 65 ans, des doses de 5 à 20 mg
par jour n'ont pas été associées à un profil d'effets indésirables particulier.

Chez la femme, par rapport à l'homme, la demi-vie d'élimination moyenne est légèrement prolongée
(36,7 vs 32,3 heures) et la clairance est réduite (18,9 vs 27,3 l/heure). Cependant l'olanzapine (5-
20 mg) a montré un profil de sécurité comparable chez la femme (n=467) et chez l'homme (n=869).

Chez les patients atteints d'insuffisance rénale (clairance de la créatinine < 10 ml/min), par rapport
aux sujets sains, ni la demi-vie d'élimination moyenne (37,7 vs 32,4 heures), ni la clairance (21,2 vs
25,0 l/heure) ne sont significativement différentes. Toutefois, des études du bilan de masse ont montré
qu'environ 57 % d'une dose d'olanzapine marquée par un isotope radioactif ont été excrétés dans les
urines, principalement sous forme de métabolites.

Chez les sujets fumeurs avec une insuffisance hépatique modérée, la demi-vie d'élimination moyenne
est prolongée (39,3 heures) et la clairance (18,0 l/heure) est réduite de la même façon que chez les
sujets sains (respectivement 48,8 heures et 14,1 l/heure).

Chez les non fumeurs, par rapport aux fumeurs (hommes et femmes), la demi-vie d'élimination est
prolongée (38,6 vs 30,4 heures) et la clairance est réduite (18.6 vs 27.7 l/heure).

La clairance plasmatique de l'olanzapine est plus faible chez les sujets âgés que chez les sujets jeunes,
chez les femmes que chez les hommes, et chez les non fumeurs que chez les fumeurs. Toutefois,
l'impact de l'âge, du sexe ou du tabagisme sur la clairance et la demi-vie de l'olanzapine est faible par
rapport à la variabilité globale interindividuelle.

Une étude comprenant des sujets caucasiens, japonais et chinois, n'a montré aucune différence dans
les paramètres pharmacocinétiques entre les trois populations.

Le taux de fixation de l'olanzapine aux protéines plasmatiques est d'environ 93 %, pour une
fourchette de concentration allant d'environ 7 à 1000 ng/ml. L'olanzapine se lie essentiellement à
l'albumine et à l'1-glycoprotéine acide.

Population pédiatrique
Adolescents (âgés de 13 à 17 ans): les paramètres pharmacocinétiques de l'olanzapine sont similaires
entre les adolescents et les adultes. Dans des études cliniques, la moyenne d'exposition à l'olanzapine
était approximativement supérieure de 27 % chez les adolescents. Les différences démographiques
entre les adolescents et les adultes concernent un poids corporel moyen inférieur et un nombre moins
important de fumeurs chez les adolescents. De tels facteurs pourraient contribuer à l'observation de la
moyenne d'exposition plus élevée chez les adolescents.

5.3 Données de sécurité préclinique

Toxicité aiguë (dose unique)

Les signes de toxicité après administration orale chez les rongeurs sont caractéristiques des
neuroleptiques puissants : hypoactivité, coma, tremblements, convulsions cloniques, hypersalivation,
et diminution de la prise de poids. Les doses médianes létales étaient d'environ 210 mg/kg (souris) et
175 mg/kg (rats). Les chiens ont toléré des doses orales uniques allant jusqu'à 100 mg/kg sans
décéder. Les signes cliniques observés ont été les suivants : sédation, ataxie, tremblements et
accélération de la fréquence cardiaque, respiration difficile, myosis et anorexie. Chez le singe, des
doses orales uniques allant jusqu'à 100 mg/kg ont entraîné une prostration, et à des doses supérieures,
un état de semi-inconscience.

Toxicité à doses répétées

Dans des études d'une durée allant jusqu'à 3 mois chez la souris et jusqu'à 1 an chez le rat et le chien,
les effets essentiels ont été une dépression du SNC, des effets anticholinergiques et des troubles
hématologiques périphériques. Une tolérance est apparue pour la dépression du SNC. Les paramètres
de croissance ont été diminués aux fortes doses. Les effets réversibles liés à l'augmentation de la
prolactinémie chez la rate comprenaient une diminution du poids des ovaires et de l'utérus, des
modifications morphologiques de l'épithélium vaginal et de la glande mammaire.

Toxicité hématologique: Des effets hématologiques ont été observés dans chacune des espèces, y
compris des diminutions dose-dépendantes du nombre des leucocytes circulants chez la souris et une
diminution non spécifique des leucocytes circulants chez le rat ; cependant, aucun signe de
cytotoxicité médullaire n'a été mis en évidence. Une neutropénie réversible, une thrombocytopénie
périphérique ou une anémie sont survenues chez quelques chiens traités par 8 ou 10 mg/kg/j
(l'exposition totale à l'olanzapine [ASC] étant 12 à 15 fois plus élevée que celle d'un homme ayant
reçu une dose de 12 mg). Chez des chiens cytopéniques, aucun effet indésirable sur les cellules
souches ou prolifératives de la moelle osseuse n'a été observé.

Toxicité de la reproduction

L'olanzapine n'a montré aucun effet tératogène. La sédation a eu un effet sur la capacité
d'accouplement des rats mâles. Les cycles oestraux ont été affectés aux doses de 1,1 mg/kg (soit 3 fois
la posologie maximale chez l'homme) et les paramètres de reproduction ont été influencés chez les rats
ayant reçu des doses de 3 mg/kg (9 fois la posologie maximale chez l'homme). Dans les portées de rats
ayant reçu de l'olanzapine, un retard du développement foetal et une diminution transitoire du taux
d'activité des petits ont été observés.

Mutagénicité

L'olanzapine n'a montré aucun effet mutagène ni clastogène, lors d'une série complète de tests
standard, tels que tests de mutation bactérienne, et tests in vitro et in vivo sur mammifères.

Carcinogénicité

D'après les résultats des études chez la souris et le rat, il a été conclu que l'olanzapine n'est pas
carcinogène.


6. DONNEES
PHARMACEUTIQUES


6.1 Liste
des
excipients

Noyau du comprimé
Lactose monohydraté
Hyprolose
Crospovidone
Cellulose microcristalline
Stéarate de magnésium

Enrobage du comprimé
Hypromellose
Mélange de couleur blanche (hypromellose, dioxyde de titane E171, macrogol, polysorbate 80)
Cire Carnauba
Encre bleue indélébile (shellac, macrogol, propylene glycol, indigotine E132)

6.2 Incompatibilités

Sans objet

6.3 Durée de conservation

3 ans.

6.4 Précautions particulières de conservation

A conserver dans l'emballage extérieur d'origine, à l'abri de la lumière et de l'humidité.

6.5 Nature et contenu de l'emballage extérieur

Plaquettes thermoformées d'aluminium dans des étuis de 28, 35, 56 ou 70 comprimés par boîte.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6 Précautions particulières d'élimination

Pas d'exigences particulières.


7.
TITULAIRE DE L'AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

Eli Lilly Nederland BV, Grootslag 1-5, NL-3991 RA Houten, Pays-Bas.


8.

NUMEROS D'AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

EU/1/96/022/004 - ZYPREXA - 5 mg - comprimés enrobés - 28 comprimés par boîte.
EU/1/96/022/020 - ZYPREXA - 5 mg - comprimés enrobés - 56 comprimés par boîte.
EU/1/96/022/024 - ZYPREXA - 5 mg - comprimés enrobés - 35 comprimés par boîte.
EU/1/96/022/030 - ZYPREXA - 5 mg - comprimés enrobés - 70 comprimés par boîte.


9. DATE DE LA PREMIERE AUTORISATION / DE RENOUVELLEMENT DE

L'AUTORISATION

Date de la première autorisation : 27 septembre 1996
Date du dernier renouvellement: 27 septembre 2006


10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE


1.
DENOMINATION DU MEDICAMENT

ZYPREXA 7,5 mg comprimés enrobés.


2.
COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chaque comprimé enrobé contient 7,5 mg d'olanzapine.

Excipient : Chaque comprimé enrobé contient 234 mg de lactose monohydraté.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.


3. FORME

PHARMACEUTIQUE

Comprimés enrobés

Comprimés enrobés ronds et blancs, sur lesquels sont imprimés "LILLY" ainsi qu'un code
d'identification numérique "4116".


4. DONNEES
CLINIQUES

4.1 Indications
thérapeutiques

Adultes
L'olanzapine est indiquée dans le traitement de la schizophrénie.

Chez les patients ayant initialement répondu au traitement, l'olanzapine a démontré son efficacité à
maintenir cette amélioration clinique au long cours.

L'olanzapine est indiquée dans le traitement des épisodes maniaques modérés à sévères.

L'olanzapine est indiquée dans la prévention des récidives chez les patients présentant un trouble
bipolaire, ayant déjà répondu au traitement par l'olanzapine lors d'un épisode maniaque (voir rubrique
5.1).

4.2 Posologie et mode d'administration

Adultes
Schizophrénie : La dose initiale recommandée de l'olanzapine est de 10 mg par jour.

Episode maniaque : la dose initiale est de 15 mg par jour en une seule prise en monothérapie ou 10 mg
par jour en association (voir rubrique 5.1).

Prévention des récidives dans le cadre d'un trouble bipolaire : La dose initiale recommandée est de
10 mg/jour. Chez les patients traités par l'olanzapine lors d'un épisode maniaque, pour la prévention
des récidives, le traitement sera maintenu à la même dose. Si un nouvel épisode (maniaque, mixte ou
dépressif) survient, le traitement par l'olanzapine doit être poursuivi (à la posologie optimale). Selon
l'expression clinique de l'épisode, un traitement de la symptomatologie thymique sera associé.

Dans toutes les indications, la posologie journalière de l'olanzapine peut être adaptée en fonction de
l'état clinique du patient entre 5 et 20 mg par jour. Une augmentation à des doses plus importantes que
la dose initiale recommandée n'est conseillée qu'après une réévaluation clinique appropriée et ne doit
généralement être envisagée qu'à intervalles de 24 heures minimum. L'olanzapine peut être
administrée pendant ou en dehors des repas, la prise de nourriture n'ayant pas d'incidence sur
l'absorption. Il convient de diminuer progressivement les doses lors de l'arrêt de l'olanzapine.

Enfants et adolescents
L'utilisation de l'olanzapine chez les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans n'est pas
recommandée du fait du manque de données sur la sécurité d'emploi et l'efficacité. Une prise de
poids, des anomalies lipidiques et des taux de prolactine ont été rapportées selon une ampleur plus
élevée dans les études à court terme chez les patients adolescents comparativement aux études chez les
patients adultes (voir rubriques 4.4, 4.8, 5.1 et 5.2).

Patients âgés
Une dose initiale plus faible (5 mg par jour) n'est pas indiquée de façon systématique mais doit être
envisagée chez les patients âgés de 65 ans et plus lorsque des facteurs cliniques le justifient (voir
rubrique 4.4).

Insuffisants rénaux et/ou hépatiques
Une dose initiale plus faible (5 mg par jour) doit être envisagée pour ces patients. En cas
d'insuffisance hépatique modérée (cirrhose, Child-Pugh de classe A ou B), la dose initiale devra être
de 5 mg et sera augmentée avec précaution.

Sexe
La dose initiale et l'intervalle de doses ne nécessitent pas d'adaptation chez la femme par rapport à
l'homme.

Fumeurs
La dose initiale et l'intervalle de doses ne nécessitent pas d'adaptation chez les non fumeurs par
rapport aux fumeurs.

L'existence de plus d'un facteur pouvant ralentir le métabolisme (sexe féminin, sujet âgé, non fumeur)
peut justifier une réduction de la dose initiale. Lorsqu'elle est indiquée, l'augmentation posologique
sera faite avec précaution chez ces patients.

(Voir rubriques 4.5 et 5.2).

4.3 Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients.
Patients présentant un risque connu de glaucome à angle fermé.

4.4 Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Lors d'un traitement antipsychotique, l'amélioration clinique du patient peut nécessiter plusieurs jours
voire plusieurs semaines. Les patients doivent être étroitement surveillés pendant cette période.

Démence accompagnée de troubles psychotiques et/ou troubles du comportement
L'olanzapine n'est pas indiquée dans le traitement de la démence accompagnée de troubles
psychotiques et/ou troubles du comportement et son utilisation chez ce groupe spécifique de patients
est déconseillée du fait d'une augmentation du risque de mortalité et d'accidents vasculaires
cérébraux. Au cours d'essais cliniques contrôlés versus placebo (durée de 6 à 12 semaines), réalisés
chez des patients âgés (âge moyen 78 ans) souffrant de démence accompagnée de troubles
psychotiques et/ou de troubles du comportement, l'incidence des décès dans le groupe olanzapine a été
deux fois plus importante que celle observée dans le groupe placebo (3.5 versus 1.5 %
respectivement). L'incidence plus élevée de décès n'a pas été corrélée à la dose d'olanzapine (dose
moyenne quotidienne de 4,4 mg) ou à la durée de traitement. Dans cette population de patients, un âge
supérieur à 65 ans, une dysphagie, une sédation, une malnutrition et une déshydratation, une
pathologie pulmonaire (telle qu'une pneumopathie avec ou sans inhalation) ou une utilisation
concomitante de benzodiazépines peuvent être des facteurs prédisposant à une augmentation du risque
de mortalité. Néanmoins, indépendamment de ces facteurs de risque, l'incidence de mortalité a été
supérieure dans le groupe olanzapine (comparativement au placebo).


Des événements indésirables vasculaires cérébraux (tels qu'accidents vasculaires cérébraux, accidents
ischémiques transitoires), dont certains à issue fatale, ont été rapportés dans ces mêmes essais
cliniques. Trois fois plus d'événements indésirables vasculaires cérébraux ont été rapportés dans le
groupe de patients traités par olanzapine comparativement au groupe de patients traités par placebo
(1,3 % versus 0,4 % respectivement). Tous les patients traités par olanzapine ou par placebo ayant
présenté un événement vasculaire cérébral, avaient des facteurs de risque préexistants. Un âge
supérieur à 75 ans et une démence de type vasculaire ou mixte ont été identifiés comme des facteurs
de risque d'événements indésirables vasculaires cérébraux dans le groupe olanzapine. L'efficacité de
l'olanzapine n'a pas été démontrée dans ces essais.

Maladie de Parkinson
L'administration de l'olanzapine à des patients parkinsoniens atteints de psychoses médicamenteuses
(agonistes dopaminergiques) est déconseillée. Au cours d'essais cliniques, une aggravation de la
symptomatologie parkinsonienne et des hallucinations ont été très fréquemment rapportées et de façon
plus fréquente qu'avec le placebo (voir rubrique 4.8) ; l'olanzapine n'était pas plus efficace que le
placebo dans le traitement des symptômes psychotiques. Dans ces essais, les patients devaient être
stabilisés en début d'étude avec la posologie minimale efficace du traitement anti-parkinsonien
(agoniste dopaminergique) et poursuivre le même traitement antiparkinsonien, au même dosage,
pendant toute l'étude. La posologie initiale de l'olanzapine était de 2,5 mg/jour puis pouvait être
ajustée par l'investigateur jusqu'à un maximum de 15 mg/jour.

Syndrome Malin des Neuroleptiques (SMN)
Le Syndrome Malin des Neuroleptiques (SMN) est un syndrome potentiellement mortel associé au
traitement antipsychotique. De rares cas rapportés comme Syndrome Malin des Neuroleptiques
(SMN) ont également été notifiés sous olanzapine. Les signes cliniques du SMN sont l'hyperthermie,
la rigidité musculaire, l'altération des facultés mentales, et des signes d'instabilité neuro-végétative
(instabilité du pouls et de la pression artérielle, tachycardie, hypersudation et troubles du rythme
cardiaque). Peuvent s'ajouter des signes tels qu'élévation des CPK, myoglobinurie (rhabdomyolyse) et
insuffisance rénale aiguë. Si un patient présente des signes ou des symptômes évoquant un SMN, ou
une hyperthermie inexpliquée non accompagnée d'autres signes de SMN, tous les médicaments
antipsychotiques y compris olanzapine doivent être arrêtés.

Hyperglycémie et diabète
De rares cas d'hyperglycémie et/ou de survenue ou exacerbation d'un diabète, associés parfois à une
acidocétose ou un coma, avec une issue fatale pour certains cas, ont été rapportés (voir rubrique 4.8).
Dans certains cas, une prise de poids antérieure, qui pourrait être un facteur prédisposant, a été
rapportée. Une surveillance clinique appropriée est souhaitable conformément aux recommandations
en vigueur sur les antipsychotiques. Les patients traités par antipsychotiques, incluant ZYPREXA,
doivent être surveillés afin de détecter les signes et symptômes d'une hyperglycémie (tels que
polydipsie, polyurie, polyphagie et faiblesse) et les patients ayant un diabète de type II ou des facteurs
de risque de diabète de type II doivent être suivis régulièrement pour surveiller la détérioration du
contrôle de la glycémie. Le poids doit être surveillé régulièrement.

Anomalies lipidiques
Des anomalies lipidiques ont été observées chez des patients traités par l'olanzapine au cours d'essais
cliniques versus placebo (voir rubrique 4.8). Les modifications lipidiques doivent être prises en charge
de façon appropriée au plan clinique, notamment chez les patients présentant des troubles lipidiques et
chez les patients ayant des facteurs de risque pouvant favoriser le développement de troubles
lipidiques. Le bilan lipidique des patients traités par antipsychotiques, incluant ZYPREXA, doit être
surveillé régulièrement conformément aux recommandations en vigueur sur les antipsychotiques.

Activité anticholinergique
Bien que l'olanzapine ait montré une activité anticholinergique in vitro, l'incidence des effets liés à
cette activité a été faible au cours des essais cliniques. Cependant, l'expérience clinique de
l'olanzapine étant limitée chez les patients ayant une pathologie associée, la prudence est
recommandée lors de sa prescription chez des patients présentant des symptômes d'hypertrophie
prostatique, d'iléus paralytique ou de toute autre pathologie en rapport avec le système cholinergique.

Fonction hépatique
Des élévations transitoires et asymptomatiques des transaminases (ALAT et ASAT) ont été
fréquemment observées notamment en début de traitement. La prudence s'impose chez les patients
présentant une élévation des ALAT et/ou des ASAT, chez les patients présentant des signes et des
symptômes évocateurs d'une atteinte hépatique, chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique
pré-traitement et chez les patients traités par des médicaments potentiellement hépatotoxiques. La
survenue d'une élévation des ALAT et/ou des ASAT en cours de traitement doit faire envisager un
suivi et éventuellement une réduction posologique. Dans les cas où une hépatite a été diagnostiquée
(comprenant des atteintes hépatiques cytolytiques, cholestatiques ou mixtes), le traitement par
olanzapine doit être arrêté.

Neutropénie
La prudence s'impose chez les patients dont le nombre de leucocytes et/ou de neutrophiles est faible
quelle qu'en soit la cause, chez les patients recevant des médicaments connus pour induire des
neutropénies, chez les patients ayant des antécédents de dépression médullaire ou de myélotoxicité
médicamenteuse, chez les patients atteints de dépression médullaire qu'elle soit en relation avec une
pathologie intercurrente, une radiothérapie ou une chimiothérapie et chez les patients atteints
d'hyperéosinophilie ou de syndromes myéloprolifératifs. Des neutropénies ont été fréquemment
rapportées lors de l'administration concomitante de l'olanzapine et du valproate (voir rubrique 4.8).

Arrêt du traitement
Des symptômes aigus tels que sueurs, insomnie, tremblements, anxiété, nausées ou vomissements ont
été très rarement rapportés (<0.01 %) lors de l'arrêt brutal du traitement par olanzapine.

Intervalle QT
Au cours des essais cliniques, un allongement du QTc cliniquement significatif (QT corrigé selon la
formule de Fridericia [QTcF] 500 millisecondes [msec] à n'importe quel moment après l'inclusion
chez les patients ayant à l'inclusion un QTcF < 500 msec) a été rapporté de manière peu fréquente
(0,1 % à 1 %) chez les patients traités par olanzapine, sans différence significative par rapport au
placebo quant aux évènements cardiaques associés. Cependant, comme avec d'autres
antipsychotiques, la prudence est recommandée lors de la co-prescription avec des médicaments
connus pour allonger l'intervalle QTc notamment chez le sujet âgé ou chez des patients présentant un
syndrome de QT long congénital, une insuffisance cardiaque congestive, une hypertrophie cardiaque,
une hypokaliémie ou une hypomagnésiémie.

Atteintes thrombo-emboliques
Des atteintes thrombo-emboliques veineuses ont été très rarement rapportées avec l'olanzapine
(<0.01 %). Il n'a pas été établi de lien de causalité entre la survenue de ces atteintes et le traitement
par olanzapine. Cependant les patients schizophrènes présentant souvent des facteurs de risque
thrombo-embolique veineux, tout facteur de risque potentiel d'atteintes thrombo-emboliques
veineuses (telle l'immobilisation prolongée) doit être identifié et des mesures préventives mises en
oeuvre.

Activité générale sur le Système Nerveux Central
Compte-tenu des principaux effets de l'olanzapine sur le Système Nerveux Central, il faudra être
prudent lors de l'association avec des médicaments à action centrale et avec l'alcool. Du fait de son
activité antagoniste de la dopamine in vitro, l'olanzapine peut antagoniser les effets des agonistes
directs et indirects de la dopamine.

Convulsions
L'olanzapine doit être utilisée avec prudence chez les patients qui ont des antécédents de convulsions
ou qui sont placés dans des conditions susceptibles d'abaisser leur seuil convulsif. De rares cas de
convulsions ont été rapportés chez les patients traités par olanzapine. Dans la plupart de ces cas, il
existait soit des antécédents de convulsions soit des facteurs de risque de convulsions.


Dyskinésie tardive
Dans les études comparatives de durée inférieure ou égale à un an, la survenue des dyskinésies liées au
traitement a été significativement plus faible dans le groupe olanzapine. Cependant le risque de
survenue de dyskinésie tardive augmentant avec la durée de l'exposition, la réduction posologique
voire l'arrêt du traitement doivent être envisagés dès l'apparition de signes de dyskinésie tardive. Ces
symptômes peuvent provisoirement s'aggraver ou même survenir après l'arrêt du traitement.

Hypotension orthostatique
Une hypotension orthostatique a été rarement observée chez les sujets âgés lors des essais cliniques.
Comme avec d'autres antipsychotiques, il est recommandé de mesurer périodiquement la pression
artérielle des patients de plus de 65 ans.

Mort subite d'origine cardiaque
Depuis la commercialisation de l'olanzapine, des cas de mort subite d'origine cardiaque ont été
rapportés chez les patients traités avec l'olanzapine. Dans une étude observationnelle rétrospective, le
risque de mort subite présumée d'origine cardiaque chez les patients traités avec l'olanzapine a été
environ le double du risque existant chez les patients ne prenant pas d'antipsychotiques. Dans cette
étude, le risque avec l'olanzapine a été comparable au risque avec des antispychotiques atypiques
inclus dans une analyse groupée.

Utilisation chez les enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans
L'olanzapine n'est pas indiquée chez les enfants et les adolescents. Des études réalisées chez des
patients âgés de 13 à 17 ans ont montré divers événements indésirables, incluant prise de poids,
modification des paramètres métaboliques et élévations des taux sanguins de prolactine. Les effets à
long terme associés à ces évènements n'ont pas été étudiés et demeurent inconnus (voir rubriques 4.8
et 5.1).

Lactose
Les comprimés de ZYPREXA contiennent du lactose. Les patients présentant des problèmes
héréditaires rares d'intolérance au galactose, de déficit en lactase de Lapp ou de malabsorption du
galactose ne doivent pas prendre ce médicament.

4.5 Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Les études d'interaction ont été réalisées uniquement chez l'adulte.

Interactions potentielles ayant un effet sur l'olanzapine
L'olanzapine étant métabolisée par le cytochrome CYP1A2, les produits qui stimulent ou inhibent
spécifiquement cette isoenzyme peuvent modifier les paramètres pharmacocinétiques de l'olanzapine.

Induction du CYP1A2
Le métabolisme de l'olanzapine peut être stimulé par le tabagisme et la carbamazépine, ce qui peut
entraîner une diminution des concentrations plasmatiques de l'olanzapine. Seule une augmentation
légère à modérée de la clairance de l'olanzapine a été observée. Il est probable que les conséquences
cliniques soient limitées, mais une surveillance clinique est recommandée et une augmentation de la
posologie de l'olanzapine peut être envisagée, si nécessaire (voir rubrique 4.2).

Inhibition du CYP1A2
Il a été montré que la fluvoxamine, inhibiteur spécifique du CYP1A2, inhibe significativement le
métabolisme de l'olanzapine. La fluvoxamine entraîne une augmentation moyenne de la Cmax de
l'olanzapine de 54 % chez les femmes non-fumeuses et de 77 % chez les hommes fumeurs.
L'augmentation moyenne de l'ASC de l'olanzapine était respectivement de 52 % et de 108 %. Une
posologie initiale plus faible de l'olanzapine doit être envisagée chez les patients traités par la
fluvoxamine ou tout autre inhibiteur du CYP1A2 comme par exemple la ciprofloxacine. Une
diminution de la posologie de l'olanzapine doit être envisagée si un traitement par un inhibiteur du
CYP1A2 est instauré.

Diminution de la biodisponibilité
Le charbon activé diminue la biodisponibilité de l'olanzapine par voie orale de 50 à 60 % et doit être
pris au moins 2 heures avant ou après l'administration de l'olanzapine.

Avec la fluoxétine (inhibiteur du CYP2D6), des doses uniques d'anti-acides (aluminium, magnésium)
ou la cimétidine il n'a pas été retrouvé d'effet significatif sur les paramètres pharmacocinétiques de
l'olanzapine.

Effets potentiels de l'olanzapine sur les autres médicaments
L'olanzapine peut antagoniser les effets directs et indirects des agonistes dopaminergiques.

L'olanzapine n'inhibe pas les principales isoenzymes du CYP450 in vitro (c'est-à-dire 1A2, 2D6, 2C9,
2C19, 3A4). Par conséquent, aucune interaction particulière n'est attendue comme cela a pu être
vérifié lors d'études in vivo au cours desquelles aucune inhibition du métabolisme des produits actifs
suivants n'a été mise en évidence : antidépresseurs tricycliques (représentant principalement la voie du
CYP2D6), la warfarine (CYP2C9), la théophylline (CYP1A2), ou le diazépam (CYP3A4 et 2C19).

Aucune interaction n'a été mise en évidence lors de la prise concomitante de l'olanzapine et du lithium
ou du bipéridène.

Le suivi des taux plasmatiques du valproate n'a pas montré la nécessité d'adapter la posologie du
valproate après l'instauration d'un traitement par l'olanzapine.

Activité générale sur le Système Nerveux Central
La prudence est recommandée chez les patients qui consomment de l'alcool ou qui sont traités par des
médicaments dépresseurs du système nerveux central.

L'utilisation concomitante de l'olanzapine et de médicaments anti-parkinsonien chez les patients
atteints de la maladie de Parkinson et de démence est déconseillée (voir rubrique 4.4).

Intervalle QTc
La prudence s'impose si l'olanzapine est administrée de manière concomitante avec des médicaments
connus pour allonger l'intervalle QTc (voir rubrique 4.4).

4.6 Grossesse
et
allaitement

Aucune étude contrôlée spécifique n'a été réalisée chez la femme enceinte. Les patientes doivent être
averties de la nécessité d'informer leur médecin de toute grossesse ou désir de grossesse au cours du
traitement par l'olanzapine. Cependant, l'expérience chez la femme étant limitée, l'olanzapine ne doit
être administrée pendant la grossesse que si les bénéfices potentiels justifient les risques foetaux
potentiels.

De très rares cas de tremblements, hypertonie, léthargie et somnolence ont été spontanément rapportés
chez des nouveau-nés de mères traitées par l'olanzapine durant le 3ème trimestre de grossesse.

Dans une étude chez des femmes volontaires qui allaitaient, l'olanzapine a été retrouvée dans le lait
maternel. L'exposition moyenne des nouveau-nés à l'état d'équilibre (en mg/kg) a été estimée à
environ 1,8 % de la dose d'olanzapine reçue par la mère (en mg/kg). L'allaitement maternel est donc
déconseillé aux patientes en cours de traitement par olanzapine.

4.7 Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés. En
raison du risque de somnolence et de vertiges, les patients doivent être avertis sur ce risque lors de
l'utilisation de machines, y compris la conduite de véhicules à moteur.


4.8 Effets
indésirables

Adultes
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés ( 1 % des patients) au cours des essais
cliniques ont été : somnolence, prise de poids, éosinophilie, augmentation des taux de prolactine, de
cholestérol, de la glycémie et de la triglycéridémie (voir rubrique 4.4), glucosurie, augmentation de
l'appétit, sensation vertigineuse, akathisie, parkinsonisme (voir rubrique 4.4), dyskinésie, hypotension
orthostatique, effets anticholinergiques, élévations transitoires asymptomatiques des enzymes
hépatiques (voir rubrique 4.4), rash, asthénie, fatigue et oedème.
La liste des effets indésirables présentés dans le tableau suivant a été établie à partir du recueil des
évènements indésirables et des examens de laboratoire issus de la notification spontanée et des essais
cliniques.
Au sein de chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité
décroissante.
Les catégories de fréquence sont définies ainsi: Très fréquent ( 10 %), fréquent ( 1 %, < 10 %), peu
fréquent ( 0,1 %, < 1 %), rare ( 0, 01 %, < 0,1 %), très rare (< 0,01 %), fréquence indéterminée (ne
peut être estimée sur la base des données disponibles).

Très fréquent
Fréquent
Peu fréquent
Fréquence indéterminée
Affections hématologiques et du système lymphatique

Eosinophilie Leucopénie Thrombocytopénie
Neutropénie
Affections du système immunitaire


Réaction
allergique
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Prise de poids 1
Augmentation de la
Survenue
ou
exacerbation
cholestérolémie2,3
d'un diabète, associée
Augmentation de la
parfois à une acidocétose
glycémie 4
ou un coma, avec une
Augmentation de la
issue fatale pour certains
triglycéridémie 2,5
cas (voir rubrique 4.4)
Glucosurie
Hypothermie
Augmentation de
l'appétit
Affections du système nerveux
Somnolence Vertiges

Convulsions avec, dans la
Akathisie 6
plupart des cas, des
Parkinsonisme 6
antécédents de
Dyskinésie 6
convulsions ou bien des
facteurs de risque de
convulsions rapportés.
Syndrome Malin des
Neuroleptiques (voir
rubrique 4.4)
Dystonie (incluant des
crises oculogyres)
Dyskinésie tardive
Symptômes à l'arrêt du
traitement. 7
Affections cardiaques


Bradycardie
Tachycardie/fibrillation
Allongement du QTc
ventriculaire
(voir rubrique 4.4)
Mort subite (voir
rubrique 4.4)
Affections vasculaires
Hypotension
Atteinte
thrombo-
orthostatique
embolique (comprenant
embolie pulmonaire et
thrombose veineuse
profonde)
Affections gastro-intestinales

Effets anticholinergiques Pancréatite
légers et transitoires tels
que constipation et
bouche sèche
Affections hépatobiliaires

Elévations transitoires et

Hépatite (comprenant des
asymptomatiques des
atteintes hépatiques
enzymes hépatiques
cytolytiques,
(ASAT, ALAT),
cholestatiques ou mixtes)
particulièrement en début
de traitement (voir
rubrique 4.4).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Rash
Réaction
de

photosensibilité
Alopécie
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Rhabdomyolyse
Affections du rein et des voies urinaires
Incontinence
urinaire
Dysurie
Affections des organes de reproduction et du sein
Priapisme
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Asthénie


Fatigue
Oedème
Investigations
Augmentation de la

Elévation de la créatine Augmentation des
prolactinémie 8
phosphokinase
phosphatases alcalines
Augmentation de la
bilirubine totale

1Une prise de poids cliniquement significative a été observée dans toutes les catégories d'Indice de
Masse Corporelle (IMC) de départ. Après un traitement de courte durée (durée médiane de 47 jours),
une augmentation de poids supérieure ou égale à 7 % par rapport au poids initial a été très fréquente
(22 %), une augmentation de poids supérieure ou égale à 15 % par rapport au poids initial a été
fréquente (4,2 %) et une augmentation de poids supérieure ou égale à 25 % par rapport au poids initial
a été peu fréquente (0,8 %). Une augmentation de poids supérieure ou égale à 7 %, à 15 % et à 25 %
par rapport au poids initial a été très fréquente (64,4 %, 31,7 % et 12,3 % respectivement) lors d'une
utilisation prolongée (au moins 48 semaines).

2Les augmentations moyennes des taux lipidiques à jeun (cholestérol total, cholestérol LDL et
triglycérides) ont été plus élevées chez les patients sans signes de trouble des lipides au début du
traitement.

3Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 5.17mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 6.2mmol/l). Une augmentation des taux de cholestérol total à jeun ayant une valeur limite au
début du traitement ( 5.17 - < 6.2mmol/l) à des valeurs élevées ( 6.2mmol/l) a été très fréquente.

4Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 5.56mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 7mmol/l). Une augmentation des taux de glucose à jeun ayant une valeur limite au début du
traitement ( 5.56 - < 7mmol/l) à des valeurs élevées ( 7mmol/l) a été très fréquente.


5Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 1.69mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 2.26mmol/l). Une augmentation des taux de triglycérides à jeun ayant une valeur limite au
début du traitement ( 1.69 - < 2.26mmol/l) à des valeurs élevées ( 2.26mmol/l) a été très fréquente.

6Au cours d'essais cliniques, l'incidence des troubles parkinsoniens et des dystonies dans le groupe
olanzapine était numériquement supérieure à celle du groupe placebo (pas de différence statistique
significative). Les patients traités par l'olanzapine ont présenté une plus faible incidence de troubles
parkinsoniens, d'akathisie et de dystonie que les patients traités par l'halopéridol à des posologies
comparables. En l'absence d'information précise concernant les antécédents de mouvements
anormaux extrapyramidaux de survenue aiguë ou tardive, on ne peut conclure à ce jour que
l'olanzapine entraîne moins de dyskinésies tardives et/ou de syndromes extrapyramidaux tardifs.

7Des symptômes aigus tels sueurs, insomnie, tremblement, anxiété, nausée et vomissement ont été
rapportés lors de l'arrêt brutal du traitement par olanzapine.

8Dans des études cliniques allant jusqu'à 12 semaines, une prolactinémie dépassant la limite
supérieure de la normale a été observée chez environ 30 % des patients traités avec l'olanzapine et
ayant un taux de prolactine normal au début du traitement. Chez la majorité de ces patients, les
augmentations étaient généralement légères et sont restées inférieures à deux fois la limite supérieure
de la normale. Chez les patients souffrant de schizophrénie, les taux de prolactine moyens ont diminué
sans interruption du traitement, alors que des augmentations moyennes ont été observées chez les
patients avec d'autres diagnostiques. Les variations moyennes étaient modérées. Généralement, chez
les patients traités avec l'olanzapine, les répercussions cliniques potentiellement associées au niveau
mammaire et sur les cycles menstruels (par exemple, aménorrhée, tension mammaire, galactorrhée
chez les femmes et gynécomastie/tension mammaire chez les hommes) ont été peu fréquentes. Des
réactions indésirables potentiellement associées à la fonction sexuelle (par exemple, dysfonction
érectile chez les hommes et diminution de la libido chez les femmes et les hommes) ont été
fréquemment observées.


Utilisation prolongée (au moins 48 semaines)
La proportion de patients ayant présenté des modifications indésirables cliniquement significatives du
poids (augmentation), du glucose, du cholestérol total/HDL/LDL ou des triglycérides a augmenté au
cours du temps. Chez les patients adultes qui ont suivi 9-12 mois de traitement, le taux d'augmentation
de la glycémie sanguine moyenne a diminué après 6 mois environ.

Information complémentaire concernant des populations particulières
Au cours d'essais cliniques chez des patients âgés déments, le traitement par olanzapine a été associé à
une incidence supérieure de décès et d'événements indésirables vasculaires cérébraux par rapport au
placebo (voir rubrique 4.4). Une démarche anormale et des chutes ont été des événements indésirables
très fréquemment rapportés avec olanzapine. Des pneumopathies, une augmentation de la température
corporelle, une léthargie, un érythème, des hallucinations visuelles et des incontinences urinaires ont
été fréquemment observés.
Au cours d'essais cliniques menés chez des patients parkinsoniens souffrant de psychoses
médicamenteuses (agonistes dopaminergiques), une aggravation de la symptomatologie
parkinsonienne et des hallucinations ont été très fréquemment rapportées et ce, de façon plus
fréquente, qu'avec le placebo.

Au cours d'un essai clinique mené chez des patients présentant un épisode maniaque dans le cadre de
troubles bipolaires, lors de la prise concomitante de valproate la fréquence des neutropénies a été de
4,1 %; un facteur contributif potentiel pourrait être des taux plasmatiques élevés de valproate. Une
augmentation supérieure à 10 % des cas de tremblements, bouche sèche, augmentation de l'appétit et
prise de poids a été observée lors de l'association de l'olanzapine au lithium ou au valproate. Des
troubles de l'élocution ont également été fréquemment rapportés Lors de l'association de l'olanzapine
au lithium ou au valproate une augmentation supérieure ou égale à 7 % du poids initial est survenue
chez 17,4 % des patients pendant la phase aiguë du traitement (jusqu'à 6 semaines). Lors du traitement
au long cours par l'olanzapine (jusqu'à 12 mois) dans la prévention des récidives chez les patients
présentant un trouble bipolaire, une augmentation de poids supérieure ou égale à 7 % par rapport au
poids initial a été rapportée chez 39,9 % des patients.

Enfants et adolescents
L'olanzapine n'est pas indiquée chez les enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans. Bien
qu'aucune étude clinique comparant les adolescents aux adultes n'ait été réalisée, les données issues
des études réalisées chez l'adolescent ont été comparées à celles issues des essais chez l'adulte.

Le tableau suivant résume les effets indésirables rapportés avec une fréquence plus importante chez
les patients adolescents (âgés de 13 à 17 ans) que chez les patients adultes ou les effets indésirables
uniquement observés lors des essais cliniques de courte durée réalisés chez les patients adolescents.
Une prise de poids cliniquement significative ( 7 %) surviendrait plus fréquemment chez les
adolescents comparés à des patients adultes avec une exposition comparable. L'amplitude de la prise
de poids et la proportion des patients adolescents qui ont eu une augmentation du poids cliniquement
significative ont été plus importantes lors d'une exposition prolongée (au moins 24 semaines) que lors
d'une exposition de courte durée.

Au sein de chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité
décroissante.
Les catégories de fréquence sont définies ainsi: Très fréquent ( 10 %), fréquent ( 1 %, < 10 %).

Troubles du métabolisme et de la nutrition
Très fréquent: Prise de poids 9, augmentation de la triglycéridémie10, augmentation de l'appétit.
Fréquent: Augmentation de la cholestérolémie 11
Affections du système nerveux
Très fréquent: Sédation (dont hypersomnie, léthargie, somnolence)
Affections gastro-intestinales
Fréquent: Bouche sèche
Affections hépatobiliaires
Très fréquent: Elévations des enzymes hépatiques (ASAT, ALAT ; voir rubrique 4.4).
Investigations
Très fréquent: Diminution de la bilirubine totale, augmentation de la Gamma Globuline Transférase,
augmentation de la prolactinémie 12.

9Après un traitement de courte durée (durée médiane de 22 jours), une augmentation de poids
supérieure ou égale à 7 % par rapport au poids initial (kg) a été très fréquente (40,6 %), une
augmentation de poids supérieure ou égale à 15 % par rapport au poids initial a été fréquente (7,1 %)
et une augmentation de poids supérieure ou égale à 25 % par rapport au poids initial a été fréquente
(2,5 %). Lors d'une exposition prolongée (au moins 24 semaines), 89,4 % des patients ont eu une
augmentation du poids supérieure ou égale à 7 %, 55,3 % ont eu une augmentation de poids supérieure
ou égale à 15 % et 29,1 % ont eu une augmentation de poids supérieure ou égale à 25 % par rapport à
leur poids initial.

10Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 1.016 mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 1.467 mmol/l) et des modifications des taux de triglycérides à jeun ayant une valeur limite
au début du traitement ( 1.016 - < 1.467 mmol/l) devenant élevée ( 1.467 mmol/l).

11Des modifications des taux de cholestérol total à jeun ayant une valeur normale au début du
traitement (< 4.39 mmol/l) devenant élevée ( 5.17 mmol/l) a été fréquente. Des modifications des
taux de cholestérol total à jeun ayant une valeur limite au début du traitement ( 4.39 - < 5.17 mmol/l)
devenant élevée ( 5.17 mmol/l) ont été très fréquentes.

12Augmentation de la prolactinémie rapportée chez 47,4 % des patients adolescents.

4.9 Surdosage


Signes et symptômes

En cas de surdosage, les symptômes très fréquemment observés (incidence >10 %) sont : tachycardie,
agitation/agressivité, dysarthrie, symptômes extrapyramidaux divers et diminution du niveau de
conscience allant de la sédation au coma.

Les autres effets cliniquement significatifs du surdosage sont : délire, convulsions, coma, éventuel
syndrome malin des neuroleptiques, insuffisance respiratoire, fausse route, hypertension ou
hypotension, arythmies cardiaques (moins de 2 % des cas de surdosage) et arrêt cardio-respiratoire.
Des évolutions fatales ont été rapportées pour des surdosages aigus à une dose aussi basse que 450 mg
mais une évolution favorable a également été rapportée à la suite d'un surdosage par environ 2 g
d'olanzapine orale.

Traitement du surdosage

Il n'y a pas d'antidote spécifique de l'olanzapine. Il n'est pas recommandé de provoquer des
vomissements. La prise en charge standard d'un surdosage peut être utilisée (lavage gastrique,
administration de charbon activé). L'administration concomitante de charbon activé réduit la
biodisponibilité orale de l'olanzapine de 50 à 60 %.

Un traitement symptomatique et une surveillance des fonctions vitales doivent être mis en oeuvre selon
l'état clinique, y compris un traitement de l'hypotension et du collapsus circulatoire et une assistance
respiratoire. Ne pas utiliser l'adrénaline, la dopamine ou un autre bêta-sympathomimétique car la
stimulation des récepteurs bêta adrénergiques peut aggraver l'hypotension. Un monitoring
cardiovasculaire est nécessaire pour déceler d'éventuelles arythmies. Une surveillance médicale étroite
et le monitoring doivent être poursuivis jusqu'à la guérison du patient.


5. PROPRIETES
PHARMACOLOGIQUES

5.1 Propriétés

pharmacodynamiques

Groupe pharmacothérapeutique : diazépines, oxazépines et thiazépines, ATC code N05A H03.

L'olanzapine est un agent antipsychotique, un traitement antimaniaque et thymorégulateur avec un
large profil pharmacologique sur un certain nombre de récepteurs.

Dans les études précliniques, l'olanzapine a montré une affinité pour certains récepteurs (Ki <
100 nM) tels que les récepteurs sérotoninergiques 5-HT2A/2C, 5-HT3, 5-HT6, dopaminergiques D1, D2,
D3, D4, D5, muscariniques cholinergiques M1-M5, 1 adrénergiques et histaminiques H1. Des études de
comportement chez l'animal ont montré un antagonisme des systèmes 5-HT, dopaminergiques et
cholinergiques, ce qui confirme le profil de liaison aux récepteurs. Il a été démontré dans des études in
vitro
que l'olanzapine avait une plus grande affinité pour les récepteurs sérotoninergiques 5-HT2 que
pour les récepteurs dopaminergiques D2, et une plus grande activité in vivo sur les modèles 5-HT2 par
rapport aux modèles D2. Il a été démontré par des études électrophysiologiques que l'olanzapine réduit
de façon sélective la transmission au niveau des neurones dopaminergiques du système mésolimbique
(A10) alors que l'effet observé sur le système striatal (A9) impliqué dans l'activité motrice est limité.
L'olanzapine réduit la réponse d'évitement conditionné, test qui peut indiquer une activité
antipsychotique, à des doses inférieures à celles responsables d'induction de catalepsie, effet qui peut
indiquer la survenue d'effets indésirables moteurs. Contrairement à d'autres agents antipsychotiques,
l'olanzapine augmente la réponse à un test d'"anxiolyse".

Dans une étude de tomographie par émission de positron (PET) chez le volontaire sain utilisant une
dose orale unique (10 mg), l'olanzapine a entraîné une occupation des récepteurs 5-HT2A supérieure à
celle des récepteurs D2. De plus, une étude d'imagerie en tomographie par émission monophotonique
(SPECT) chez des patients schizophrènes a mis en évidence une occupation du système striatal D2
plus faible chez les patients répondant à l'olanzapine que chez les patients répondant à d'autres
antipsychotiques et à la risperidone, et comparable à celle observée chez des patients répondant à la
clozapine.

Dans les deux études versus placebo et dans deux études sur trois réalisées versus produits de
référence chez 2900 patients schizophrènes présentant à la fois une symptomatologie positive et
négative, l'olanzapine a été associée à une amélioration de la symptomatologie positive et négative
statistiquement plus importante que celles observées sous placebo ou sous produits de référence.

Dans un essai international comparatif en double aveugle ayant inclus 1481 patients présentant des
troubles schizophréniques ou schizoaffectifs ou apparentés, associés à des symptômes dépressifs
d'intensités variables (score initial à l'échelle de dépression de Montgomery et Asberg de 16,6), une
analyse prospective dont un critère secondaire de jugement était l'évolution de la symptomatologie
dépressive avant - après traitement a mis en évidence une amélioration statistiquement plus importante
(p = 0,001) dans le groupe de traitement olanzapine (- 6.0) que dans le groupe de traitement
halopéridol (-3,1).

Chez les patients présentant un épisode maniaque ou mixte dans le cadre de troubles bipolaires,
l'olanzapine a montré une efficacité supérieure à celle du placebo et du valproate monosodique sur la
réduction des symptômes maniaques sur 3 semaines. L'olanzapine a également montré des résultats
d'efficacité comparables à l'halopéridol en termes de proportion de patients en rémission des
symptômes maniaques et dépressifs à 6 et 12 semaines. Dans une étude chez des patients traités par le
lithium ou le valproate depuis au moins deux semaines, l'introduction de 10 mg d'olanzapine (en
association avec le lithium ou le valproate), a entraîné après 6 semaines, une réduction des symptômes
maniaques supérieure à celle observée chez les patients traités par le lithium ou le valproate en
monothérapie.

Dans le cadre de l'évaluation de la prévention des récidives dans le trouble bipolaire, une étude
randomisée versus placebo évaluant l'efficacité d'un traitement de 12 mois par olanzapine, a été
menée chez des patients ayant atteint la rémission d'un épisode maniaque après un traitement par
olanzapine. Une différence significative en faveur du groupe olanzapine par rapport au groupe placebo
a été observée pour le critère principal d'évaluation de la récidive dans le trouble bipolaire. Pour les
critères d'évaluation d'une récidive maniaque et d'une récidive dépressive une différence significative
en faveur du groupe olanzapine par rapport au groupe placebo a également été observée.

Une deuxième étude randomisée évaluant la non infériorité à 12 mois de l'olanzapine versus le lithium
dans la prévention des récidives, chez des patients ayant atteint la rémission d'un épisode maniaque,
après un traitement associant l'olanzapine avec le lithium, a été menée. L'olanzapine s'est montrée
statistiquement non-inférieure au lithium sur le taux de récidive, critère principal de l'étude
(olanzapine 30,0 %, lithium 38,3 %; p=0,055).

Dans une étude comparative à 18 mois chez des patients présentant un épisode maniaque ou mixte
stabilisés après un traitement associant l'olanzapine avec un thymorégulateur (lithium ou valproate), le
groupe associant l'olanzapine avec un thymorégulateur (lithium ou valproate) ne présentait pas une
supériorité statistiquement significative par rapport au groupe traité par un thymorégulateur (lithium
ou valproate) seul dans le délai de survenue d'une récidive syndromique.

Population pédiatrique
Les données disponibles chez les adolescents (âgés de 13 à 17 ans) sont limitées à des données
d'efficacité à court terme dans la schizophrénie (6 semaines) et la manie associée à des troubles
bipolaires de type I (3 semaines), impliquant moins de 200 adolescents. L'olanzapine a été utilisée à
une dose flexible démarrant à 2,5 mg et allant jusqu'à 20 mg par jour. Durant le traitement par
l'olanzapine, les adolescents ont pris de manière significative plus de poids comparativement aux
adultes. L'ampleur des modifications des taux à jeun de cholestérol total, de triglycérides, de
cholestérol LDL et de prolactine (voir rubriques 4.4 et 4.8) était plus importante chez les adolescents
que chez les adultes. Il n'y a pas de données sur le traitement de maintien et les données sur la sécurité
au long terme sont limitées (voir rubriques 4.4 et 4.8).


5.2 Propriétés
pharmacocinétiques

L'olanzapine est bien absorbée après administration orale, les concentrations plasmatiques maximales
étant atteintes dans un délai de 5 à 8 heures. L'absorption n'est pas influencée par la présence
d'aliments. La biodisponibilité orale absolue par rapport à l'administration intraveineuse n'a pas été
déterminée.

L'olanzapine est métabolisée dans le foie par conjugaison et oxydation. Le principal métabolite
circulant est le 10-N-glucuronide; il ne franchit pas la barrière hémato-encéphalique. Les cytochromes
P450-CYP1A2 et P450-CYP2D6 entraînent la formation du métabolite N-desmethyl et du métabolite
2-hydroxymethyl. Ces deux métabolites ont montré une activité pharmacologique in vivo
significativement plus faible que l'olanzapine dans les études animales. L'activité pharmacologique
principale est due à la molécule mère, l'olanzapine. Après administration orale, la demi-vie moyenne
d'élimination terminale de l'olanzapine chez le sujet sain varie selon l'âge et le sexe.

Chez le sujet sain âgé (65 ans et plus), par rapport au sujet sain jeune, la demi-vie moyenne
d'élimination de l'olanzapine est prolongée (51,8 versus 33,8 heures) et la clairance est réduite
(17,5 vs 18,2 l/heure). La variabilité pharmacocinétique chez le sujet âgé est comparable à celle
observée chez le sujet jeune. Chez 44 patients schizophrènes et âgés de plus de 65 ans, des doses de
5 à 20 mg par jour n'ont pas été associées à un profil d'effets indésirables particulier.

Chez la femme, par rapport à l'homme, la demi-vie d'élimination moyenne est légèrement prolongée
(36,7 vs 32,3 heures) et la clairance est réduite (18,9 vs 27,3 l/heure). Cependant l'olanzapine (5-20
mg) a montré un profil de sécurité comparable chez la femme (n=467) et chez l'homme (n=869).

Chez les patients atteints d'insuffisance rénale (clairance de la créatinine < 10 ml/min), par rapport
aux sujets sains, ni la demi-vie d'élimination moyenne (37,7 vs 32,4 heures), ni la clairance (21,2 vs
25,0 l/heure) ne sont significativement différentes. Toutefois, des études du bilan de masse ont montré
qu'environ 57 % d'une dose d'olanzapine marquée par un isotope radioactif ont été excrétés dans les
urines, principalement sous forme de métabolites.

Chez les sujets fumeurs avec une insuffisance hépatique modérée, la demi-vie d'élimination moyenne
est prolongée (39,3 heures) et la clairance (18,0 l/heure) est réduite de la même façon que chez les
sujets sains (respectivement 48,8 heures et 14,1 l/heure).

Chez les non fumeurs, par rapport aux fumeurs (hommes et femmes), la demi-vie d'élimination est
prolongée (38,6 vs 30,4 heures) et la clairance est réduite (18.6 vs 27.7 l/heure).

La clairance plasmatique de l'olanzapine est plus faible chez les sujets âgés que chez les sujets jeunes,
chez les femmes que chez les hommes, et chez les non fumeurs que chez les fumeurs. Toutefois,
l'impact de l'âge, du sexe ou du tabagisme sur la clairance et la demi-vie de l'olanzapine est faible par
rapport à la variabilité globale interindividuelle.

Une étude comprenant des sujets caucasiens, japonais et chinois, n'a montré aucune différence dans
les paramètres pharmacocinétiques entre les trois populations.

Le taux de fixation de l'olanzapine aux protéines plasmatiques est d'environ 93 %, pour une
fourchette de concentration allant d'environ 7 à 1000 ng/ml. L'olanzapine se lie essentiellement à
l'albumine et à l'1-glycoprotéine acide.

Population pédiatrique
Adolescents (âgés de 13 à 17 ans): les paramètres pharmacocinétiques de l'olanzapine sont similaires
entre les adolescents et les adultes. Dans des études cliniques, la moyenne d'exposition à l'olanzapine
était approximativement supérieure de 27 % chez les adolescents. Les différences démographiques
entre les adolescents et les adultes concernent un poids corporel moyen inférieur et un nombre moins
important de fumeurs chez les adolescents. De tels facteurs pourraient contribuer à l'observation de la
moyenne d'exposition plus élevée chez les adolescents.

5.3 Données de sécurité préclinique

Toxicité aiguë (dose unique)

Les signes de toxicité après administration orale chez les rongeurs sont caractéristiques des
neuroleptiques puissants : hypoactivité, coma, tremblements, convulsions cloniques, hypersalivation,
et diminution de la prise de poids. Les doses médianes létales étaient d'environ 210 mg/kg (souris) et
175 mg/kg (rats). Les chiens ont toléré des doses orales uniques allant jusqu'à 100 mg/kg sans
décéder. Les signes cliniques observés ont été les suivants : sédation, ataxie, tremblements et
accélération de la fréquence cardiaque, respiration difficile, myosis et anorexie. Chez le singe, des
doses orales uniques allant jusqu'à 100 mg/kg ont entraîné une prostration, et à des doses supérieures,
un état de semi-inconscience.

Toxicité à doses répétées

Dans des études d'une durée allant jusqu'à 3 mois chez la souris et jusqu'à 1 an chez le rat et le chien,
les effets essentiels ont été une dépression du SNC, des effets anticholinergiques et des troubles
hématologiques périphériques. Une tolérance est apparue pour la dépression du SNC. Les paramètres
de croissance ont été diminués aux fortes doses. Les effets réversibles liés à l'augmentation de la
prolactinémie chez la rate comprenaient une diminution du poids des ovaires et de l'utérus, des
modifications morphologiques de l'épithélium vaginal et de la glande mammaire.

Toxicité hématologique : Des effets hématologiques ont été observés dans chacune des espèces, y
compris des diminutions dose-dépendantes du nombre des leucocytes circulants chez la souris et une
diminution non spécifique des leucocytes circulants chez le rat ; cependant, aucun signe de
cytotoxicité médullaire n'a été mis en évidence. Une neutropénie réversible, une thrombocytopénie
périphérique ou une anémie sont survenues chez quelques chiens traités par 8 ou 10 mg/kg/j
(l'exposition totale à l'olanzapine [ASC] étant 12 à 15 fois plus élevée que celle d'un homme ayant
reçu une dose de 12 mg). Chez des chiens cytopéniques, aucun effet indésirable sur les cellules
souches ou prolifératives de la moelle osseuse n'a été observé.

Toxicité de la reproduction

L'olanzapine n'a montré aucun effet tératogène. La sédation a eu un effet sur la capacité
d'accouplement des rats mâles. Les cycles oestraux ont été affectés aux doses de 1,1 mg/kg (soit 3 fois
la posologie maximale chez l'homme) et les paramètres de reproduction ont été influencés chez les rats
ayant reçu des doses de 3 mg/kg (9 fois la posologie maximale chez l'homme). Dans les portées de rats
ayant reçu de l'olanzapine, un retard du développement foetal et une diminution transitoire du taux
d'activité des petits ont été observés.

Mutagénicité

L'olanzapine n'a montré aucun effet mutagène ni clastogène, lors d'une série complète de tests
standard, tels que tests de mutation bactérienne, et tests in vitro et in vivo sur mammifères.

Carcinogénicité

D'après les résultats des études chez la souris et le rat, il a été conclu que l'olanzapine n'est pas
carcinogène.



6. DONNEES
PHARMACEUTIQUES

6.1 Liste

des
excipients

Noyau du comprimé
Lactose monohydraté
Hyprolose
Crospovidone
Cellulose microcristalline
Stéarate de magnésium

Enrobage du comprimé
Hypromellose
Mélange de couleur blanche (hypromellose, dioxyde de titane E171, macrogol, polysorbate 80)
Cire Carnauba
Encre bleue indélébile (shellac, macrogol, propylene glycol, indigotine E132)

6.2 Incompatibilités

Sans objet

6.3 Durée de conservation

3 ans.

6.4 Précautions particulières de conservation

A conserver dans l'emballage extérieur d'origine, à l'abri de la lumière et de l'humidité.

6.5 Nature et contenu de l'emballage extérieur

Plaquettes thermoformées d'aluminium dans des étuis de 28, 35, 56 ou 70 comprimés par boîte.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6 Précautions particulières d'élimination

Pas d'exigences particulières.


7.
TITULAIRE DE L'AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

Eli Lilly Nederland BV, Grootslag 1-5, NL-3991 RA Houten, Pays-Bas.


8.

NUMEROS D'AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

EU/1/96/022/011 - ZYPREXA - 7,5 mg - comprimés enrobés - 28 comprimés par boîte.
EU/1/96/022/006 - ZYPREXA - 7,5 mg - comprimés enrobés - 56 comprimés par boîte.
EU/1/96/022/025 - ZYPREXA - 7,5 mg - comprimés enrobés - 35 comprimés par boîte.
EU/1/96/022/031 - ZYPREXA - 7,5 mg - comprimés enrobés - 70 comprimés par boîte.


9.

DATE DE LA PREMIERE AUTORISATION / DE RENOUVELLEMENT DE
L'AUTORISATION


Date de la première autorisation : 27 septembre 1996
Date du dernier renouvellement: 27 septembre 2006


10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE


1.
DENOMINATION DU MEDICAMENT

ZYPREXA 10 mg comprimés enrobés.


2.
COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chaque comprimé enrobé contient 10 mg d'olanzapine.

Excipient : Chaque comprimé enrobé contient 312 mg de lactose monohydraté.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.


3. FORME

PHARMACEUTIQUE

Comprimés enrobés.

Comprimés enrobés ronds et blancs, sur lesquels sont imprimés "LILLY" ainsi qu'un code
d'identification numérique "4117".


4. DONNEES
CLINIQUES

4.1 Indications
thérapeutiques

Adultes
L'olanzapine est indiquée dans le traitement de la schizophrénie.

Chez les patients ayant initialement répondu au traitement, l'olanzapine a démontré son efficacité à
maintenir cette amélioration clinique au long cours.

L'olanzapine est indiquée dans le traitement des épisodes maniaques modérés à sévères.

L'olanzapine est indiquée dans la prévention des récidives chez les patients présentant un trouble
bipolaire, ayant déjà répondu au traitement par l'olanzapine lors d'un épisode maniaque (voir rubrique
5.1).

4.2 Posologie et mode d'administration

Adultes
Schizophrénie : La dose initiale recommandée de l'olanzapine est de 10 mg par jour.

Episode maniaque : la dose initiale est de 15 mg par jour en une seule prise en monothérapie ou 10 mg
par jour en association (voir rubrique 5.1).

Prévention des récidives dans le cadre d'un trouble bipolaire : La dose initiale recommandée est de
10 mg/jour. Chez les patients traités par l'olanzapine lors d'un épisode maniaque, pour la prévention
des récidives, le traitement sera maintenu à la même dose. Si un nouvel épisode (maniaque, mixte ou
dépressif) survient, le traitement par l'olanzapine doit être poursuivi (à la posologie optimale). Selon
l'expression clinique de l'épisode, un traitement de la symptomatologie thymique sera associé.

Dans toutes les indications, la posologie journalière de l'olanzapine peut être adaptée en fonction de
l'état clinique du patient entre 5 et 20 mg par jour. Une augmentation à des doses plus importantes que
la dose initiale recommandée n'est conseillée qu'après une réévaluation clinique appropriée et ne doit
généralement être envisagée qu'à intervalles de 24 heures minimum. L'olanzapine peut être
administrée pendant ou en dehors des repas, la prise de nourriture n'ayant pas d'incidence sur
l'absorption. Il convient de diminuer progressivement les doses lors de l'arrêt de l'olanzapine.

Enfants et adolescents
L'utilisation de l'olanzapine chez les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans n'est pas
recommandée du fait du manque de données sur la sécurité d'emploi et l'efficacité. Une prise de
poids, des anomalies lipidiques et des taux de prolactine ont été rapportées selon une ampleur plus
élevée dans les études à court terme chez les patients adolescents comparativement aux études chez les
patients adultes (voir rubriques 4.4, 4.8, 5.1 et 5.2).

Patients âgés
Une dose initiale plus faible (5 mg par jour) n'est pas indiquée de façon systématique mais doit être
envisagée chez les patients âgés de 65 ans et plus lorsque des facteurs cliniques le justifient (voir
rubrique 4.4).

Insuffisants rénaux et/ou hépatiques
Une dose initiale plus faible (5 mg par jour) doit être envisagée pour ces patients. En cas
d'insuffisance hépatique modérée (cirrhose, Child-Pugh de classe A ou B), la dose initiale devra être
de 5 mg et sera augmentée avec précaution.

Sexe
La dose initiale et l'intervalle de doses ne nécessitent pas d'adaptation chez la femme par rapport à
l'homme.

Fumeurs
La dose initiale et l'intervalle de doses ne nécessitent pas d'adaptation chez les non fumeurs par
rapport aux fumeurs.

L'existence de plus d'un facteur pouvant ralentir le métabolisme (sexe féminin, sujet âgé, non fumeur)
peut justifier une réduction de la dose initiale. Lorsqu'elle est indiquée, l'augmentation posologique
sera faite avec précaution chez ces patients.

(Voir rubriques 4.5 et 5.2).

4.3 Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients.
Patients présentant un risque connu de glaucome à angle fermé.

4.4 Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Lors d'un traitement antipsychotique, l'amélioration clinique du patient peut nécessiter plusieurs jours
voire plusieurs semaines. Les patients doivent être étroitement surveillés pendant cette période.

Démence accompagnée de troubles psychotiques et/ou troubles du comportement
L'olanzapine n'est pas indiquée dans le traitement de la démence accompagnée de troubles
psychotiques et/ou troubles du comportement et son utilisation chez ce groupe spécifique de patients
est déconseillée du fait d'une augmentation du risque de mortalité et d'accidents vasculaires
cérébraux. Au cours d'essais cliniques contrôlés versus placebo (durée de 6 à 12 semaines), réalisés
chez des patients âgés (âge moyen 78 ans) souffrant de démence accompagnée de troubles
psychotiques et/ou de troubles du comportement, l'incidence des décès dans le groupe olanzapine a été
deux fois plus importante que celle observée dans le groupe placebo (3.5 versus 1.5 %
respectivement). L'incidence plus élevée de décès n'a pas été corrélée à la dose d'olanzapine (dose
moyenne quotidienne de 4,4 mg) ou à la durée de traitement. Dans cette population de patients, un âge
supérieur à 65 ans, une dysphagie, une sédation, une malnutrition et une déshydratation, une
pathologie pulmonaire (telle qu'une pneumopathie avec ou sans inhalation) ou une utilisation
concomitante de benzodiazépines peuvent être des facteurs prédisposant à une augmentation du risque
de mortalité. Néanmoins, indépendamment de ces facteurs de risque, l'incidence de mortalité a été
supérieure dans le groupe olanzapine (comparativement au placebo).


Des événements indésirables vasculaires cérébraux (tels qu'accidents vasculaires cérébraux, accidents
ischémiques transitoires), dont certains à issue fatale, ont été rapportés dans ces mêmes essais
cliniques. Trois fois plus d'événements indésirables vasculaires cérébraux ont été rapportés dans le
groupe de patients traités par olanzapine comparativement au groupe de patients traités par placebo
(1,3 % versus 0,4 % respectivement). Tous les patients traités par olanzapine ou par placebo ayant
présenté un événement vasculaire cérébral, avaient des facteurs de risque préexistants. Un âge
supérieur à 75 ans et une démence de type vasculaire ou mixte ont été identifiés comme des facteurs
de risque d'événements indésirables vasculaires cérébraux dans le groupe olanzapine. L'efficacité de
l'olanzapine n'a pas été démontrée dans ces essais.

Maladie de Parkinson
L'administration de l'olanzapine à des patients parkinsoniens atteints de psychoses médicamenteuses
(agonistes dopaminergiques) est déconseillée. Au cours d'essais cliniques, une aggravation de la
symptomatologie parkinsonienne et des hallucinations ont été très fréquemment rapportées et de façon
plus fréquente qu'avec le placebo (voir rubrique 4.8) ; l'olanzapine n'était pas plus efficace que le
placebo dans le traitement des symptômes psychotiques. Dans ces essais, les patients devaient être
stabilisés en début d'étude avec la posologie minimale efficace du traitement anti-parkinsonien
(agoniste dopaminergique) et poursuivre le même traitement antiparkinsonien, au même dosage,
pendant toute l'étude. La posologie initiale de l'olanzapine était de 2,5 mg/jour puis pouvait être
ajustée par l'investigateur jusqu'à un maximum de 15 mg/jour.

Syndrome Malin des Neuroleptiques (SMN)
Le Syndrome Malin des Neuroleptiques (SMN) est un syndrome potentiellement mortel associé au
traitement antipsychotique. De rares cas rapportés comme Syndrome Malin des Neuroleptiques
(SMN) ont également été notifiés sous olanzapine. Les signes cliniques du SMN sont l'hyperthermie,
la rigidité musculaire, l'altération des facultés mentales, et des signes d'instabilité neuro-végétative
(instabilité du pouls et de la pression artérielle, tachycardie, hypersudation et troubles du rythme
cardiaque). Peuvent s'ajouter des signes tels qu'élévation des CPK, myoglobinurie (rhabdomyolyse) et
insuffisance rénale aiguë. Si un patient présente des signes ou des symptômes évoquant un SMN, ou
une hyperthermie inexpliquée non accompagnée d'autres signes de SMN, tous les médicaments
antipsychotiques y compris olanzapine doivent être arrêtés.

Hyperglycémie et diabète
De rares cas d'hyperglycémie et/ou de survenue ou exacerbation d'un diabète, associés parfois à une
acidocétose ou un coma, avec une issue fatale pour certains cas, ont été rapportés (voir rubrique 4.8).
Dans certains cas, une prise de poids antérieure, qui pourrait être un facteur prédisposant, a été
rapportée. Une surveillance clinique appropriée est souhaitable conformément aux recommandations
en vigueur sur les antipsychotiques. Les patients traités par antipsychotiques, incluant ZYPREXA,
doivent être surveillés afin de détecter les signes et symptômes d'une hyperglycémie (tels que
polydipsie, polyurie, polyphagie et faiblesse) et les patients ayant un diabète de type II ou des facteurs
de risque de diabète de type II doivent être suivis régulièrement pour surveiller la détérioration du
contrôle de la glycémie. Le poids doit être surveillé régulièrement.

Anomalies lipidiques
Des anomalies lipidiques ont été observées chez des patients traités par l'olanzapine au cours d'essais
cliniques versus placebo (voir rubrique 4.8). Les modifications lipidiques doivent être prises en charge
de façon appropriée au plan clinique, notamment chez les patients présentant des troubles lipidiques et
chez les patients ayant des facteurs de risque pouvant favoriser le développement de troubles
lipidiques. Le bilan lipidique des patients traités par antipsychotiques, incluant ZYPREXA, doit être
surveillé régulièrement conformément aux recommandations en vigueur sur les antipsychotiques.

Activité anticholinergique
Bien que l'olanzapine ait montré une activité anticholinergique in vitro, l'incidence des effets liés à
cette activité a été faible au cours des essais cliniques. Cependant, l'expérience clinique de
l'olanzapine étant limitée chez les patients ayant une pathologie associée, la prudence est
recommandée lors de sa prescription chez des patients présentant des symptômes d'hypertrophie
prostatique, d'iléus paralytique ou de toute autre pathologie en rapport avec le système cholinergique.

Fonction hépatique
Des élévations transitoires et asymptomatiques des transaminases (ALAT et ASAT) ont été
fréquemment observées notamment en début de traitement. La prudence s'impose chez les patients
présentant une élévation des ALAT et/ou des ASAT, chez les patients présentant des signes et des
symptômes évocateurs d'une atteinte hépatique, chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique
pré-traitement et chez les patients traités par des médicaments potentiellement hépatotoxiques. La
survenue d'une élévation des ALAT et/ou des ASAT en cours de traitement doit faire envisager un
suivi et éventuellement une réduction posologique. Dans les cas où une hépatite a été diagnostiquée
(comprenant des atteintes hépatiques cytolytiques, cholestatiques ou mixtes), le traitement par
olanzapine doit être arrêté.

Neutropénie
La prudence s'impose chez les patients dont le nombre de leucocytes et/ou de neutrophiles est faible
quelle qu'en soit la cause, chez les patients recevant des médicaments connus pour induire des
neutropénies, chez les patients ayant des antécédents de dépression médullaire ou de myélotoxicité
médicamenteuse, chez les patients atteints de dépression médullaire qu'elle soit en relation avec une
pathologie intercurrente, une radiothérapie ou une chimiothérapie et chez les patients atteints
d'hyperéosinophilie ou de syndromes myéloprolifératifs. Des neutropénies ont été fréquemment
rapportées lors de l'administration concomitante de l'olanzapine et du valproate (voir rubrique 4.8).

Arrêt du traitement
Des symptômes aigus tels que sueurs, insomnie, tremblements, anxiété, nausées ou vomissements ont
été très rarement rapportés (<0.01 %) lors de l'arrêt brutal du traitement par olanzapine.

Intervalle QT
Au cours des essais cliniques, un allongement du QTc cliniquement significatif (QT corrigé selon la
formule de Fridericia [QTcF] 500 millisecondes [msec] à n'importe quel moment après l'inclusion
chez les patients ayant à l'inclusion un QTcF < 500 msec) a été rapporté de manière peu fréquente
(0,1 % à 1 %) chez les patients traités par olanzapine, sans différence significative par rapport au
placebo quant aux évènements cardiaques associés. Cependant, comme avec d'autres
antipsychotiques, la prudence est recommandée lors de la co-prescription avec des médicaments
connus pour allonger l'intervalle QTc notamment chez le sujet âgé ou chez des patients présentant un
syndrome de QT long congénital, une insuffisance cardiaque congestive, une hypertrophie cardiaque,
une hypokaliémie ou une hypomagnésiémie.

Atteintes thrombo-emboliques
Des atteintes thrombo-emboliques veineuses ont été très rarement rapportées avec l'olanzapine
(<0.01 %). Il n'a pas été établi de lien de causalité entre la survenue de ces atteintes et le traitement
par olanzapine. Cependant les patients schizophrènes présentant souvent des facteurs de risque
thrombo-embolique veineux, tout facteur de risque potentiel d'atteintes thrombo-emboliques
veineuses (telle l'immobilisation prolongée) doit être identifié et des mesures préventives mises en
oeuvre.

Activité générale sur le Système Nerveux Central
Compte-tenu des principaux effets de l'olanzapine sur le Système Nerveux Central, il faudra être
prudent lors de l'association avec des médicaments à action centrale et avec l'alcool. Du fait de son
activité antagoniste de la dopamine in vitro, l'olanzapine peut antagoniser les effets des agonistes
directs et indirects de la dopamine.

Convulsions

L'olanzapine doit être utilisée avec prudence chez les patients qui ont des antécédents de convulsions
ou qui sont placés dans des conditions susceptibles d'abaisser leur seuil convulsif. De rares cas de
convulsions ont été rapportés chez les patients traités par olanzapine. Dans la plupart de ces cas, il
existait soit des antécédents de convulsions soit des facteurs de risque de convulsions.


Dyskinésie tardive
Dans les études comparatives de durée inférieure ou égale à un an, la survenue des dyskinésies liées au
traitement a été significativement plus faible dans le groupe olanzapine. Cependant le risque de
survenue de dyskinésie tardive augmentant avec la durée de l'exposition, la réduction posologique
voire l'arrêt du traitement doivent être envisagés dès l'apparition de signes de dyskinésie tardive. Ces
symptômes peuvent provisoirement s'aggraver ou même survenir après l'arrêt du traitement.

Hypotension orthostatique
Une hypotension orthostatique a été rarement observée chez les sujets âgés lors des essais cliniques.
Comme avec d'autres antipsychotiques, il est recommandé de mesurer périodiquement la pression
artérielle des patients de plus de 65 ans.

Mort subite d'origine cardiaque
Depuis la commercialisation de l'olanzapine, des cas de mort subite d'origine cardiaque ont été
rapportés chez les patients traités avec l'olanzapine. Dans une étude observationnelle rétrospective, le
risque de mort subite présumée d'origine cardiaque chez les patients traités avec l'olanzapine a été
environ le double du risque existant chez les patients ne prenant pas d'antipsychotiques. Dans cette
étude, le risque avec l'olanzapine a été comparable au risque avec des antispychotiques atypiques
inclus dans une analyse groupée.

Utilisation chez les enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans
L'olanzapine n'est pas indiquée chez les enfants et les adolescents. Des études réalisées chez des
patients âgés de 13 à 17 ans ont montré divers événements indésirables, incluant prise de poids,
modification des paramètres métaboliques et élévations des taux sanguins de prolactine. Les effets à
long terme associés à ces évènements n'ont pas été étudiés et demeurent inconnus (voir rubriques 4.8
et 5.1).

Lactose
Les comprimés de ZYPREXA contiennent du lactose. Les patients présentant des problèmes
héréditaires rares d'intolérance au galactose, de déficit en lactase de Lapp ou de malabsorption du
galactose ne doivent pas prendre ce médicament.

4.5 Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Les études d'interaction ont été réalisées uniquement chez l'adulte.

Interactions potentielles ayant un effet sur l'olanzapine
L'olanzapine étant métabolisée par le cytochrome CYP1A2, les produits qui stimulent ou inhibent
spécifiquement cette isoenzyme peuvent modifier les paramètres pharmacocinétiques de l'olanzapine.

Induction du CYP1A2
Le métabolisme de l'olanzapine peut être stimulé par le tabagisme et la carbamazépine, ce qui peut
entraîner une diminution des concentrations plasmatiques de l'olanzapine. Seule une augmentation
légère à modérée de la clairance de l'olanzapine a été observée. Il est probable que les conséquences
cliniques soient limitées, mais une surveillance clinique est recommandée et une augmentation de la
posologie de l'olanzapine peut être envisagée, si nécessaire (voir rubrique 4.2).

Inhibition du CYP1A2
Il a été montré que la fluvoxamine, inhibiteur spécifique du CYP1A2, inhibe significativement le
métabolisme de l'olanzapine. La fluvoxamine entraîne une augmentation moyenne de la Cmax de
l'olanzapine de 54 % chez les femmes non-fumeuses et de 77 % chez les hommes fumeurs.
L'augmentation moyenne de l'ASC de l'olanzapine était respectivement de 52 % et de 108 %. Une
posologie initiale plus faible de l'olanzapine doit être envisagée chez les patients traités par la
fluvoxamine ou tout autre inhibiteur du CYP1A2 comme par exemple la ciprofloxacine. Une
diminution de la posologie de l'olanzapine doit être envisagée si un traitement par un inhibiteur du
CYP1A2 est instauré.

Diminution de la biodisponibilité
Le charbon activé diminue la biodisponibilité de l'olanzapine par voie orale de 50 à 60 % et doit être
pris au moins 2 heures avant ou après l'administration de l'olanzapine.

Avec la fluoxétine (inhibiteur du CYP2D6), des doses uniques d'anti-acides (aluminium, magnésium)
ou la cimétidine il n'a pas été retrouvé d'effet significatif sur les paramètres pharmacocinétiques de
l'olanzapine.

Effets potentiels de l'olanzapine sur les autres médicaments

L'olanzapine peut antagoniser les effets directs et indirects des agonistes dopaminergiques.

L'olanzapine n'inhibe pas les principales isoenzymes du CYP450 in vitro (c'est-à-dire 1A2, 2D6, 2C9,
2C19, 3A4). Par conséquent, aucune interaction particulière n'est attendue comme cela a pu être
vérifié lors d'études in vivo au cours desquelles aucune inhibition du métabolisme des produits actifs
suivants n'a été mise en évidence : antidépresseurs tricycliques (représentant principalement la voie du
CYP2D6), la warfarine (CYP2C9), la théophylline (CYP1A2), ou le diazépam (CYP3A4 et 2C19).

Aucune interaction n'a été mise en évidence lors de la prise concomitante de l'olanzapine et du lithium
ou du bipéridène.

Le suivi des taux plasmatiques du valproate n'a pas montré la nécessité d'adapter la posologie du
valproate après l'instauration d'un traitement par l'olanzapine.

Activité générale sur le Système Nerveux Central
La prudence est recommandée chez les patients qui consomment de l'alcool ou qui sont traités par des
médicaments dépresseurs du système nerveux central.

L'utilisation concomitante de l'olanzapine et de médicaments anti-parkinsonien chez les patients
atteints de la maladie de Parkinson et de démence est déconseillée (voir rubrique 4.4).

Intervalle QTc
La prudence s'impose si l'olanzapine est administrée de manière concomitante avec des médicaments
connus pour allonger l'intervalle QTc (voir rubrique 4.4).

4.6 Grossesse
et
allaitement

Aucune étude contrôlée spécifique n'a été réalisée chez la femme enceinte. Les patientes doivent être
averties de la nécessité d'informer leur médecin de toute grossesse ou désir de grossesse au cours du
traitement par l'olanzapine. Cependant, l'expérience chez la femme étant limitée, l'olanzapine ne doit
être administrée pendant la grossesse que si les bénéfices potentiels justifient les risques foetaux
potentiels.

De très rares cas de tremblements, hypertonie, léthargie et somnolence ont été spontanément rapportés
chez des nouveau-nés de mères traitées par l'olanzapine durant le 3ème trimestre de grossesse.

Dans une étude chez des femmes volontaires qui allaitaient, l'olanzapine a été retrouvée dans le lait
maternel. L'exposition moyenne des nouveau-nés à l'état d'équilibre (en mg/kg) a été estimée à
environ 1,8 % de la dose d'olanzapine reçue par la mère (en mg/kg). L'allaitement maternel est donc
déconseillé aux patientes en cours de traitement par olanzapine.

4.7 Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés. En
raison du risque de somnolence et de vertiges, les patients doivent être avertis sur ce risque lors de
l'utilisation de machines, y compris la conduite de véhicules à moteur.


4.8 Effets
indésirables

Adultes
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés ( 1 % des patients) au cours des essais
cliniques ont été : somnolence, prise de poids, éosinophilie, augmentation des taux de prolactine, de
cholestérol, de la glycémie et de la triglycéridémie (voir rubrique 4.4), glucosurie, augmentation de
l'appétit, sensation vertigineuse, akathisie, parkinsonisme (voir rubrique 4.4), dyskinésie, hypotension
orthostatique, effets anticholinergiques, élévations transitoires asymptomatiques des enzymes
hépatiques (voir rubrique 4.4), rash, asthénie, fatigue et oedème.
La liste des effets indésirables présentés dans le tableau suivant a été établie à partir du recueil des
évènements indésirables et des examens de laboratoire issus de la notification spontanée et des essais
cliniques.
Au sein de chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité
décroissante.
Les catégories de fréquence sont définies ainsi: Très fréquent ( 10 %), fréquent ( 1 %, < 10 %), peu
fréquent ( 0, 1 %, < 1 %), rare ( 0, 01 %, < 0,1 %), très rare (< 0,01 %), fréquence indéterminée (ne
peut être estimée sur la base des données disponibles).

Très fréquent
Fréquent
Peu fréquent
Fréquence indéterminée
Affections hématologiques et du système lymphatique

Eosinophilie Leucopénie Thrombocytopénie
Neutropénie
Affections du système immunitaire


Réaction
allergique
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Prise de poids 1
Augmentation de la
Survenue
ou
exacerbation
cholestérolémie2,3
d'un diabète, associée
Augmentation de la
parfois à une acidocétose
glycémie 4
ou un coma, avec une
Augmentation de la
issue fatale pour certains
triglycéridémie 2,5
cas (voir rubrique 4.4)
Glucosurie
Hypothermie
Augmentation de
l'appétit
Affections du système nerveux
Somnolence Vertiges

Convulsions avec, dans la
Akathisie 6
plupart des cas, des
Parkinsonisme 6
antécédents de
Dyskinésie 6
convulsions ou bien des
facteurs de risque de
convulsions rapportés.
Syndrome Malin des
Neuroleptiques (voir
rubrique 4.4)
Dystonie (incluant des
crises oculogyres)
Dyskinésie tardive
Symptômes à l'arrêt du
traitement. 7
Affections cardiaques


Bradycardie
Tachycardie/fibrillation
Allongement du QTc
ventriculaire
(voir rubrique 4.4)
Mort subite (voir
rubrique 4.4)
Affections vasculaires
Hypotension
Atteinte
thrombo-
orthostatique
embolique (comprenant
embolie pulmonaire et
thrombose veineuse
profonde)
Affections gastro-intestinales

Effets anticholinergiques Pancréatite
légers et transitoires tels
que constipation et
bouche sèche
Affections hépatobiliaires

Elévations transitoires et

Hépatite (comprenant des
asymptomatiques des
atteintes hépatiques
enzymes hépatiques
cytolytiques,
(ASAT, ALAT),
cholestatiques ou mixtes)
particulièrement en début
de traitement (voir
rubrique 4.4).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Rash
Réaction
de

photosensibilité
Alopécie
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Rhabdomyolyse
Affections du rein et des voies urinaires
Incontinence
urinaire
Dysurie
Affections des organes de reproduction et du sein
Priapisme
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Asthénie


Fatigue
Oedème
Investigations
Augmentation de la

Elévation de la créatine Augmentation des
prolactinémie 8
phosphokinase
phosphatases alcalines
Augmentation de la
bilirubine totale

1Une prise de poids cliniquement significative a été observée dans toutes les catégories d'Indice de
Masse Corporelle (IMC) de départ. Après un traitement de courte durée (durée médiane de 47 jours),
une augmentation de poids supérieure ou égale à 7 % par rapport au poids initial a été très fréquente
(22 %), une augmentation de poids supérieure ou égale à 15 % par rapport au poids initial a été
fréquente (4,2 %) et une augmentation de poids supérieure ou égale à 25 % par rapport au poids initial
a été peu fréquente (0,8 %). Une augmentation de poids supérieure ou égale à 7 %, à 15 % et à 25 %
par rapport au poids initial a été très fréquente (64,4 %, 31,7 % et 12,3 % respectivement) lors d'une
utilisation prolongée (au moins 48 semaines).

2Les augmentations moyennes des taux lipidiques à jeun (cholestérol total, cholestérol LDL et
triglycérides) ont été plus élevées chez les patients sans signes de trouble des lipides au début du
traitement.

3Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 5.17mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 6.2mmol/l). Une augmentation des taux de cholestérol total à jeun ayant une valeur limite au
début du traitement ( 5.17 - < 6.2mmol/l) à des valeurs élevées ( 6.2mmol/l) a été très fréquente.

4Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 5.56mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 7mmol/l). Une augmentation des taux de glucose à jeun ayant une valeur limite au début du
traitement ( 5.56 - < 7mmol/l) à des valeurs élevées ( 7mmol/l) a été très fréquente.


5Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 1.69mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 2.26mmol/l). Une augmentation des taux de triglycérides à jeun ayant une valeur limite au
début du traitement ( 1.69 - < 2.26mmol/l) à des valeurs élevées ( 2.26mmol/l) a été très fréquente.

6Au cours d'essais cliniques, l'incidence des troubles parkinsoniens et des dystonies dans le groupe
olanzapine était numériquement supérieure à celle du groupe placebo (pas de différence statistique
significative). Les patients traités par l'olanzapine ont présenté une plus faible incidence de troubles
parkinsoniens, d'akathisie et de dystonie que les patients traités par l'halopéridol à des posologies
comparables. En l'absence d'information précise concernant les antécédents de mouvements
anormaux extrapyramidaux de survenue aiguë ou tardive, on ne peut conclure à ce jour que
l'olanzapine entraîne moins de dyskinésies tardives et/ou de syndromes extrapyramidaux tardifs.

7Des symptômes aigus tels sueurs, insomnie, tremblement, anxiété, nausée et vomissement ont été
rapportés lors de l'arrêt brutal du traitement par olanzapine.

8Dans des études cliniques allant jusqu'à 12 semaines, une prolactinémie dépassant la limite
supérieure de la normale a été observée chez environ 30 % des patients traités avec l'olanzapine et
ayant un taux de prolactine normal au début du traitement. Chez la majorité de ces patients, les
augmentations étaient généralement légères et sont restées inférieures à deux fois la limite supérieure
de la normale. Chez les patients souffrant de schizophrénie, les taux de prolactine moyens ont diminué
sans interruption du traitement, alors que des augmentations moyennes ont été observées chez les
patients avec d'autres diagnostiques. Les variations moyennes étaient modérées. Généralement, chez
les patients traités avec l'olanzapine, les répercussions cliniques potentiellement associées au niveau
mammaire et sur les cycles menstruels (par exemple, aménorrhée, tension mammaire, galactorrhée
chez les femmes et gynécomastie/tension mammaire chez les hommes) ont été peu fréquentes. Des
réactions indésirables potentiellement associées à la fonction sexuelle (par exemple, dysfonction
érectile chez les hommes et diminution de la libido chez les femmes et les hommes) ont été
fréquemment observées.

Utilisation prolongée (au moins 48 semaines)
La proportion de patients ayant présenté des modifications indésirables cliniquement significatives du
poids (augmentation), du glucose, du cholestérol total/HDL/LDL ou des triglycérides a augmenté au
cours du temps. Chez les patients adultes qui ont suivi 9-12 mois de traitement, le taux d'augmentation
de la glycémie sanguine moyenne a diminué après 6 mois environ.

Information complémentaire concernant des populations particulières
Au cours d'essais cliniques chez des patients âgés déments, le traitement par olanzapine a été associé à
une incidence supérieure de décès et d'événements indésirables vasculaires cérébraux par rapport au
placebo (voir rubrique 4.4). Une démarche anormale et des chutes ont été des événements indésirables
très fréquemment rapportés avec olanzapine. Des pneumopathies, une augmentation de la température
corporelle, une léthargie, un érythème, des hallucinations visuelles et des incontinences urinaires ont
été fréquemment observés.
Au cours d'essais cliniques menés chez des patients parkinsoniens souffrant de psychoses
médicamenteuses (agonistes dopaminergiques), une aggravation de la symptomatologie
parkinsonienne et des hallucinations ont été très fréquemment rapportées et ce, de façon plus
fréquente, qu'avec le placebo.

Au cours d'un essai clinique mené chez des patients présentant un épisode maniaque dans le cadre de
troubles bipolaires, lors de la prise concomitante de valproate la fréquence des neutropénies a été de
4,1 %; un facteur contributif potentiel pourrait être des taux plasmatiques élevés de valproate. Une
augmentation supérieure à 10 % des cas de tremblements, bouche sèche, augmentation de l'appétit et
prise de poids a été observée lors de l'association de l'olanzapine au lithium ou au valproate. Des
troubles de l'élocution ont également été fréquemment rapportés. Lors de l'association de l'olanzapine
au lithium ou au valproate une augmentation supérieure ou égale à 7 % du poids initial est survenue
chez 17,4 % des patients pendant la phase aiguë du traitement (jusqu'à 6 semaines). Lors du traitement
au long cours par l'olanzapine (jusqu'à 12 mois) dans la prévention des récidives chez les patients
présentant un trouble bipolaire, une augmentation de poids supérieure ou égale à 7 % par rapport au
poids initial a été rapportée chez 39,9 % des patients.

Enfants et adolescents
L'olanzapine n'est pas indiquée chez les enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans. Bien
qu'aucune étude clinique comparant les adolescents aux adultes n'ait été réalisée, les données issues
des études réalisées chez l'adolescent ont été comparées à celles issues des essais chez l'adulte.

Le tableau suivant résume les effets indésirables rapportés avec une fréquence plus importante chez
les patients adolescents (âgés de 13 à 17 ans) que chez les patients adultes ou les effets indésirables
uniquement observés lors des essais cliniques de courte durée réalisés chez les patients adolescents.
Une prise de poids cliniquement significative ( 7 %) surviendrait plus fréquemment chez les
adolescents comparés à des patients adultes avec une exposition comparable. L'amplitude de la prise
de poids et la proportion des patients adolescents qui ont eu une augmentation du poids cliniquement
significative ont été plus importantes lors d'une exposition prolongée (au moins 24 semaines) que lors
d'une exposition de courte durée.

Au sein de chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité
décroissante.
Les catégories de fréquence sont définies ainsi: Très fréquent ( 10 %), fréquent ( 1 %, < 10 %).

Troubles du métabolisme et de la nutrition
Très fréquent: Prise de poids 9, augmentation de la triglycéridémie10, augmentation de l'appétit.
Fréquent: Augmentation de la cholestérolémie 11
Affections du système nerveux
Très fréquent: Sédation (dont hypersomnie, léthargie, somnolence)
Affections gastro-intestinales
Fréquent: Bouche sèche
Affections hépatobiliaires
Très fréquent: Elévations des enzymes hépatiques (ASAT, ALAT ; voir rubrique 4.4).
Investigations
Très fréquent: Diminution de la bilirubine totale, augmentation de la Gamma Globuline Transférase,
augmentation de la prolactinémie 12.

9Après un traitement de courte durée (durée médiane de 22 jours), une augmentation de poids
supérieure ou égale à 7 % par rapport au poids initial (kg) a été très fréquente (40,6 %), une
augmentation de poids supérieure ou égale à 15 % par rapport au poids initial a été fréquente (7,1 %)
et une augmentation de poids supérieure ou égale à 25 % par rapport au poids initial a été fréquente
(2,5 %). Lors d'une exposition prolongée (au moins 24 semaines), 89,4 % des patients ont eu une
augmentation du poids supérieure ou égale à 7 %, 55,3 % ont eu une augmentation de poids supérieure
ou égale à 15 % et 29,1 % ont eu une augmentation de poids supérieure ou égale à 25 % par rapport à
leur poids initial.

10Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 1.016 mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 1.467 mmol/l) et des modifications des taux de triglycérides à jeun ayant une valeur limite
au début du traitement ( 1.016 - < 1.467 mmol/l) devenant élevée ( 1.467 mmol/l).

11Des modifications des taux de cholestérol total à jeun ayant une valeur normale au début du
traitement (< 4.39 mmol/l) devenant élevée ( 5.17 mmol/l) a été fréquente. Des modifications des
taux de cholestérol total à jeun ayant une valeur limite au début du traitement ( 4.39 - < 5.17 mmol/l)
devenant élevée ( 5.17 mmol/l) ont été très fréquentes.

12Augmentation de la prolactinémie rapportée chez 47,4 % des patients adolescents.

4.9 Surdosage

Signes et symptômes


En cas de surdosage, les symptômes très fréquemment observés (incidence >10 %) sont : tachycardie,
agitation/agressivité, dysarthrie, symptômes extrapyramidaux divers et diminution du niveau de
conscience allant de la sédation au coma.

Les autres effets cliniquement significatifs du surdosage sont : délire, convulsions, coma, éventuel
syndrome malin des neuroleptiques, insuffisance respiratoire, fausse route, hypertension ou
hypotension, arythmies cardiaques (moins de 2 % des cas de surdosage) et arrêt cardio-respiratoire.
Des évolutions fatales ont été rapportées pour des surdosages aigus à une dose aussi basse que 450 mg
mais une évolution favorable a également été rapportée à la suite d'un surdosage par environ 2 g
d'olanzapine orale.

Traitement du surdosage

Il n'y a pas d'antidote spécifique de l'olanzapine. Il n'est pas recommandé de provoquer des
vomissements. La prise en charge standard d'un surdosage peut être utilisée (lavage gastrique,
administration de charbon activé). L'administration concomitante de charbon activé réduit la
biodisponibilité orale de l'olanzapine de 50 à 60 %.

Un traitement symptomatique et une surveillance des fonctions vitales doivent être mis en oeuvre selon
l'état clinique, y compris un traitement de l'hypotension et du collapsus circulatoire et une assistance
respiratoire. Ne pas utiliser l'adrénaline, la dopamine ou un autre bêta-sympathomimétique car la
stimulation des récepteurs bêta adrénergiques peut aggraver l'hypotension. Un monitoring
cardiovasculaire est nécessaire pour déceler d'éventuelles arythmies. Une surveillance médicale étroite
et le monitoring doivent être poursuivis jusqu'à la guérison du patient.


5. PROPRIETES
PHARMACOLOGIQUES

5.1 Propriétés

pharmacodynamiques

Groupe pharmacothérapeutique: diazépines, oxazépines et thiazépines, ATC code N05A H03.

L'olanzapine est un agent antipsychotique, un traitement antimaniaque et thymorégulateur avec un
large profil pharmacologique sur un certain nombre de récepteurs.

Dans les études précliniques, l'olanzapine a montré une affinité pour certains récepteurs (Ki <
100 nM) tels que les récepteurs sérotoninergiques 5-HT2A/2C, 5-HT3, 5-HT6, dopaminergiques D1, D2,
D3, D4, D5, muscariniques cholinergiques M1-M5, 1 adrénergiques et histaminiques H1. Des études
de comportement chez l'animal ont montré un antagonisme des systèmes 5-HT, dopaminergiques et
cholinergiques, ce qui confirme le profil de liaison aux récepteurs. Il a été démontré dans des études in
vitro
que l'olanzapine avait une plus grande affinité pour les récepteurs sérotoninergiques 5-HT2 que
pour les récepteurs dopaminergiques D2, et une plus grande activité in vivo sur les modèles 5-HT2 par
rapport aux modèles D2. Il a été démontré par des études électrophysiologiques que l'olanzapine réduit
de façon sélective la transmission au niveau des neurones dopaminergiques du système mésolimbique
(A10) alors que l'effet observé sur le système striatal (A9) impliqué dans l'activité motrice est limité.
L'olanzapine réduit la réponse d'évitement conditionné, test qui peut indiquer une activité
antipsychotique, à des doses inférieures à celles responsables d'induction de catalepsie, effet qui peut
indiquer la survenue d'effets indésirables moteurs. Contrairement à d'autres agents antipsychotiques,
l'olanzapine augmente la réponse à un test d'"anxiolyse ".

Dans une étude de tomographie par émission de positron (PET) chez le volontaire sain utilisant une
dose orale unique (10 mg), l'olanzapine a entraîné une occupation des récepteurs 5-HT2A supérieure à
celle des récepteurs D2. De plus, une étude d'imagerie en tomographie par émission monophotonique
(SPECT) chez des patients schizophrènes a mis en évidence une occupation du système striatal D2
plus faible chez les patients répondant à l'olanzapine que chez les patients répondant à d'autres
antipsychotiques et à la risperidone, et comparable à celle observée chez des patients répondant à la
clozapine.

Dans les deux études versus placebo et dans deux études sur trois réalisées versus produits de
référence chez 2900 patients schizophrènes présentant à la fois une symptomatologie positive et
négative, l'olanzapine a été associée à une amélioration de la symptomatologie positive et négative
statistiquement plus importante que celles observées sous placebo ou sous produits de référence.

Dans un essai international comparatif en double aveugle ayant inclus 1481 patients présentant des
troubles schizophréniques ou schizoaffectifs ou apparentés, associés à des symptômes dépressifs
d'intensités variables (score initial à l'échelle de dépression de Montgomery et Asberg de 16,6), une
analyse prospective dont un critère secondaire de jugement était l'évolution de la symptomatologie
dépressive avant - après traitement a mis en évidence une amélioration statistiquement plus importante
(p = 0,001) dans le groupe de traitement olanzapine (- 6.0) que dans le groupe de traitement
halopéridol (-3,1).

Chez les patients présentant un épisode maniaque ou mixte dans le cadre de troubles bipolaires,
l'olanzapine a montré une efficacité supérieure à celle du placebo et du valproate monosodique sur la
réduction des symptômes maniaques sur 3 semaines. L'olanzapine a également montré des résultats
d'efficacité comparables à l'halopéridol en termes de proportion de patients en rémission des
symptômes maniaques et dépressifs à 6 et 12 semaines. Dans une étude chez des patients traités par le
lithium ou le valproate depuis au moins deux semaines, l'introduction de 10 mg d'olanzapine (en
association avec le lithium ou le valproate), a entraîné après 6 semaines, une réduction des symptômes
maniaques supérieure à celle observée chez les patients traités par le lithium ou le valproate en
monothérapie.

Dans le cadre de l'évaluation de la prévention des récidives dans le trouble bipolaire, une étude
randomisée versus placebo évaluant l'efficacité d'un traitement de 12 mois par olanzapine, a été
menée chez des patients ayant atteint la rémission d'un épisode maniaque après un traitement par
olanzapine. Une différence significative en faveur du groupe olanzapine par rapport au groupe placebo
a été observée pour le critère principal d'évaluation de la récidive dans le trouble bipolaire. Pour les
critères d'évaluation d'une récidive maniaque et d'une récidive dépressive une différence significative
en faveur du groupe olanzapine par rapport au groupe placebo a également été observée.

Une deuxième étude randomisée évaluant la non infériorité à 12 mois de l'olanzapine versus le lithium
dans la prévention des récidives, chez des patients ayant atteint la rémission d'un épisode maniaque,
après un traitement associant l'olanzapine avec le lithium, a été menée. L'olanzapine s'est montrée
statistiquement non-inférieure au lithium sur le taux de récidive, critère principal de l'étude
(olanzapine 30,0 %, lithium 38,3 %; p=0,055).

Dans une étude comparative à 18 mois chez des patients présentant un épisode maniaque ou mixte
stabilisés après un traitement associant l'olanzapine avec un thymorégulateur (lithium ou valproate), le
groupe associant l'olanzapine avec un thymorégulateur (lithium ou valproate) ne présentait pas une
supériorité statistiquement significative par rapport au groupe traité par un thymorégulateur (lithium
ou valproate) seul dans le délai de survenue d'une récidive syndromique.

Population pédiatrique
Les données disponibles chez les adolescents (âgés de 13 à 17 ans) sont limitées à des données
d'efficacité à court terme dans la schizophrénie (6 semaines) et la manie associée à des troubles
bipolaires de type I (3 semaines), impliquant moins de 200 adolescents. L'olanzapine a été utilisée à
une dose flexible démarrant à 2,5 mg et allant jusqu'à 20 mg par jour. Durant le traitement par
l'olanzapine, les adolescents ont pris de manière significative plus de poids comparativement aux
adultes. L'ampleur des modifications des taux à jeun de cholestérol total, de triglycérides, de
cholestérol LDL et de prolactine (voir rubriques 4.4 et 4.8) était plus importante chez les adolescents
que chez les adultes. Il n'y a pas de données sur le traitement de maintien et les données sur la sécurité
au long terme sont limitées (voir rubriques 4.4 et 4.8).


5.2 Propriétés
pharmacocinétiques

L'olanzapine est bien absorbée après administration orale, les concentrations plasmatiques maximales
étant atteintes dans un délai de 5 à 8 heures. L'absorption n'est pas influencée par la présence
d'aliments. La biodisponibilité orale absolue par rapport à l'administration intraveineuse n'a pas été
déterminée.

L'olanzapine est métabolisée dans le foie par conjugaison et oxydation. Le principal métabolite
circulant est le 10-N-glucuronide; il ne franchit pas la barrière hémato-encéphalique. Les cytochromes
P450-CYP1A2 et P450-CYP2D6 entraînent la formation du métabolite N-desmethyl et du métabolite
2-hydroxymethyl. Ces deux métabolites ont montré une activité pharmacologique in vivo
significativement plus faible que l'olanzapine dans les études animales. L'activité pharmacologique
principale est due à la molécule mère, l'olanzapine. Après administration orale, la demi-vie moyenne
d'élimination terminale de l'olanzapine chez le sujet sain varie selon l'âge et le sexe.

Chez le sujet sain âgé (65 ans et plus), par rapport au sujet sain jeune, la demi-vie moyenne
d'élimination de l'olanzapine est prolongée (51,8 versus 33,8 heures) et la clairance est réduite (17,5
vs 18,2 l/heure). La variabilité pharmacocinétique chez le sujet âgé est comparable à celle observée
chez le sujet jeune. Chez 44 patients schizophrènes et âgés de plus de 65 ans, des doses de 5 à 20 mg
par jour n'ont pas été associées à un profil d'effets indésirables particulier.

Chez la femme, par rapport à l'homme, la demi-vie d'élimination moyenne est légèrement prolongée
(36,7 vs 32,3 heures) et la clairance est réduite (18,9 vs 27,3 l/heure). Cependant l'olanzapine (5-
20 mg) a montré un profil de sécurité comparable chez la femme (n=467) et chez l'homme (n=869).

Chez les patients atteints d'insuffisance rénale (clairance de la créatinine < 10 ml/min), par rapport
aux sujets sains, ni la demi-vie d'élimination moyenne (37,7 vs 32,4 heures), ni la clairance (21,2 vs
25,0 l/heure) ne sont significativement différentes. Toutefois, des études du bilan de masse ont montré
qu'environ 57 % d'une dose d'olanzapine marquée par un isotope radioactif ont été excrétés dans les
urines, principalement sous forme de métabolites.

Chez les sujets fumeurs avec une insuffisance hépatique modérée, la demi-vie d'élimination moyenne
est prolongée (39,3 heures) et la clairance (18,0 l/heure) est réduite de la même façon que chez les
sujets sains (respectivement 48,8 heures et 14,1 l/heure).

Chez les non fumeurs, par rapport aux fumeurs (hommes et femmes), la demi-vie d'élimination est
prolongée (38,6 vs 30,4 heures) et la clairance est réduite (18.6 vs 27.7 l/heure).

La clairance plasmatique de l'olanzapine est plus faible chez les sujets âgés que chez les sujets jeunes,
chez les femmes que chez les hommes, et chez les non fumeurs que chez les fumeurs. Toutefois,
l'impact de l'âge, du sexe ou du tabagisme sur la clairance et la demi-vie de l'olanzapine est faible par
rapport à la variabilité globale interindividuelle.

Une étude comprenant des sujets caucasiens, japonais et chinois, n'a montré aucune différence dans
les paramètres pharmacocinétiques entre les trois populations.

Le taux de fixation de l'olanzapine aux protéines plasmatiques est d'environ 93 %, pour une
fourchette de concentration allant d'environ 7 à 1000 ng/ml. L'olanzapine se lie essentiellement à
l'albumine et à l'1-glycoprotéine acide.

Population pédiatrique
Adolescents (âgés de 13 à 17 ans): les paramètres pharmacocinétiques de l'olanzapine sont similaires
entre les adolescents et les adultes. Dans des études cliniques, la moyenne d'exposition à l'olanzapine
était approximativement supérieure de 27 % chez les adolescents. Les différences démographiques
entre les adolescents et les adultes concernent un poids corporel moyen inférieur et un nombre moins
important de fumeurs chez les adolescents. De tels facteurs pourraient contribuer à l'observation de la
moyenne d'exposition plus élevée chez les adolescents.

5.3 Données de sécurité préclinique

Toxicité aiguë (dose unique)

Les signes de toxicité après administration orale chez les rongeurs sont caractéristiques des
neuroleptiques puissants : hypoactivité, coma, tremblements, convulsions cloniques, hypersalivation,
et diminution de la prise de poids. Les doses médianes létales étaient d'environ 210 mg/kg (souris) et
175 mg/kg (rats). Les chiens ont toléré des doses orales uniques allant jusqu'à 100 mg/kg sans
décéder. Les signes cliniques observés ont été les suivants : sédation, ataxie, tremblements et
accélération de la fréquence cardiaque, respiration difficile, myosis et anorexie. Chez le singe, des
doses orales uniques allant jusqu'à 100 mg/kg ont entraîné une prostration, et à des doses supérieures,
un état de semi-inconscience.

Toxicité à doses répétées

Dans des études d'une durée allant jusqu'à 3 mois chez la souris et jusqu'à 1 an chez le rat et le chien,
les effets essentiels ont été une dépression du SNC, des effets anticholinergiques et des troubles
hématologiques périphériques. Une tolérance est apparue pour la dépression du SNC. Les paramètres
de croissance ont été diminués aux fortes doses. Les effets réversibles liés à l'augmentation de la
prolactinémie chez la rate comprenaient une diminution du poids des ovaires et de l'utérus, des
modifications morphologiques de l'épithélium vaginal et de la glande mammaire.

Toxicité hématologique : Des effets hématologiques ont été observés dans chacune des espèces, y
compris des diminutions dose-dépendantes du nombre des leucocytes circulants chez la souris et une
diminution non spécifique des leucocytes circulants chez le rat ; cependant, aucun signe de
cytotoxicité médullaire n'a été mis en évidence. Une neutropénie réversible, une thrombocytopénie
périphérique ou une anémie sont survenues chez quelques chiens traités par 8 ou 10 mg/kg/j
(l'exposition totale à l'olanzapine [ASC] étant 12 à 15 fois plus élevée que celle d'un homme ayant
reçu une dose de 12 mg). Chez des chiens cytopéniques, aucun effet indésirable sur les cellules
souches ou prolifératives de la moelle osseuse n'a été observé.

Toxicité de la reproduction

L'olanzapine n'a montré aucun effet tératogène. La sédation a eu un effet sur la capacité
d'accouplement des rats mâles. Les cycles oestraux ont été affectés aux doses de 1,1 mg/kg (soit 3 fois
la posologie maximale chez l'homme) et les paramètres de reproduction ont été influencés chez les rats
ayant reçu des doses de 3 mg/kg (9 fois la posologie maximale chez l'homme). Dans les portées de rats
ayant reçu de l'olanzapine, un retard du développement foetal et une diminution transitoire du taux
d'activité des petits ont été observés.

Mutagénicité

L'olanzapine n'a montré aucun effet mutagène ni clastogène, lors d'une série complète de tests
standard, tels que tests de mutation bactérienne, et tests in vitro et in vivo sur mammifères.

Carcinogénicité

D'après les résultats des études chez la souris et le rat, il a été conclu que l'olanzapine n'est pas
carcinogène.



6. DONNEES
PHARMACEUTIQUES

6.1 Liste

des
excipients

Noyau du comprimé
Lactose monohydraté
Hyprolose
Crospovidone
Cellulose microcristalline
Stéarate de magnésium

Enrobage du comprimé
Hypromellose
Mélange de couleur blanche (hypromellose, dioxyde de titane E171, macrogol, polysorbate 80)
Cire Carnauba
Encre bleue indélébile (shellac, macrogol, propylene glycol, indigotine E132)

6.2 Incompatibilités

Sans objet

6.3 Durée de conservation

3 ans

6.4 Précautions particulières de conservation

A conserver dans l'emballage extérieur d'origine, à l'abri de la lumière et de l'humidité.

6.5 Nature et contenu de l'emballage extérieur

Plaquettes thermoformées d'aluminium dans des étuis de 28, 35, 56 ou 70 comprimés par boîte.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6 Précautions particulières d'élimination

Pas d'exigences particulières.


7.
TITULAIRE DE L'AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

Eli Lilly Nederland BV, Grootslag 1-5, NL-3991 RA Houten, Pays Bas.


8.

NUMEROS D'AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

EU/1/96/022/009
ZYPREXA - 10 mg - comprimés enrobés - 28 comprimés par boîte.
EU/1/96/022/010
ZYPREXA - 10 mg - comprimés enrobés - 56 comprimés par boîte.
EU/1/96/022/026
ZYPREXA - 10 mg - comprimés enrobés - 35 comprimés par boîte.
EU/1/96/022/032
ZYPREXA - 10 mg - comprimés enrobés - 70 comprimés par boîte.


9. DATE DE LA PREMIERE AUTORISATION / DE RENOUVELLEMENT DE

L'AUTORISATION

Date de la première autorisation : 27 septembre 1996
Date du dernier renouvellement: 27 septembre 2006


10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE



1.
DENOMINATION DU MEDICAMENT

ZYPREXA 15 mg comprimés enrobés.


2.
COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chaque comprimé enrobé contient 15 mg d'olanzapine.

Excipient : Chaque comprimé enrobé contient 178 mg de lactose monohydraté.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.


3. FORME

PHARMACEUTIQUE

Comprimés enrobés

Comprimés enrobés ovales et bleus, sur lesquels sont gravés "LILLY" ainsi qu'un code
d'identification numérique" "4415".


4. DONNEES
CLINIQUES

4.1 Indications
thérapeutiques

Adultes
L'olanzapine est indiquée dans le traitement de la schizophrénie.

Chez les patients ayant initialement répondu au traitement, l'olanzapine a démontré son efficacité à
maintenir cette amélioration clinique au long cours.

L'olanzapine est indiquée dans le traitement des épisodes maniaques modérés à sévères.

L'olanzapine est indiquée dans la prévention des récidives chez les patients présentant un trouble
bipolaire, ayant déjà répondu au traitement par l'olanzapine lors d'un épisode maniaque (voir rubrique
5.1).

4.2 Posologie et mode d'administration

Adultes
Schizophrénie : La dose initiale recommandée de l'olanzapine est de 10 mg par jour.

Episode maniaque : la dose initiale est de 15 mg par jour en une seule prise en monothérapie ou 10 mg
par jour en association (voir rubrique 5.1).

Prévention des récidives dans le cadre d'un trouble bipolaire : La dose initiale recommandée est de
10 mg/jour. Chez les patients traités par l'olanzapine lors d'un épisode maniaque, pour la prévention
des récidives, le traitement sera maintenu à la même dose. Si un nouvel épisode (maniaque, mixte ou
dépressif) survient, le traitement par l'olanzapine doit être poursuivi (à la posologie optimale). Selon
l'expression clinique de l'épisode, un traitement de la symptomatologie thymique sera associé.

Dans toutes les indications, la posologie journalière de l'olanzapine peut être adaptée en fonction de
l'état clinique du patient entre 5 et 20 mg par jour. Une augmentation à des doses plus importantes que
la dose initiale recommandée n'est conseillée qu'après une réévaluation clinique appropriée et ne doit
généralement être envisagée qu'à intervalles de 24 heures minimum. L'olanzapine peut être
administrée pendant ou en dehors des repas, la prise de nourriture n'ayant pas d'incidence sur
l'absorption. Il convient de diminuer progressivement les doses lors de l'arrêt de l'olanzapine.

Enfants et adolescents
L'utilisation de l'olanzapine chez les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans n'est pas
recommandée du fait du manque de données sur la sécurité d'emploi et l'efficacité. Une prise de
poids, des anomalies lipidiques et des taux de prolactine ont été rapportées selon une ampleur plus
élevée dans les études à court terme chez les patients adolescents comparativement aux études chez les
patients adultes (voir rubriques 4.4, 4.8, 5.1 et 5.2).

Patients âgés
Une dose initiale plus faible (5 mg par jour) n'est pas indiquée de façon systématique mais doit être
envisagée chez les patients âgés de 65 ans et plus lorsque des facteurs cliniques le justifient (voir
rubrique 4.4).

Insuffisants rénaux et/ou hépatiques
Une dose initiale plus faible (5 mg par jour) doit être envisagée pour ces patients. En cas
d'insuffisance hépatique modérée (cirrhose, Child-Pugh de classe A ou B), la dose initiale devra être
de 5 mg et sera augmentée avec précaution.

Sexe
La dose initiale et l'intervalle de doses ne nécessitent pas d'adaptation chez la femme par rapport à
l'homme.

Fumeurs
La dose initiale et l'intervalle de doses ne nécessitent pas d'adaptation chez les non fumeurs par
rapport aux fumeurs.

L'existence de plus d'un facteur pouvant ralentir le métabolisme (sexe féminin, sujet âgé, non fumeur)
peut justifier une réduction de la dose initiale. Lorsqu'elle est indiquée, l'augmentation posologique
sera faite avec précaution chez ces patients.

(Voir rubriques 4.5 et 5.2).

4.3 Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients.
Patients présentant un risque connu de glaucome à angle fermé.

4.4 Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Lors d'un traitement antipsychotique, l'amélioration clinique du patient peut nécessiter plusieurs jours
voire plusieurs semaines. Les patients doivent être étroitement surveillés pendant cette période.

Démence accompagnée de troubles psychotiques et/ou troubles du comportement
L'olanzapine n'est pas indiquée dans le traitement de la démence accompagnée de troubles
psychotiques et/ou troubles du comportement et son utilisation chez ce groupe spécifique de patients
est déconseillée du fait d'une augmentation du risque de mortalité et d'accidents vasculaires
cérébraux. Au cours d'essais cliniques contrôlés versus placebo (durée de 6 à 12 semaines), réalisés
chez des patients âgés (âge moyen 78 ans) souffrant de démence accompagnée de troubles
psychotiques et/ou de troubles du comportement, l'incidence des décès dans le groupe olanzapine a été
deux fois plus importante que celle observée dans le groupe placebo (3.5 versus 1.5 %
respectivement). L'incidence plus élevée de décès n'a pas été corrélée à la dose d'olanzapine (dose
moyenne quotidienne de 4,4 mg) ou à la durée de traitement. Dans cette population de patients, un âge
supérieur à 65 ans, une dysphagie, une sédation, une malnutrition et une déshydratation, une
pathologie pulmonaire (telle qu'une pneumopathie avec ou sans inhalation) ou une utilisation
concomitante de benzodiazépines peuvent être des facteurs prédisposant à une augmentation du risque
de mortalité. Néanmoins, indépendamment de ces facteurs de risque, l'incidence de mortalité a été
supérieure dans le groupe olanzapine (comparativement au placebo).


Des événements indésirables vasculaires cérébraux (tels qu'accidents vasculaires cérébraux, accidents
ischémiques transitoires), dont certains à issue fatale, ont été rapportés dans ces mêmes essais
cliniques. Trois fois plus d'événements indésirables vasculaires cérébraux ont été rapportés dans le
groupe de patients traités par olanzapine comparativement au groupe de patients traités par placebo
(1,3 % versus 0,4 % respectivement). Tous les patients traités par olanzapine ou par placebo ayant
présenté un événement vasculaire cérébral, avaient des facteurs de risque préexistants. Un âge
supérieur à 75 ans et une démence de type vasculaire ou mixte ont été identifiés comme des facteurs
de risque d'événements indésirables vasculaires cérébraux dans le groupe olanzapine. L'efficacité de
l'olanzapine n'a pas été démontrée dans ces essais.

Maladie de Parkinson
L'administration de l'olanzapine à des patients parkinsoniens atteints de psychoses médicamenteuses
(agonistes dopaminergiques) est déconseillée. Au cours d'essais cliniques, une aggravation de la
symptomatologie parkinsonienne et des hallucinations ont été très fréquemment rapportées et de façon
plus fréquente qu'avec le placebo (voir rubrique 4.8) ; l'olanzapine n'était pas plus efficace que le
placebo dans le traitement des symptômes psychotiques. Dans ces essais, les patients devaient être
stabilisés en début d'étude avec la posologie minimale efficace du traitement anti-parkinsonien
(agoniste dopaminergique) et poursuivre le même traitement antiparkinsonien, au même dosage,
pendant toute l'étude. La posologie initiale de l'olanzapine était de 2,5 mg/jour puis pouvait être
ajustée par l'investigateur jusqu'à un maximum de 15 mg/jour.

Syndrome Malin des Neuroleptiques (SMN)
Le Syndrome Malin des Neuroleptiques (SMN) est un syndrome potentiellement mortel associé au
traitement antipsychotique. De rares cas rapportés comme Syndrome Malin des Neuroleptiques
(SMN) ont également été notifiés sous olanzapine. Les signes cliniques du SMN sont l'hyperthermie,
la rigidité musculaire, l'altération des facultés mentales, et des signes d'instabilité neuro-végétative
(instabilité du pouls et de la pression artérielle, tachycardie, hypersudation et troubles du rythme
cardiaque). Peuvent s'ajouter des signes tels qu'élévation des CPK, myoglobinurie (rhabdomyolyse) et
insuffisance rénale aiguë. Si un patient présente des signes ou des symptômes évoquant un SMN, ou
une hyperthermie inexpliquée non accompagnée d'autres signes de SMN, tous les médicaments
antipsychotiques y compris olanzapine doivent être arrêtés.

Hyperglycémie et diabète
De rares cas d'hyperglycémie et/ou de survenue ou exacerbation d'un diabète, associés parfois à une
acidocétose ou un coma, avec une issue fatale pour certains cas, ont été rapportés (voir rubrique 4.8).
Dans certains cas, une prise de poids antérieure, qui pourrait être un facteur prédisposant, a été
rapportée. Une surveillance clinique appropriée est souhaitable conformément aux recommandations
en vigueur sur les antipsychotiques. Les patients traités par antipsychotiques, incluant ZYPREXA,
doivent être surveillés afin de détecter les signes et symptômes d'une hyperglycémie (tels que
polydipsie, polyurie, polyphagie et faiblesse) et les patients ayant un diabète de type II ou des facteurs
de risque de diabète de type II doivent être suivis régulièrement pour surveiller la détérioration du
contrôle de la glycémie. Le poids doit être surveillé régulièrement.

Anomalies lipidiques
Des anomalies lipidiques ont été observées chez des patients traités par l'olanzapine au cours d'essais
cliniques versus placebo (voir rubrique 4.8). Les modifications lipidiques doivent être prises en charge
de façon appropriée au plan clinique, notamment chez les patients présentant des troubles lipidiques et
chez les patients ayant des facteurs de risque pouvant favoriser le développement de troubles
lipidiques. Le bilan lipidique des patients traités par antipsychotiques, incluant ZYPREXA, doit être
surveillé régulièrement conformément aux recommandations en vigueur sur les antipsychotiques.

Activité anticholinergique
Bien que l'olanzapine ait montré une activité anticholinergique in vitro, l'incidence des effets liés à
cette activité a été faible au cours des essais cliniques. Cependant, l'expérience clinique de
l'olanzapine étant limitée chez les patients ayant une pathologie associée, la prudence est
recommandée lors de sa prescription chez des patients présentant des symptômes d'hypertrophie
prostatique, d'iléus paralytique ou de toute autre pathologie en rapport avec le système cholinergique.

Fonction hépatique
Des élévations transitoires et asymptomatiques des transaminases (ALAT et ASAT) ont été
fréquemment observées notamment en début de traitement. La prudence s'impose chez les patients
présentant une élévation des ALAT et/ou des ASAT, chez les patients présentant des signes et des
symptômes évocateurs d'une atteinte hépatique, chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique
pré-traitement et chez les patients traités par des médicaments potentiellement hépatotoxiques. La
survenue d'une élévation des ALAT et/ou des ASAT en cours de traitement doit faire envisager un
suivi et éventuellement une réduction posologique. Dans les cas où une hépatite a été diagnostiquée
(comprenant des atteintes hépatiques cytolytiques, cholestatiques ou mixtes), le traitement par
olanzapine doit être arrêté.

Neutropénie
La prudence s'impose chez les patients dont le nombre de leucocytes et/ou de neutrophiles est faible
quelle qu'en soit la cause, chez les patients recevant des médicaments connus pour induire des
neutropénies, chez les patients ayant des antécédents de dépression médullaire ou de myélotoxicité
médicamenteuse, chez les patients atteints de dépression médullaire qu'elle soit en relation avec une
pathologie intercurrente, une radiothérapie ou une chimiothérapie et chez les patients atteints
d'hyperéosinophilie ou de syndromes myéloprolifératifs. Des neutropénies ont été fréquemment
rapportées lors de l'administration concomitante de l'olanzapine et du valproate (voir rubrique 4.8).

Arrêt du traitement
Des symptômes aigus tels que sueurs, insomnie, tremblements, anxiété, nausées ou vomissements ont
été très rarement rapportés (<0.01 %) lors de l'arrêt brutal du traitement par olanzapine.

Intervalle QT
Au cours des essais cliniques, un allongement du QTc cliniquement significatif (QT corrigé selon la
formule de Fridericia [QTcF] 500 millisecondes [msec] à n'importe quel moment après l'inclusion
chez les patients ayant à l'inclusion un QTcF < 500 msec) a été rapporté de manière peu fréquente
(0,1 % à 1 %) chez les patients traités par olanzapine, sans différence significative par rapport au
placebo quant aux évènements cardiaques associés. Cependant, comme avec d'autres
antipsychotiques, la prudence est recommandée lors de la co-prescription avec des médicaments
connus pour allonger l'intervalle QTc notamment chez le sujet âgé ou chez des patients présentant un
syndrome de QT long congénital, une insuffisance cardiaque congestive, une hypertrophie cardiaque,
une hypokaliémie ou une hypomagnésiémie.

Atteintes thrombo-emboliques
Des atteintes thrombo-emboliques veineuses ont été très rarement rapportées avec l'olanzapine
(<0.01 %). Il n'a pas été établi de lien de causalité entre la survenue de ces atteintes et le traitement
par olanzapine. Cependant les patients schizophrènes présentant souvent des facteurs de risque
thrombo-embolique veineux, tout facteur de risque potentiel d'atteintes thrombo-emboliques
veineuses (telle l'immobilisation prolongée) doit être identifié et des mesures préventives mises en
oeuvre.

Activité générale sur le Système Nerveux Central
Compte-tenu des principaux effets de l'olanzapine sur le Système Nerveux Central, il faudra être
prudent lors de l'association avec des médicaments à action centrale et avec l'alcool. Du fait de son
activité antagoniste de la dopamine in vitro, l'olanzapine peut antagoniser les effets des agonistes
directs et indirects de la dopamine.

Convulsions
L'olanzapine doit être utilisée avec prudence chez les patients qui ont des antécédents de convulsions
ou qui sont placés dans des conditions susceptibles d'abaisser leur seuil convulsif. De rares cas de
convulsions ont été rapportés chez les patients traités par olanzapine. Dans la plupart de ces cas, il
existait soit des antécédents de convulsions soit des facteurs de risque de convulsions.


Dyskinésie tardive
Dans les études comparatives de durée inférieure ou égale à un an, la survenue des dyskinésies liées au
traitement a été significativement plus faible dans le groupe olanzapine. Cependant le risque de
survenue de dyskinésie tardive augmentant avec la durée de l'exposition, la réduction posologique
voire l'arrêt du traitement doivent être envisagés dès l'apparition de signes de dyskinésie tardive. Ces
symptômes peuvent provisoirement s'aggraver ou même survenir après l'arrêt du traitement.

Hypotension orthostatique
Une hypotension orthostatique a été rarement observée chez les sujets âgés lors des essais cliniques.
Comme avec d'autres antipsychotiques, il est recommandé de mesurer périodiquement la pression
artérielle des patients de plus de 65 ans.

Mort subite d'origine cardiaque
Depuis la commercialisation de l'olanzapine, des cas de mort subite d'origine cardiaque ont été
rapportés chez les patients traités avec l'olanzapine. Dans une étude observationnelle rétrospective, le
risque de mort subite présumée d'origine cardiaque chez les patients traités avec l'olanzapine a été
environ le double du risque existant chez les patients ne prenant pas d'antipsychotiques. Dans cette
étude, le risque avec l'olanzapine a été comparable au risque avec des antispychotiques atypiques
inclus dans une analyse groupée.

Utilisation chez les enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans
L'olanzapine n'est pas indiquée chez les enfants et les adolescents. Des études réalisées chez des
patients âgés de 13 à 17 ans ont montré divers événements indésirables, incluant prise de poids,
modification des paramètres métaboliques et élévations des taux sanguins de prolactine. Les effets à
long terme associés à ces évènements n'ont pas été étudiés et demeurent inconnus (voir rubriques 4.8
et 5.1).

Lactose
Les comprimés de ZYPREXA contiennent du lactose. Les patients présentant des problèmes
héréditaires rares d'intolérance au galactose, de déficit en lactase de Lapp ou de malabsorption du
galactose ne doivent pas prendre ce médicament.

4.5 Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Les études d'interaction ont été réalisées uniquement chez l'adulte.

Interactions potentielles ayant un effet sur l'olanzapine
L'olanzapine étant métabolisée par le cytochrome CYP1A2, les produits qui stimulent ou inhibent
spécifiquement cette isoenzyme peuvent modifier les paramètres pharmacocinétiques de l'olanzapine.

Induction du CYP1A2
Le métabolisme de l'olanzapine peut être stimulé par le tabagisme et la carbamazépine, ce qui peut
entraîner une diminution des concentrations plasmatiques de l'olanzapine. Seule une augmentation
légère à modérée de la clairance de l'olanzapine a été observée. Il est probable que les conséquences
cliniques soient limitées, mais une surveillance clinique est recommandée et une augmentation de la
posologie de l'olanzapine peut être envisagée, si nécessaire (voir rubrique 4.2).

Inhibition du CYP1A2
Il a été montré que la fluvoxamine, inhibiteur spécifique du CYP1A2, inhibe significativement le
métabolisme de l'olanzapine. La fluvoxamine entraîne une augmentation moyenne de la Cmax de
l'olanzapine de 54 % chez les femmes non-fumeuses et de 77 % chez les hommes fumeurs.
L'augmentation moyenne de l'ASC de l'olanzapine était respectivement de 52 % et de 108 %. Une
posologie initiale plus faible de l'olanzapine doit être envisagée chez les patients traités par la
fluvoxamine ou tout autre inhibiteur du CYP1A2 comme par exemple la ciprofloxacine. Une
diminution de la posologie de l'olanzapine doit être envisagée si un traitement par un inhibiteur du
CYP1A2 est instauré.

Diminution de la biodisponibilité
Le charbon activé diminue la biodisponibilité de l'olanzapine par voie orale de 50 à 60 % et doit être
pris au moins 2 heures avant ou après l'administration de l'olanzapine.

Avec la fluoxétine (inhibiteur du CYP2D6), des doses uniques d'anti-acides (aluminium, magnésium)
ou la cimétidine il n'a pas été retrouvé d'effet significatif sur les paramètres pharmacocinétiques de
l'olanzapine.

Effets potentiels de l'olanzapine sur les autres médicaments
L'olanzapine peut antagoniser les effets directs et indirects des agonistes dopaminergiques.

L'olanzapine n'inhibe pas les principales isoenzymes du CYP450 in vitro (c'est-à-dire 1A2, 2D6, 2C9,
2C19, 3A4). Par conséquent, aucune interaction particulière n'est attendue comme cela a pu être
vérifié lors d'études in vivo au cours desquelles aucune inhibition du métabolisme des produits actifs
suivants n'a été mise en évidence : antidépresseurs tricycliques (représentant principalement la voie du
CYP2D6), la warfarine (CYP2C9), la théophylline (CYP1A2), ou le diazépam (CYP3A4 et 2C19).

Aucune interaction n'a été mise en évidence lors de la prise concomitante de l'olanzapine et du lithium
ou du bipéridène.

Le suivi des taux plasmatiques du valproate n'a pas montré la nécessité d'adapter la posologie du
valproate après l'instauration d'un traitement par l'olanzapine.

Activité générale sur le Système Nerveux Central
La prudence est recommandée chez les patients qui consomment de l'alcool ou qui sont traités par des
médicaments dépresseurs du système nerveux central.

L'utilisation concomitante de l'olanzapine et de médicaments anti-parkinsonien chez les patients
atteints de la maladie de Parkinson et de démence est déconseillée (voir rubrique 4.4).

Intervalle QTc
La prudence s'impose si l'olanzapine est administrée de manière concomitante avec des médicaments
connus pour allonger l'intervalle QTc (voir rubrique 4.4).

4.6 Grossesse
et
allaitement

Aucune étude contrôlée spécifique n'a été réalisée chez la femme enceinte. Les patientes doivent être
averties de la nécessité d'informer leur médecin de toute grossesse ou désir de grossesse au cours du
traitement par l'olanzapine. Cependant, l'expérience chez la femme étant limitée, l'olanzapine ne doit
être administrée pendant la grossesse que si les bénéfices potentiels justifient les risques foetaux
potentiels.

De très rares cas de tremblements, hypertonie, léthargie et somnolence ont été spontanément rapportés
chez des nouveau-nés de mères traitées par l'olanzapine durant le 3ème trimestre de grossesse.

Dans une étude chez des femmes volontaires qui allaitaient, l'olanzapine a été retrouvée dans le lait
maternel. L'exposition moyenne des nouveau-nés à l'état d'équilibre (en mg/kg) a été estimée à
environ 1,8 % de la dose d'olanzapine reçue par la mère (en mg/kg). L'allaitement maternel est donc
déconseillé aux patientes en cours de traitement par olanzapine.

4.7 Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés. En
raison du risque de somnolence et de vertiges, les patients doivent être avertis sur ce risque lors de
l'utilisation de machines, y compris la conduite de véhicules à moteur.


4.8 Effets
indésirables

Adultes
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés ( 1 % des patients) au cours des essais
cliniques ont été : somnolence, prise de poids, éosinophilie, augmentation des taux de prolactine, de
cholestérol, de la glycémie et de la triglycéridémie (voir rubrique 4.4), glucosurie, augmentation de
l'appétit, sensation vertigineuse, akathisie, parkinsonisme (voir rubrique 4.4), dyskinésie, hypotension
orthostatique, effets anticholinergiques, élévations transitoires asymptomatiques des enzymes
hépatiques (voir rubrique 4.4), rash, asthénie, fatigue et oedème.

La liste des effets indésirables présentés dans le tableau suivant a été établie à partir du recueil des
évènements indésirables et des examens de laboratoire issus de la notification spontanée et des essais
cliniques.
Au sein de chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité
décroissante.
Les catégories de fréquence sont définies ainsi: Très fréquent ( 10 %), fréquent ( 1 %, < 10 %), peu
fréquent ( 0,1 %, < 1 %), rare ( 0,01 %, < 0,1 %), très rare (< 0,01 %), fréquence indéterminée (ne
peut être estimée sur la base des données disponibles).

Très fréquent
Fréquent
Peu fréquent
Fréquence indéterminée
Affections hématologiques et du système lymphatique

Eosinophilie Leucopénie Thrombocytopénie
Neutropénie
Affections du système immunitaire


Réaction
allergique
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Prise de poids 1
Augmentation de la
Survenue
ou
exacerbation
cholestérolémie2,3
d'un diabète, associée
Augmentation de la
parfois à une acidocétose
glycémie 4
ou un coma, avec une
Augmentation de la
issue fatale pour certains
triglycéridémie 2,5
cas (voir rubrique 4.4)
Glucosurie
Hypothermie
Augmentation de
l'appétit
Affections du système nerveux
Somnolence Vertiges

Convulsions avec, dans la
Akathisie 6
plupart des cas, des
Parkinsonisme 6
antécédents de
Dyskinésie 6
convulsions ou bien des
facteurs de risque de
convulsions rapportés.
Syndrome Malin des
Neuroleptiques (voir
rubrique 4.4)
Dystonie (incluant des
crises oculogyres)
Dyskinésie tardive
Symptômes à l'arrêt du
traitement. 7
Affections cardiaques


Bradycardie
Tachycardie/fibrillation
Allongement du QTc
ventriculaire
(voir rubrique 4.4)
Mort subite (voir
rubrique 4.4)
Affections vasculaires
Hypotension
Atteinte
thrombo-
orthostatique embolique
(comprenant
embolie pulmonaire et
thrombose veineuse
profonde)
Affections gastro-intestinales

Effets anticholinergiques Pancréatite
légers et transitoires tels
que constipation et
bouche sèche
Affections hépatobiliaires

Elévations transitoires et

Hépatite (comprenant des
asymptomatiques des
atteintes hépatiques
enzymes hépatiques
cytolytiques,
(ASAT, ALAT),
cholestatiques ou mixtes)
particulièrement en début
de traitement (voir
rubrique 4.4).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Rash
Réaction
de

photosensibilité
Alopécie
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Rhabdomyolyse
Affections du rein et des voies urinaires
Incontinence
urinaire
Dysurie
Affections des organes de reproduction et du sein
Priapisme
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Asthénie


Fatigue
Oedème
Investigations
Augmentation de la

Elévation de la créatine Augmentation des
prolactinémie 8
phosphokinase
phosphatases alcalines
Augmentation de la
bilirubine totale

1Une prise de poids cliniquement significative a été observée dans toutes les catégories d'Indice de
Masse Corporelle (IMC) de départ. Après un traitement de courte durée (durée médiane de 47 jours),
une augmentation de poids supérieure ou égale à 7 % par rapport au poids initial a été très fréquente
(22 %), une augmentation de poids supérieure ou égale à 15 % par rapport au poids initial a été
fréquente (4,2 %) et une augmentation de poids supérieure ou égale à 25 % par rapport au poids initial
a été peu fréquente (0,8 %). Une augmentation de poids supérieure ou égale à 7 %, à 15 % et à 25 %
par rapport au poids initial a été très fréquente (64,4 %, 31,7 % et 12,3 % respectivement) lors d'une
utilisation prolongée (au moins 48 semaines).

2Les augmentations moyennes des taux lipidiques à jeun (cholestérol total, cholestérol LDL et
triglycérides) ont été plus élevées chez les patients sans signes de trouble des lipides au début du
traitement.

3Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 5.17mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 6.2mmol/l). Une augmentation des taux de cholestérol total à jeun ayant une valeur limite au
début du traitement ( 5.17 - < 6.2mmol/l) à des valeurs élevées ( 6.2mmol/l) a été très fréquente.


4Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 5.56mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 7mmol/l). Une augmentation des taux de glucose à jeun ayant une valeur limite au début du
traitement ( 5.56 - < 7mmol/l) à des valeurs élevées ( 7mmol/l) a été très fréquente.

5Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 1.69mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 2.26mmol/l). Une augmentation des taux de triglycérides à jeun ayant une valeur limite au
début du traitement ( 1.69 - < 2.26mmol/l) à des valeurs élevées ( 2.26mmol/l) a été très fréquente.

6Au cours d'essais cliniques, l'incidence des troubles parkinsoniens et des dystonies dans le groupe
olanzapine était numériquement supérieure à celle du groupe placebo (pas de différence statistique
significative). Les patients traités par l'olanzapine ont présenté une plus faible incidence de troubles
parkinsoniens, d'akathisie et de dystonie que les patients traités par l'halopéridol à des posologies
comparables. En l'absence d'information précise concernant les antécédents de mouvements
anormaux extrapyramidaux de survenue aiguë ou tardive, on ne peut conclure à ce jour que
l'olanzapine entraîne moins de dyskinésies tardives et/ou de syndromes extrapyramidaux tardifs.

7Des symptômes aigus tels sueurs, insomnie, tremblement, anxiété, nausée et vomissement ont été
rapportés lors de l'arrêt brutal du traitement par olanzapine.

8Dans des études cliniques allant jusqu'à 12 semaines, une prolactinémie dépassant la limite
supérieure de la normale a été observée chez environ 30 % des patients traités avec l'olanzapine et
ayant un taux de prolactine normal au début du traitement. Chez la majorité de ces patients, les
augmentations étaient généralement légères et sont restées inférieures à deux fois la limite supérieure
de la normale. Chez les patients souffrant de schizophrénie, les taux de prolactine moyens ont diminué
sans interruption du traitement, alors que des augmentations moyennes ont été observées chez les
patients avec d'autres diagnostiques. Les variations moyennes étaient modérées. Généralement, chez
les patients traités avec l'olanzapine, les répercussions cliniques potentiellement associées au niveau
mammaire et sur les cycles menstruels (par exemple, aménorrhée, tension mammaire, galactorrhée
chez les femmes et gynécomastie/tension mammaire chez les hommes) ont été peu fréquentes. Des
réactions indésirables potentiellement associées à la fonction sexuelle (par exemple, dysfonction
érectile chez les hommes et diminution de la libido chez les femmes et les hommes) ont été
fréquemment observées.

Utilisation prolongée (au moins 48 semaines)
La proportion de patients ayant présenté des modifications indésirables cliniquement significatives du
poids (augmentation), du glucose, du cholestérol total/HDL/LDL ou des triglycérides a augmenté au
cours du temps. Chez les patients adultes qui ont suivi 9-12 mois de traitement, le taux d'augmentation
de la glycémie sanguine moyenne a diminué après 6 mois environ.

Information complémentaire concernant des populations particulières
Au cours d'essais cliniques chez des patients âgés déments, le traitement par olanzapine a été associé à
une incidence supérieure de décès et d'événements indésirables vasculaires cérébraux par rapport au
placebo (voir rubrique 4.4). Une démarche anormale et des chutes ont été des événements indésirables
très fréquemment rapportés avec olanzapine. Des pneumopathies, une augmentation de la température
corporelle, une léthargie, un érythème, des hallucinations visuelles et des incontinences urinaires ont
été fréquemment observés.
Au cours d'essais cliniques menés chez des patients parkinsoniens souffrant de psychoses
médicamenteuses (agonistes dopaminergiques), une aggravation de la symptomatologie
parkinsonienne et des hallucinations ont été très fréquemment rapportées et ce, de façon plus
fréquente, qu'avec le placebo.

Au cours d'un essai clinique mené chez des patients présentant un épisode maniaque dans le cadre de
troubles bipolaires, lors de la prise concomitante de valproate la fréquence des neutropénies a été de
4,1 %; un facteur contributif potentiel pourrait être des taux plasmatiques élevés de valproate. Une
augmentation supérieure à 10 % des cas de tremblements, bouche sèche, augmentation de l'appétit et
prise de poids a été observée lors de l'association de l'olanzapine au lithium ou au valproate. Des
troubles de l'élocution ont également été fréquemment rapportés. Lors de l'association de l'olanzapine
au lithium ou au valproate une augmentation supérieure ou égale à 7 % du poids initial est survenue
chez 17,4 % des patients pendant la phase aiguë du traitement (jusqu'à 6 semaines). Lors du traitement
au long cours par l'olanzapine (jusqu'à 12 mois) dans la prévention des récidives chez les patients
présentant un trouble bipolaire, une augmentation de poids supérieure ou égale à 7 % par rapport au
poids initial a été rapportée chez 39,9 % des patients.

Enfants et adolescents
L'olanzapine n'est pas indiquée chez les enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans. Bien
qu'aucune étude clinique comparant les adolescents aux adultes n'ait été réalisée, les données issues
des études réalisées chez l'adolescent ont été comparées à celles issues des essais chez l'adulte.

Le tableau suivant résume les effets indésirables rapportés avec une fréquence plus importante chez
les patients adolescents (âgés de 13 à 17 ans) que chez les patients adultes ou les effets indésirables
uniquement observés lors des essais cliniques de courte durée réalisés chez les patients adolescents.
Une prise de poids cliniquement significative ( 7 %) surviendrait plus fréquemment chez les
adolescents comparés à des patients adultes avec une exposition comparable. L'amplitude de la prise
de poids et la proportion des patients adolescents qui ont eu une augmentation du poids cliniquement
significative ont été plus importantes lors d'une exposition prolongée (au moins 24 semaines) que lors
d'une exposition de courte durée.

Au sein de chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité
décroissante.
Les catégories de fréquence sont définies ainsi: Très fréquent ( 10 %), fréquent ( 1 %, < 10 %).

Troubles du métabolisme et de la nutrition
Très fréquent: Prise de poids 9, augmentation de la triglycéridémie10, augmentation de l'appétit.
Fréquent: Augmentation de la cholestérolémie 11
Affections du système nerveux
Très fréquent: Sédation (dont hypersomnie, léthargie, somnolence)
Affections gastro-intestinales
Fréquent: Bouche sèche
Affections hépatobiliaires
Très fréquent: Elévations des enzymes hépatiques (ASAT, ALAT ; voir rubrique 4.4).
Investigations
Très fréquent: Diminution de la bilirubine totale, augmentation de la Gamma Globuline Transférase,
augmentation de la prolactinémie 12.

9Après un traitement de courte durée (durée médiane de 22 jours), une augmentation de poids
supérieure ou égale à 7 % par rapport au poids initial (kg) a été très fréquente (40,6 %), une
augmentation de poids supérieure ou égale à 15 % par rapport au poids initial a été fréquente (7,1 %)
et une augmentation de poids supérieure ou égale à 25 % par rapport au poids initial a été fréquente
(2,5 %). Lors d'une exposition prolongée (au moins 24 semaines), 89,4 % des patients ont eu une
augmentation du poids supérieure ou égale à 7 %, 55,3 % ont eu une augmentation de poids supérieure
ou égale à 15 % et 29,1 % ont eu une augmentation de poids supérieure ou égale à 25 % par rapport à
leur poids initial.

10Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 1.016 mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 1.467 mmol/l) et des modifications des taux de triglycérides à jeun ayant une valeur limite
au début du traitement ( 1.016 - < 1.467 mmol/l) devenant élevée ( 1.467 mmol/l).

11Des modifications des taux de cholestérol total à jeun ayant une valeur normale au début du
traitement (< 4.39 mmol/l) devenant élevée ( 5.17 mmol/l) a été fréquente. Des modifications des
taux de cholestérol total à jeun ayant une valeur limite au début du traitement ( 4.39 - < 5.17 mmol/l)
devenant élevée ( 5.17 mmol/l) ont été très fréquentes.

12Augmentation de la prolactinémie rapportée chez 47,4 % des patients adolescents.


4.9 Surdosage

Signes et symptômes

En cas de surdosage, les symptômes très fréquemment observés (incidence >10 %) sont : tachycardie,
agitation/agressivité, dysarthrie, symptômes extrapyramidaux divers et diminution du niveau de
conscience allant de la sédation au coma.

Les autres effets cliniquement significatifs du surdosage sont : délire, convulsions, coma, éventuel
syndrome malin des neuroleptiques, insuffisance respiratoire, fausse route, hypertension ou
hypotension, arythmies cardiaques (moins de 2 % des cas de surdosage) et arrêt cardio-respiratoire.
Des évolutions fatales ont été rapportées pour des surdosages aigus à une dose aussi basse que 450 mg
mais une évolution favorable a également été rapportée à la suite d'un surdosage par environ 2 g
d'olanzapine orale.

Traitement du surdosage

Il n'y a pas d'antidote spécifique de l'olanzapine. Il n'est pas recommandé de provoquer des
vomissements. La prise en charge standard d'un surdosage peut être utilisée (lavage gastrique,
administration de charbon activé). L'administration concomitante de charbon activé réduit la
biodisponibilité orale de l'olanzapine de 50 à 60 %.

Un traitement symptomatique et une surveillance des fonctions vitales doivent être mis en oeuvre selon
l'état clinique, y compris un traitement de l'hypotension et du collapsus circulatoire et une assistance
respiratoire. Ne pas utiliser l'adrénaline, la dopamine ou un autre bêta-sympathomimétique car la
stimulation des récepteurs bêta adrénergiques peut aggraver l'hypotension. Un monitoring
cardiovasculaire est nécessaire pour déceler d'éventuelles arythmies. Une surveillance médicale étroite
et le monitoring doivent être poursuivis jusqu'à la guérison du patient.


5. PROPRIETES

PHARMACOLOGIQUES

5.1 Propriétés

pharmacodynamiques

Groupe pharmacothérapeutique: diazépines, oxazépines et thiazépines, ATC code N05A H03.

L'olanzapine est un agent antipsychotique, un traitement antimaniaque et thymorégulateur avec un
large profil pharmacologique sur un certain nombre de récepteurs.

Dans les études précliniques, l'olanzapine a montré une affinité pour certains récepteurs (Ki <
100 nM) tels que les récepteurs sérotoninergiques 5-HT2A/2C, 5-HT3, 5-HT6, dopaminergiques D1, D2,
D3, D4, D5, muscariniques cholinergiques M1-M5, 1 adrénergiques et histaminiques H1. Des études
de comportement chez l'animal ont montré un antagonisme des systèmes 5-HT, dopaminergiques et
cholinergiques, ce qui confirme le profil de liaison aux récepteurs. Il a été démontré dans des études in
vitro
que l'olanzapine avait une plus grande affinité pour les récepteurs sérotoninergiques 5-HT2 que
pour les récepteurs dopaminergiques D2, et une plus grande activité in vivo sur les modèles 5-HT2 par
rapport aux modèles D2. Il a été démontré par des études électrophysiologiques que l'olanzapine réduit
de façon sélective la transmission au niveau des neurones dopaminergiques du système mésolimbique
(A10) alors que l'effet observé sur le système striatal (A9) impliqué dans l'activité motrice est limité.
L'olanzapine réduit la réponse d'évitement conditionné, test qui peut indiquer une activité
antipsychotique, à des doses inférieures à celles responsables d'induction de catalepsie, effet qui peut
indiquer la survenue d'effets indésirables moteurs. Contrairement à d'autres agents antipsychotiques,
l'olanzapine augmente la réponse à un test d'"anxiolyse ".

Dans une étude de tomographie par émission de positron (PET) chez le volontaire sain utilisant une
dose orale unique (10 mg), l'olanzapine a entraîné une occupation des récepteurs 5-HT2A supérieure à
celle des récepteurs D2. De plus, une étude d'imagerie en tomographie par émission monophotonique
(SPECT) chez des patients schizophrènes a mis en évidence une occupation du système striatal D2
plus faible chez les patients répondant à l'olanzapine que chez les patients répondant à d'autres
antipsychotiques et à la risperidone, et comparable à celle observée chez des patients répondant à la
clozapine.

Dans les deux études versus placebo et dans deux études sur trois réalisées versus produits de
référence chez 2900 patients schizophrènes présentant à la fois une symptomatologie positive et
négative, l'olanzapine a été associée à une amélioration de la symptomatologie positive et négative
statistiquement plus importante que celles observées sous placebo ou sous produits de référence.

Dans un essai international comparatif en double aveugle ayant inclus 1481 patients présentant des
troubles schizophréniques ou schizoaffectifs ou apparentés, associés à des symptômes dépressifs
d'intensités variables (score initial à l'échelle de dépression de Montgomery et Asberg de 16,6), une
analyse prospective dont un critère secondaire de jugement était l'évolution de la symptomatologie
dépressive avant - après traitement a mis en évidence une amélioration statistiquement plus importante
(p = 0,001) dans le groupe de traitement olanzapine (- 6.0) que dans le groupe de traitement
halopéridol (-3,1).

Chez les patients présentant un épisode maniaque ou mixte dans le cadre de troubles bipolaires,
l'olanzapine a montré une efficacité supérieure à celle du placebo et du valproate monosodique sur la
réduction des symptômes maniaques sur 3 semaines. L'olanzapine a également montré des résultats
d'efficacité comparables à l'halopéridol en termes de proportion de patients en rémission des
symptômes maniaques et dépressifs à 6 et 12 semaines. Dans une étude chez des patients traités par le
lithium ou le valproate depuis au moins deux semaines, l'introduction de 10 mg d'olanzapine (en
association avec le lithium ou le valproate), a entraîné après 6 semaines, une réduction des symptômes
maniaques supérieure à celle observée chez les patients traités par le lithium ou le valproate en
monothérapie.

Dans le cadre de l'évaluation de la prévention des récidives dans le trouble bipolaire, une étude
randomisée versus placebo évaluant l'efficacité d'un traitement de 12 mois par olanzapine, a été
menée chez des patients ayant atteint la rémission d'un épisode maniaque après un traitement par
olanzapine. Une différence significative en faveur du groupe olanzapine par rapport au groupe placebo
a été observée pour le critère principal d'évaluation de la récidive dans le trouble bipolaire. Pour les
critères d'évaluation d'une récidive maniaque et d'une récidive dépressive une différence significative
en faveur du groupe olanzapine par rapport au groupe placebo a également été observée.

Une deuxième étude randomisée évaluant la non infériorité à 12 mois de l'olanzapine versus le lithium
dans la prévention des récidives, chez des patients ayant atteint la rémission d'un épisode maniaque,
après un traitement associant l'olanzapine avec le lithium, a été menée. L'olanzapine s'est montrée
statistiquement non-inférieure au lithium sur le taux de récidive, critère principal de l'étude
(olanzapine 30,0 %, lithium 38,3 %; p=0,055).

Dans une étude comparative à 18 mois chez des patients présentant un épisode maniaque ou mixte
stabilisés après un traitement associant l'olanzapine avec un thymorégulateur (lithium ou valproate), le
groupe associant l'olanzapine avec un thymorégulateur (lithium ou valproate) ne présentait pas une
supériorité statistiquement significative par rapport au groupe traité par un thymorégulateur (lithium
ou valproate) seul dans le délai de survenue d'une récidive syndromique.

Population pédiatrique
Les données disponibles chez les adolescents (âgés de 13 à 17 ans) sont limitées à des données
d'efficacité à court terme dans la schizophrénie (6 semaines) et la manie associée à des troubles
bipolaires de type I (3 semaines), impliquant moins de 200 adolescents. L'olanzapine a été utilisée à
une dose flexible démarrant à 2,5 mg et allant jusqu'à 20 mg par jour. Durant le traitement par
l'olanzapine, les adolescents ont pris de manière significative plus de poids comparativement aux
adultes. L'ampleur des modifications des taux à jeun de cholestérol total, de triglycérides, de
cholestérol LDL et de prolactine (voir rubriques 4.4 et 4.8) était plus importante chez les adolescents

que chez les adultes. Il n'y a pas de données sur le traitement de maintien et les données sur la sécurité
au long terme sont limitées (voir rubriques 4.4 et 4.8).

5.2 Propriétés
pharmacocinétiques

L'olanzapine est bien absorbée après administration orale, les concentrations plasmatiques maximales
étant atteintes dans un délai de 5 à 8 heures. L'absorption n'est pas influencée par la présence
d'aliments. La biodisponibilité orale absolue par rapport à l'administration intraveineuse n'a pas été
déterminée.

L'olanzapine est métabolisée dans le foie par conjugaison et oxydation. Le principal métabolite
circulant est le 10-N-glucuronide; il ne franchit pas la barrière hémato-encéphalique. Les cytochromes
P450-CYP1A2 et P450-CYP2D6 entraînent la formation du métabolite N-desmethyl et du métabolite
2-hydroxymethyl. Ces deux métabolites ont montré une activité pharmacologique in vivo
significativement plus faible que l'olanzapine dans les études animales. L'activité pharmacologique
principale est due à la molécule mère, l'olanzapine. Après administration orale, la demi-vie moyenne
d'élimination terminale de l'olanzapine chez le sujet sain varie selon l'âge et le sexe.

Chez le sujet sain âgé (65 ans et plus), par rapport au sujet sain jeune, la demi-vie moyenne
d'élimination de l'olanzapine est prolongée (51,8 versus 33,8 heures) et la clairance est réduite
(17,5 vs 18,2 l/heure). La variabilité pharmacocinétique chez le sujet âgé est comparable à celle
observée chez le sujet jeune. Chez 44 patients schizophrènes et âgés de plus de 65 ans, des doses de 5
à 20 mg par jour n'ont pas été associées à un profil d'effets indésirables particulier.

Chez la femme, par rapport à l'homme, la demi-vie d'élimination moyenne est légèrement prolongée
(36,7 vs 32,3 heures) et la clairance est réduite (18,9 vs 27,3 l/heure). Cependant l'olanzapine (5-
20 mg) a montré un profil de sécurité comparable chez la femme (n=467) et chez l'homme (n=869).

Chez les patients atteints d'insuffisance rénale (clairance de la créatinine < 10 ml/min), par rapport
aux sujets sains, ni la demi-vie d'élimination moyenne (37,7 vs 32,4 heures), ni la clairance (21,2 vs
25,0 l/heure) ne sont significativement différentes. Toutefois, des études du bilan de masse ont montré
qu'environ 57 % d'une dose d'olanzapine marquée par un isotope radioactif ont été excrétés dans les
urines, principalement sous forme de métabolites.

Chez les sujets fumeurs avec une insuffisance hépatique modérée, la demi-vie d'élimination moyenne
est prolongée (39,3 heures) et la clairance (18,0 l/heure) est réduite de la même façon que chez les
sujets sains (respectivement 48,8 heures et 14,1 l/heure).

Chez les non fumeurs, par rapport aux fumeurs (hommes et femmes), la demi-vie d'élimination est
prolongée (38,6 vs 30,4 heures) et la clairance est réduite (18.6 vs 27.7 l/heure).

La clairance plasmatique de l'olanzapine est plus faible chez les sujets âgés que chez les sujets jeunes,
chez les femmes que chez les hommes, et chez les non fumeurs que chez les fumeurs. Toutefois,
l'impact de l'âge, du sexe ou du tabagisme sur la clairance et la demi-vie de l'olanzapine est faible par
rapport à la variabilité globale interindividuelle.

Une étude comprenant des sujets caucasiens, japonais et chinois, n'a montré aucune différence dans
les paramètres pharmacocinétiques entre les trois populations.

Le taux de fixation de l'olanzapine aux protéines plasmatiques est d'environ 93 %, pour une
fourchette de concentration allant d'environ 7 à 1000 ng/ml. L'olanzapine se lie essentiellement à
l'albumine et à l'1-glycoprotéine acide.

Population pédiatrique
Adolescents (âgés de 13 à 17 ans): les paramètres pharmacocinétiques de l'olanzapine sont similaires
entre les adolescents et les adultes. Dans des études cliniques, la moyenne d'exposition à l'olanzapine
était approximativement supérieure de 27 % chez les adolescents. Les différences démographiques
entre les adolescents et les adultes concernent un poids corporel moyen inférieur et un nombre moins
important de fumeurs chez les adolescents. De tels facteurs pourraient contribuer à l'observation de la
moyenne d'exposition plus élevée chez les adolescents.

5.3 Données de sécurité préclinique

Toxicité aiguë (dose unique)

Les signes de toxicité après administration orale chez les rongeurs sont caractéristiques des
neuroleptiques puissants : hypoactivité, coma, tremblements, convulsions cloniques, hypersalivation,
et diminution de la prise de poids. Les doses médianes létales étaient d'environ 210 mg/kg (souris) et
175 mg/kg (rats). Les chiens ont toléré des doses orales uniques allant jusqu'à 100 mg/kg sans
décéder. Les signes cliniques observés ont été les suivants : sédation, ataxie, tremblements et
accélération de la fréquence cardiaque, respiration difficile, myosis et anorexie. Chez le singe, des
doses orales uniques allant jusqu'à 100 mg/kg ont entraîné une prostration, et à des doses supérieures,
un état de semi-inconscience.

Toxicité à doses répétées

Dans des études d'une durée allant jusqu'à 3 mois chez la souris et jusqu'à 1 an chez le rat et le chien,
les effets essentiels ont été une dépression du SNC, des effets anticholinergiques et des troubles
hématologiques périphériques. Une tolérance est apparue pour la dépression du SNC. Les paramètres
de croissance ont été diminués aux fortes doses. Les effets réversibles liés à l'augmentation de la
prolactinémie chez la rate comprenaient une diminution du poids des ovaires et de l'utérus, des
modifications morphologiques de l'épithélium vaginal et de la glande mammaire.

Toxicité hématologique : Des effets hématologiques ont été observés dans chacune des espèces, y
compris des diminutions dose-dépendantes du nombre des leucocytes circulants chez la souris et une
diminution non spécifique des leucocytes circulants chez le rat; cependant, aucun signe de cytotoxicité
médullaire n'a été mis en évidence. Une neutropénie réversible, une thrombocytopénie périphérique
ou une anémie sont survenues chez quelques chiens traités par 8 ou 10 mg/kg/j (l'exposition totale à
l'olanzapine [ASC] étant 12 à 15 fois plus élevée que celle d'un homme ayant reçu une dose de
12 mg). Chez des chiens cytopéniques, aucun effet indésirable sur les cellules souches ou
prolifératives de la moelle osseuse n'a été observé.

Toxicité de la reproduction

L'olanzapine n'a montré aucun effet tératogène. La sédation a eu un effet sur la capacité
d'accouplement des rats mâles. Les cycles oestraux ont été affectés aux doses de 1,1 mg/kg (soit 3 fois
la posologie maximale chez l'homme) et les paramètres de reproduction ont été influencés chez les rats
ayant reçu des doses de 3 mg/kg (9 fois la posologie maximale chez l'homme). Dans les portées de rats
ayant reçu de l'olanzapine, un retard du développement foetal et une diminution transitoire du taux
d'activité des petits ont été observés.

Mutagénicité

L'olanzapine n'a montré aucun effet mutagène ni clastogène, lors d'une série complète de tests
standard, tels que tests de mutation bactérienne, et tests in vitro et in vivo sur mammifères.

Carcinogénicité

D'après les résultats des études chez la souris et le rat, il a été conclu que l'olanzapine n'est pas
carcinogène.


6. DONNEES
PHARMACEUTIQUES


6.1 Liste
des
excipients

Noyau du comprimé
Lactose monohydraté
Hyprolose
Crospovidone
Cellulose microcristalline
Stéarate de magnésium

Enrobage du comprimé
Hypromellose
Mélange de couleur bleue (dioxyde de titane E171, lactose monohydraté, hypromellose, triacétine,
indigotine E132).
Cire Carnauba

6.2 Incompatibilités

Sans objet

6.3 Durée de conservation

3 ans.

6.4 Précautions particulières de conservation

A conserver dans l'emballage extérieur d'origine, à l'abri de la lumière et de l'humidité.

6.5 Nature et contenu de l'emballage extérieur

Plaquettes thermoformées d'aluminium dans des étuis de 28, 35, 56 ou 70 comprimés par boîte.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6 Précautions particulières d'élimination

Pas d'exigences particulières.


7.
TITULAIRE DE L'AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

Eli Lilly Nederland BV, Grootslag 1-5, NL-3991 RA Houten, Pays-Bas.


8.

NUMEROS D'AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

EU/1/96/022/012 ZYPREXA ­ 15 mg ­ comprimés enrobés ­ 28 comprimés par boîte
EU/1/96/022/021 - ZYPREXA - 15 mg - comprimés enrobés - 56 comprimés par boîte.
EU/1/96/022/027 - ZYPREXA - 15 mg - comprimés enrobés - 35 comprimés par boîte.
EU/1/96/022/033 - ZYPREXA - 15 mg - comprimés enrobés - 70 comprimés par boîte.


9. DATE DE LA PREMIERE AUTORISATION / DE RENOUVELLEMENT DE

L'AUTORISATION

Date de la première autorisation : 27 septembre 1996
Date du dernier renouvellement: 27 septembre 2006


10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE


1.
DENOMINATION DU MEDICAMENT

ZYPREXA 20 mg comprimés enrobés.


2.
COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chaque comprimé enrobé contient 20 mg d'olanzapine.

Excipient : Chaque comprimé enrobé contient 238 mg de lactose monohydraté.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.


3. FORME

PHARMACEUTIQUE

Comprimés enrobés

Comprimés enrobés ovales et roses, sur lesquels sont gravés "LILLY" ainsi qu'un code
d'identification numérique "4420".


4. DONNEES
CLINIQUES

4.1 Indications
thérapeutiques

Adultes
L'olanzapine est indiquée dans le traitement de la schizophrénie.

Chez les patients ayant initialement répondu au traitement, l'olanzapine a démontré son efficacité à
maintenir cette amélioration clinique au long cours.

L'olanzapine est indiquée dans le traitement des épisodes maniaques modérés à sévères.

L'olanzapine est indiquée dans la prévention des récidives chez les patients présentant un trouble
bipolaire, ayant déjà répondu au traitement par l'olanzapine lors d'un épisode maniaque (voir rubrique
5.1).

4.2 Posologie et mode d'administration


Adultes
Schizophrénie : La dose initiale recommandée de l'olanzapine est de 10 mg par jour.

Episode maniaque : la dose initiale est de 15 mg par jour en une seule prise en monothérapie ou 10 mg
par jour en association (voir rubrique 5.1).

Prévention des récidives dans le cadre d'un trouble bipolaire : La dose initiale recommandée est de
10 mg/jour. Chez les patients traités par l'olanzapine lors d'un épisode maniaque, pour la prévention
des récidives, le traitement sera maintenu à la même dose. Si un nouvel épisode (maniaque, mixte ou
dépressif) survient, le traitement par l'olanzapine doit être poursuivi (à la posologie optimale). Selon
l'expression clinique de l'épisode, un traitement de la symptomatologie thymique sera associé.

Dans toutes les indications, la posologie journalière de l'olanzapine peut être adaptée en fonction de
l'état clinique du patient entre 5 et 20 mg par jour. Une augmentation à des doses plus importantes que
la dose initiale recommandée n'est conseillée qu'après une réévaluation clinique appropriée et ne doit
généralement être envisagée qu'à intervalles de 24 heures minimum. L'olanzapine peut être
administrée pendant ou en dehors des repas, la prise de nourriture n'ayant pas d'incidence sur
l'absorption. Il convient de diminuer progressivement les doses lors de l'arrêt de l'olanzapine.

Enfants et adolescents
L'utilisation de l'olanzapine chez les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans n'est pas
recommandée du fait du manque de données sur la sécurité d'emploi et l'efficacité. Une prise de
poids, des anomalies lipidiques et des taux de prolactine ont été rapportées selon une ampleur plus
élevée dans les études à court terme chez les patients adolescents comparativement aux études chez les
patients adultes (voir rubriques 4.4, 4.8, 5.1 et 5.2).

Patients âgés
Une dose initiale plus faible (5 mg par jour) n'est pas indiquée de façon systématique mais doit être
envisagée chez les patients âgés de 65 ans et plus lorsque des facteurs cliniques le justifient (voir
rubrique 4.4).

Insuffisants rénaux et/ou hépatiques
Une dose initiale plus faible (5 mg par jour) doit être envisagée pour ces patients. En cas
d'insuffisance hépatique modérée (cirrhose, Child-Pugh de classe A ou B), la dose initiale devra être
de 5 mg et sera augmentée avec précaution.

Sexe
La dose initiale et l'intervalle de doses ne nécessitent pas d'adaptation chez la femme par rapport à
l'homme.

Fumeurs
La dose initiale et l'intervalle de doses ne nécessitent pas d'adaptation chez les non fumeurs par
rapport aux fumeurs.

L'existence de plus d'un facteur pouvant ralentir le métabolisme (sexe féminin, sujet âgé, non fumeur)
peut justifier une réduction de la dose initiale. Lorsqu'elle est indiquée, l'augmentation posologique
sera faite avec précaution chez ces patients.

(Voir rubriques 4.5 et 5.2).

4.3 Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients.
Patients présentant un risque connu de glaucome à angle fermé.

4.4 Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Lors d'un traitement antipsychotique, l'amélioration clinique du patient peut nécessiter plusieurs jours
voire plusieurs semaines. Les patients doivent être étroitement surveillés pendant cette période.

Démence accompagnée de troubles psychotiques et/ou troubles du comportement
L'olanzapine n'est pas indiquée dans le traitement de la démence accompagnée de troubles
psychotiques et/ou troubles du comportement et son utilisation chez ce groupe spécifique de patients
est déconseillée du fait d'une augmentation du risque de mortalité et d'accidents vasculaires
cérébraux. Au cours d'essais cliniques contrôlés versus placebo (durée de 6 à 12 semaines), réalisés
chez des patients âgés (âge moyen 78 ans) souffrant de démence accompagnée de troubles
psychotiques et/ou de troubles du comportement, l'incidence des décès dans le groupe olanzapine a été
deux fois plus importante que celle observée dans le groupe placebo (3.5 versus 1.5 %
respectivement). L'incidence plus élevée de décès n'a pas été corrélée à la dose d'olanzapine (dose
moyenne quotidienne de 4,4 mg) ou à la durée de traitement. Dans cette population de patients, un âge
supérieur à 65 ans, une dysphagie, une sédation, une malnutrition et une déshydratation, une
pathologie pulmonaire (telle qu'une pneumopathie avec ou sans inhalation) ou une utilisation
concomitante de benzodiazépines peuvent être des facteurs prédisposant à une augmentation du risque
de mortalité. Néanmoins, indépendamment de ces facteurs de risque, l'incidence de mortalité a été
supérieure dans le groupe olanzapine (comparativement au placebo).


Des événements indésirables vasculaires cérébraux (tels qu'accidents vasculaires cérébraux, accidents
ischémiques transitoires), dont certains à issue fatale, ont été rapportés dans ces mêmes essais
cliniques. Trois fois plus d'événements indésirables vasculaires cérébraux ont été rapportés dans le
groupe de patients traités par olanzapine comparativement au groupe de patients traités par placebo
(1,3 % versus 0,4 % respectivement). Tous les patients traités par olanzapine ou par placebo ayant
présenté un événement vasculaire cérébral, avaient des facteurs de risque préexistants. Un âge
supérieur à 75 ans et une démence de type vasculaire ou mixte ont été identifiés comme des facteurs
de risque d'événements indésirables vasculaires cérébraux dans le groupe olanzapine. L'efficacité de
l'olanzapine n'a pas été démontrée dans ces essais.

Maladie de Parkinson
L'administration de l'olanzapine à des patients parkinsoniens atteints de psychoses médicamenteuses
(agonistes dopaminergiques) est déconseillée. Au cours d'essais cliniques, une aggravation de la
symptomatologie parkinsonienne et des hallucinations ont été très fréquemment rapportées et de façon
plus fréquente qu'avec le placebo (voir rubrique 4.8) ; l'olanzapine n'était pas plus efficace que le
placebo dans le traitement des symptômes psychotiques. Dans ces essais, les patients devaient être
stabilisés en début d'étude avec la posologie minimale efficace du traitement anti-parkinsonien
(agoniste dopaminergique) et poursuivre le même traitement antiparkinsonien, au même dosage,
pendant toute l'étude. La posologie initiale de l'olanzapine était de 2,5 mg/jour puis pouvait être
ajustée par l'investigateur jusqu'à un maximum de 15 mg/jour.

Syndrome Malin des Neuroleptiques (SMN)
Le Syndrome Malin des Neuroleptiques (SMN) est un syndrome potentiellement mortel associé au
traitement antipsychotique. De rares cas rapportés comme Syndrome Malin des Neuroleptiques
(SMN) ont également été notifiés sous olanzapine. Les signes cliniques du SMN sont l'hyperthermie,
la rigidité musculaire, l'altération des facultés mentales, et des signes d'instabilité neuro-végétative
(instabilité du pouls et de la pression artérielle, tachycardie, hypersudation et troubles du rythme
cardiaque). Peuvent s'ajouter des signes tels qu'élévation des CPK, myoglobinurie (rhabdomyolyse) et
insuffisance rénale aiguë. Si un patient présente des signes ou des symptômes évoquant un SMN, ou
une hyperthermie inexpliquée non accompagnée d'autres signes de SMN, tous les médicaments
antipsychotiques y compris olanzapine doivent être arrêtés.

Hyperglycémie et diabète
De rares cas d'hyperglycémie et/ou de survenue ou exacerbation d'un diabète, associés parfois à une
acidocétose ou un coma, avec une issue fatale pour certains cas, ont été rapportés (voir rubrique 4.8).
Dans certains cas, une prise de poids antérieure, qui pourrait être un facteur prédisposant, a été
rapportée. Une surveillance clinique appropriée est souhaitable conformément aux recommandations
en vigueur sur les antipsychotiques. Les patients traités par antipsychotiques, incluant ZYPREXA,
doivent être surveillés afin de détecter les signes et symptômes d'une hyperglycémie (tels que
polydipsie, polyurie, polyphagie et faiblesse) et les patients ayant un diabète de type II ou des facteurs
de risque de diabète de type II doivent être suivis régulièrement pour surveiller la détérioration du
contrôle de la glycémie. Le poids doit être surveillé régulièrement.

Anomalies lipidiques
Des anomalies lipidiques ont été observées chez des patients traités par l'olanzapine au cours d'essais
cliniques versus placebo (voir rubrique 4.8). Les modifications lipidiques doivent être prises en charge
de façon appropriée au plan clinique, notamment chez les patients présentant des troubles lipidiques et
chez les patients ayant des facteurs de risque pouvant favoriser le développement de troubles
lipidiques. Le bilan lipidique des patients traités par antipsychotiques, incluant ZYPREXA, doit être
surveillé régulièrement conformément aux recommandations en vigueur sur les antipsychotiques.

Activité anticholinergique
Bien que l'olanzapine ait montré une activité anticholinergique in vitro, l'incidence des effets liés à
cette activité a été faible au cours des essais cliniques. Cependant, l'expérience clinique de
l'olanzapine étant limitée chez les patients ayant une pathologie associée, la prudence est
recommandée lors de sa prescription chez des patients présentant des symptômes d'hypertrophie
prostatique, d'iléus paralytique ou de toute autre pathologie en rapport avec le système cholinergique.

Fonction hépatique
Des élévations transitoires et asymptomatiques des transaminases (ALAT et ASAT) ont été
fréquemment observées notamment en début de traitement. La prudence s'impose chez les patients
présentant une élévation des ALAT et/ou des ASAT, chez les patients présentant des signes et des
symptômes évocateurs d'une atteinte hépatique, chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique
pré-traitement et chez les patients traités par des médicaments potentiellement hépatotoxiques. La
survenue d'une élévation des ALAT et/ou des ASAT en cours de traitement doit faire envisager un
suivi et éventuellement une réduction posologique. Dans les cas où une hépatite a été diagnostiquée
(comprenant des atteintes hépatiques cytolytiques, cholestatiques ou mixtes), le traitement par
olanzapine doit être arrêté.

Neutropénie
La prudence s'impose chez les patients dont le nombre de leucocytes et/ou de neutrophiles est faible
quelle qu'en soit la cause, chez les patients recevant des médicaments connus pour induire des
neutropénies, chez les patients ayant des antécédents de dépression médullaire ou de myélotoxicité
médicamenteuse, chez les patients atteints de dépression médullaire qu'elle soit en relation avec une
pathologie intercurrente, une radiothérapie ou une chimiothérapie et chez les patients atteints
d'hyperéosinophilie ou de syndromes myéloprolifératifs. Des neutropénies ont été fréquemment
rapportées lors de l'administration concomitante de l'olanzapine et du valproate (voir rubrique 4.8).

Arrêt du traitement
Des symptômes aigus tels que sueurs, insomnie, tremblements, anxiété, nausées ou vomissements ont
été très rarement rapportés (<0.01 %) lors de l'arrêt brutal du traitement par olanzapine.

Intervalle QT
Au cours des essais cliniques, un allongement du QTc cliniquement significatif (QT corrigé selon la
formule de Fridericia [QTcF] 500 millisecondes [msec] à n'importe quel moment après l'inclusion
chez les patients ayant à l'inclusion un QTcF < 500 msec) a été rapporté de manière peu fréquente
(0,1 % à 1 %) chez les patients traités par olanzapine, sans différence significative par rapport au
placebo quant aux évènements cardiaques associés. Cependant, comme avec d'autres
antipsychotiques, la prudence est recommandée lors de la co-prescription avec des médicaments
connus pour allonger l'intervalle QTc notamment chez le sujet âgé ou chez des patients présentant un
syndrome de QT long congénital, une insuffisance cardiaque congestive, une hypertrophie cardiaque,
une hypokaliémie ou une hypomagnésiémie.

Atteintes thrombo-emboliques
Des atteintes thrombo-emboliques veineuses ont été très rarement rapportées avec l'olanzapine
(<0.01 %). Il n'a pas été établi de lien de causalité entre la survenue de ces atteintes et le traitement
par olanzapine. Cependant les patients schizophrènes présentant souvent des facteurs de risque
thrombo-embolique veineux, tout facteur de risque potentiel d'atteintes thrombo-emboliques
veineuses (telle l'immobilisation prolongée) doit être identifié et des mesures préventives mises en
oeuvre.

Activité générale sur le Système Nerveux Central
Compte-tenu des principaux effets de l'olanzapine sur le Système Nerveux Central, il faudra être
prudent lors de l'association avec des médicaments à action centrale et avec l'alcool. Du fait de son
activité antagoniste de la dopamine in vitro, l'olanzapine peut antagoniser les effets des agonistes
directs et indirects de la dopamine.

Convulsions
L'olanzapine doit être utilisée avec prudence chez les patients qui ont des antécédents de convulsions
ou qui sont placés dans des conditions susceptibles d'abaisser leur seuil convulsif. De rares cas de
convulsions ont été rapportés chez les patients traités par olanzapine. Dans la plupart de ces cas, il
existait soit des antécédents de convulsions soit des facteurs de risque de convulsions.


Dyskinésie tardive
Dans les études comparatives de durée inférieure ou égale à un an, la survenue des dyskinésies liées au
traitement a été significativement plus faible dans le groupe olanzapine. Cependant le risque de
survenue de dyskinésie tardive augmentant avec la durée de l'exposition, la réduction posologique
voire l'arrêt du traitement doivent être envisagés dès l'apparition de signes de dyskinésie tardive. Ces
symptômes peuvent provisoirement s'aggraver ou même survenir après l'arrêt du traitement.

Hypotension orthostatique
Une hypotension orthostatique a été rarement observée chez les sujets âgés lors des essais cliniques.
Comme avec d'autres antipsychotiques, il est recommandé de mesurer périodiquement la pression
artérielle des patients de plus de 65 ans.

Mort subite d'origine cardiaque
Depuis la commercialisation de l'olanzapine, des cas de mort subite d'origine cardiaque ont été
rapportés chez les patients traités avec l'olanzapine. Dans une étude observationnelle rétrospective, le
risque de mort subite présumée d'origine cardiaque chez les patients traités avec l'olanzapine a été
environ le double du risque existant chez les patients ne prenant pas d'antipsychotiques. Dans cette
étude, le risque avec l'olanzapine a été comparable au risque avec des antispychotiques atypiques
inclus dans une analyse groupée.

Utilisation chez les enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans
L'olanzapine n'est pas indiquée chez les enfants et les adolescents. Des études réalisées chez des
patients âgés de 13 à 17 ans ont montré divers événements indésirables, incluant prise de poids,
modification des paramètres métaboliques et élévations des taux sanguins de prolactine. Les effets à
long terme associés à ces évènements n'ont pas été étudiés et demeurent inconnus (voir rubriques 4.8
et 5.1).

Lactose
Les comprimés de ZYPREXA contiennent du lactose. Les patients présentant des problèmes
héréditaires rares d'intolérance au galactose, de déficit en lactase de Lapp ou de malabsorption du
galactose ne doivent pas prendre ce médicament.

4.5 Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Les études d'interaction ont été réalisées uniquement chez l'adulte.

Interactions potentielles ayant un effet sur l'olanzapine

L'olanzapine étant métabolisée par le cytochrome CYP1A2, les produits qui stimulent ou inhibent
spécifiquement cette isoenzyme peuvent modifier les paramètres pharmacocinétiques de l'olanzapine.

Induction du CYP1A2
Le métabolisme de l'olanzapine peut être stimulé par le tabagisme et la carbamazépine, ce qui peut
entraîner une diminution des concentrations plasmatiques de l'olanzapine. Seule une augmentation
légère à modérée de la clairance de l'olanzapine a été observée. Il est probable que les conséquences
cliniques soient limitées, mais une surveillance clinique est recommandée et une augmentation de la
posologie de l'olanzapine peut être envisagée, si nécessaire (voir rubrique 4.2).

Inhibition du CYP1A2
Il a été montré que la fluvoxamine, inhibiteur spécifique du CYP1A2, inhibe significativement le
métabolisme de l'olanzapine. La fluvoxamine entraîne une augmentation moyenne de la Cmax de
l'olanzapine de 54 % chez les femmes non-fumeuses et de 77 % chez les hommes fumeurs.
L'augmentation moyenne de l'ASC de l'olanzapine était respectivement de 52 % et de 108 %. Une
posologie initiale plus faible de l'olanzapine doit être envisagée chez les patients traités par la
fluvoxamine ou tout autre inhibiteur du CYP1A2 comme par exemple la ciprofloxacine. Une
diminution de la posologie de l'olanzapine doit être envisagée si un traitement par un inhibiteur du
CYP1A2 est instauré.

Diminution de la biodisponibilité
Le charbon activé diminue la biodisponibilité de l'olanzapine par voie orale de 50 à 60 % et doit être
pris au moins 2 heures avant ou après l'administration de l'olanzapine.

Avec la fluoxétine (inhibiteur du CYP2D6), des doses uniques d'anti-acides (aluminium, magnésium)
ou la cimétidine il n'a pas été retrouvé d'effet significatif sur les paramètres pharmacocinétiques de
l'olanzapine.

Effets potentiels de l'olanzapine sur les autres médicaments
L'olanzapine peut antagoniser les effets directs et indirects des agonistes dopaminergiques.

L'olanzapine n'inhibe pas les principales isoenzymes du CYP450 in vitro (c'est-à-dire 1A2, 2D6, 2C9,
2C19, 3A4). Par conséquent, aucune interaction particulière n'est attendue comme cela a pu être
vérifié lors d'études in vivo au cours desquelles aucune inhibition du métabolisme des produits actifs
suivants n'a été mise en évidence : antidépresseurs tricycliques (représentant principalement la voie du
CYP2D6), la warfarine (CYP2C9), la théophylline (CYP1A2), ou le diazépam (CYP3A4 et 2C19).

Aucune interaction n'a été mise en évidence lors de la prise concomitante de l'olanzapine et du lithium
ou du bipéridène.

Le suivi des taux plasmatiques du valproate n'a pas montré la nécessité d'adapter la posologie du
valproate après l'instauration d'un traitement par l'olanzapine.

Activité générale sur le Système Nerveux Central
La prudence est recommandée chez les patients qui consomment de l'alcool ou qui sont traités par des
médicaments dépresseurs du système nerveux central.

L'utilisation concomitante de l'olanzapine et de médicaments anti-parkinsonien chez les patients
atteints de la maladie de Parkinson et de démence est déconseillée (voir rubrique 4.4).

Intervalle QTc
La prudence s'impose si l'olanzapine est administrée de manière concomitante avec des médicaments
connus pour allonger l'intervalle QTc (voir rubrique 4.4).

4.6 Grossesse
et
allaitement

Aucune étude contrôlée spécifique n'a été réalisée chez la femme enceinte. Les patientes doivent être
averties de la nécessité d'informer leur médecin de toute grossesse ou désir de grossesse au cours du
traitement par l'olanzapine. Cependant, l'expérience chez la femme étant limitée, l'olanzapine ne doit
être administrée pendant la grossesse que si les bénéfices potentiels justifient les risques foetaux
potentiels.

De très rares cas de tremblements, hypertonie, léthargie et somnolence ont été spontanément rapportés
chez des nouveau-nés de mères traitées par l'olanzapine durant le 3ème trimestre de grossesse.

Dans une étude chez des femmes volontaires qui allaitaient, l'olanzapine a été retrouvée dans le lait
maternel. L'exposition moyenne des nouveau-nés à l'état d'équilibre (en mg/kg) a été estimée à
environ 1,8 % de la dose d'olanzapine reçue par la mère (en mg/kg). L'allaitement maternel est donc
déconseillé aux patientes en cours de traitement par olanzapine.

4.7 Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés. En
raison du risque de somnolence et de vertiges, les patients doivent être avertis sur ce risque lors de
l'utilisation de machines, y compris la conduite de véhicules à moteur.


4.8 Effets
indésirables

Adultes
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés ( 1 % des patients) au cours des essais
cliniques ont été : somnolence, prise de poids, éosinophilie, augmentation des taux de prolactine, de
cholestérol, de la glycémie et de la triglycéridémie (voir rubrique 4.4), glucosurie, augmentation de
l'appétit, sensation vertigineuse, akathisie, parkinsonisme (voir rubrique 4.4), dyskinésie, hypotension
orthostatique, effets anticholinergiques, élévations transitoires asymptomatiques des enzymes
hépatiques (voir rubrique 4.4), rash, asthénie, fatigue et oedème.

La liste des effets indésirables présentés dans le tableau suivant a été établie à partir du recueil des
évènements indésirables et des examens de laboratoire issus de la notification spontanée et des essais
cliniques.
Au sein de chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité
décroissante.
Les catégories de fréquence sont définies ainsi: Très fréquent ( 10 %), fréquent ( 1 %, < 10 %), peu
fréquent ( 0,1 %, < 1 %), rare ( 0,01 %, < 0,1 %), très rare (< 0,01 %), fréquence indéterminée (ne
peut être estimée sur la base des données disponibles).

Très fréquent
Fréquent
Peu fréquent
Fréquence indéterminée
Affections hématologiques et du système lymphatique

Eosinophilie Leucopénie Thrombocytopénie
Neutropénie
Affections du système immunitaire


Réaction
allergique
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Prise de poids 1
Augmentation de la
Survenue
ou
exacerbation
cholestérolémie2,3
d'un diabète, associée
Augmentation de la
parfois à une acidocétose
glycémie 4
ou un coma, avec une
Augmentation de la
issue fatale pour certains
triglycéridémie 2,5
cas (voir rubrique 4.4)
Glucosurie
Hypothermie
Augmentation de
l'appétit
Affections du système nerveux
Somnolence Vertiges

Convulsions avec, dans la
Akathisie 6
plupart des cas, des
Parkinsonisme 6
antécédents de
Dyskinésie 6
convulsions ou bien des
facteurs de risque de
convulsions rapportés.
Syndrome Malin des
Neuroleptiques (voir
rubrique 4.4)
Dystonie (incluant des
crises oculogyres)
Dyskinésie tardive
Symptômes à l'arrêt du
traitement. 7
Affections cardiaques


Bradycardie
Tachycardie/fibrillation
Allongement du QTc
ventriculaire
(voir rubrique 4.4)
Mort subite (voir
rubrique 4.4)
Affections vasculaires
Hypotension
Atteinte
thrombo-
orthostatique embolique
(comprenant
embolie pulmonaire et
thrombose veineuse
profonde)
Affections gastro-intestinales

Effets anticholinergiques Pancréatite
légers et transitoires tels
que constipation et
bouche sèche
Affections hépatobiliaires

Elévations transitoires et

Hépatite (comprenant des
asymptomatiques des
atteintes hépatiques
enzymes hépatiques
cytolytiques,
(ASAT, ALAT),
cholestatiques ou mixtes)
particulièrement en début
de traitement (voir
rubrique 4.4).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Rash
Réaction
de

photosensibilité
Alopécie
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Rhabdomyolyse
Affections du rein et des voies urinaires
Incontinence
urinaire
Dysurie
Affections des organes de reproduction et du sein
Priapisme
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Asthénie


Fatigue
Oedème
Investigations
Augmentation de la

Elévation de la créatine Augmentation des
prolactinémie 8
phosphokinase
phosphatases alcalines
Augmentation de la
bilirubine totale

1Une prise de poids cliniquement significative a été observée dans toutes les catégories d'Indice de
Masse Corporelle (IMC) de départ. Après un traitement de courte durée (durée médiane de 47 jours),
une augmentation de poids supérieure ou égale à 7 % par rapport au poids initial a été très fréquente
(22 %), une augmentation de poids supérieure ou égale à 15 % par rapport au poids initial a été
fréquente (4,2 %) et une augmentation de poids supérieure ou égale à 25 % par rapport au poids initial
a été peu fréquente (0,8 %). Une augmentation de poids supérieure ou égale à 7 %, à 15 % et à 25 %
par rapport au poids initial a été très fréquente (64,4 %, 31,7 % et 12,3 % respectivement) lors d'une
utilisation prolongée (au moins 48 semaines).

2Les augmentations moyennes des taux lipidiques à jeun (cholestérol total, cholestérol LDL et
triglycérides) ont été plus élevées chez les patients sans signes de trouble des lipides au début du
traitement.

3Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 5.17mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 6.2mmol/l). Une augmentation des taux de cholestérol total à jeun ayant une valeur limite au
début du traitement ( 5.17 - < 6.2mmol/l) à des valeurs élevées ( 6.2mmol/l) a été très fréquente.


4Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 5.56mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 7mmol/l). Une augmentation des taux de glucose à jeun ayant une valeur limite au début du
traitement ( 5.56 - < 7mmol/l) à des valeurs élevées ( 7mmol/l) a été très fréquente.

5Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 1.69mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 2.26mmol/l). Une augmentation des taux de triglycérides à jeun ayant une valeur limite au
début du traitement ( 1.69 - < 2.26mmol/l) à des valeurs élevées ( 2.26mmol/l) a été très fréquente.

6Au cours d'essais cliniques, l'incidence des troubles parkinsoniens et des dystonies dans le groupe
olanzapine était numériquement supérieure à celle du groupe placebo (pas de différence statistique
significative). Les patients traités par l'olanzapine ont présenté une plus faible incidence de troubles
parkinsoniens, d'akathisie et de dystonie que les patients traités par l'halopéridol à des posologies
comparables. En l'absence d'information précise concernant les antécédents de mouvements
anormaux extrapyramidaux de survenue aiguë ou tardive, on ne peut conclure à ce jour que
l'olanzapine entraîne moins de dyskinésies tardives et/ou de syndromes extrapyramidaux tardifs.

7Des symptômes aigus tels sueurs, insomnie, tremblement, anxiété, nausée et vomissement ont été
rapportés lors de l'arrêt brutal du traitement par olanzapine.

8Dans des études cliniques allant jusqu'à 12 semaines, une prolactinémie dépassant la limite
supérieure de la normale a été observée chez environ 30 % des patients traités avec l'olanzapine et
ayant un taux de prolactine normal au début du traitement. Chez la majorité de ces patients, les
augmentations étaient généralement légères et sont restées inférieures à deux fois la limite supérieure
de la normale. Chez les patients souffrant de schizophrénie, les taux de prolactine moyens ont diminué
sans interruption du traitement, alors que des augmentations moyennes ont été observées chez les
patients avec d'autres diagnostiques. Les variations moyennes étaient modérées. Généralement, chez
les patients traités avec l'olanzapine, les répercussions cliniques potentiellement associées au niveau
mammaire et sur les cycles menstruels (par exemple, aménorrhée, tension mammaire, galactorrhée
chez les femmes et gynécomastie/tension mammaire chez les hommes) ont été peu fréquentes. Des
réactions indésirables potentiellement associées à la fonction sexuelle (par exemple, dysfonction
érectile chez les hommes et diminution de la libido chez les femmes et les hommes) ont été
fréquemment observées.

Utilisation prolongée (au moins 48 semaines)
La proportion de patients ayant présenté des modifications indésirables cliniquement significatives du
poids (augmentation), du glucose, du cholestérol total/HDL/LDL ou des triglycérides a augmenté au
cours du temps. Chez les patients adultes qui ont suivi 9-12 mois de traitement, le taux d'augmentation
de la glycémie sanguine moyenne a diminué après 6 mois environ.

Information complémentaire concernant des populations particulières
Au cours d'essais cliniques chez des patients âgés déments, le traitement par olanzapine a été associé à
une incidence supérieure de décès et d'événements indésirables vasculaires cérébraux par rapport au
placebo (voir rubrique 4.4). Une démarche anormale et des chutes ont été des événements indésirables
très fréquemment rapportés avec olanzapine. Des pneumopathies, une augmentation de la température
corporelle, une léthargie, un érythème, des hallucinations visuelles et des incontinences urinaires ont
été fréquemment observés.
Au cours d'essais cliniques menés chez des patients parkinsoniens souffrant de psychoses
médicamenteuses (agonistes dopaminergiques), une aggravation de la symptomatologie
parkinsonienne et des hallucinations ont été très fréquemment rapportées et ce, de façon plus
fréquente, qu'avec le placebo.

Au cours d'un essai clinique mené chez des patients présentant un épisode maniaque dans le cadre de
troubles bipolaires, lors de la prise concomitante de valproate la fréquence des neutropénies a été de
4,1 %; un facteur contributif potentiel pourrait être des taux plasmatiques élevés de valproate. Une
augmentation supérieure à 10 % des cas de tremblements, bouche sèche, augmentation de l'appétit et
prise de poids a été observée lors de l'association de l'olanzapine au lithium ou au valproate. Des
troubles de l'élocution ont également été fréquemment rapportés. Lors de l'association de l'olanzapine
au lithium ou au valproate une augmentation supérieure ou égale à 7 % du poids initial est survenue
chez 17,4 % des patients pendant la phase aiguë du traitement (jusqu'à 6 semaines). Lors du traitement
au long cours par l'olanzapine (jusqu'à 12 mois) dans la prévention des récidives chez les patients
présentant un trouble bipolaire, une augmentation de poids supérieure ou égale à 7 % par rapport au
poids initial a été rapportée chez 39,9 % des patients.

Enfants et adolescents
L'olanzapine n'est pas indiquée chez les enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans. Bien
qu'aucune étude clinique comparant les adolescents aux adultes n'ait été réalisée, les données issues
des études réalisées chez l'adolescent ont été comparées à celles issues des essais chez l'adulte.

Le tableau suivant résume les effets indésirables rapportés avec une fréquence plus importante chez
les patients adolescents (âgés de 13 à 17 ans) que chez les patients adultes ou les effets indésirables
uniquement observés lors des essais cliniques de courte durée réalisés chez les patients adolescents.
Une prise de poids cliniquement significative ( 7 %) surviendrait plus fréquemment chez les
adolescents comparés à des patients adultes avec une exposition comparable. L'amplitude de la prise
de poids et la proportion des patients adolescents qui ont eu une augmentation du poids cliniquement
significative ont été plus importantes lors d'une exposition prolongée (au moins 24 semaines) que lors
d'une exposition de courte durée.

Au sein de chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité
décroissante.
Les catégories de fréquence sont définies ainsi: Très fréquent ( 10 %), fréquent ( 1 %, < 10 %).

Troubles du métabolisme et de la nutrition
Très fréquent: Prise de poids 9, augmentation de la triglycéridémie10, augmentation de l'appétit.
Fréquent: Augmentation de la cholestérolémie 11
Affections du système nerveux
Très fréquent: Sédation (dont hypersomnie, léthargie, somnolence)
Affections gastro-intestinales
Fréquent: Bouche sèche
Affections hépatobiliaires
Très fréquent: Elévations des enzymes hépatiques (ASAT, ALAT ; voir rubrique 4.4).
Investigations
Très fréquent: Diminution de la bilirubine totale, augmentation de la Gamma Globuline Transférase,
augmentation de la prolactinémie 12.

9Après un traitement de courte durée (durée médiane de 22 jours), une augmentation de poids
supérieure ou égale à 7 % par rapport au poids initial (kg) a été très fréquente (40,6 %), une
augmentation de poids supérieure ou égale à 15 % par rapport au poids initial a été fréquente (7,1 %)
et une augmentation de poids supérieure ou égale à 25 % par rapport au poids initial a été fréquente
(2,5 %). Lors d'une exposition prolongée (au moins 24 semaines), 89,4 % des patients ont eu une
augmentation du poids supérieure ou égale à 7 %, 55,3 % ont eu une augmentation de poids supérieure
ou égale à 15 % et 29,1 % ont eu une augmentation de poids supérieure ou égale à 25 % par rapport à
leur poids initial.

10Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 1.016 mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 1.467 mmol/l) et des modifications des taux de triglycérides à jeun ayant une valeur limite
au début du traitement ( 1.016 - < 1.467 mmol/l) devenant élevée ( 1.467 mmol/l).

11Des modifications des taux de cholestérol total à jeun ayant une valeur normale au début du
traitement (< 4.39 mmol/l) devenant élevée ( 5.17 mmol/l) a été fréquente. Des modifications des
taux de cholestérol total à jeun ayant une valeur limite au début du traitement ( 4.39 - < 5.17 mmol/l)
devenant élevée ( 5.17 mmol/l) ont été très fréquentes.

12Augmentation de la prolactinémie rapportée chez 47,4 % des patients adolescents.


4.9 Surdosage

Signes et symptômes

En cas de surdosage, les symptômes très fréquemment observés (incidence >10 %) sont : tachycardie,
agitation/agressivité, dysarthrie, symptômes extrapyramidaux divers et diminution du niveau de
conscience allant de la sédation au coma.

Les autres effets cliniquement significatifs du surdosage sont : délire, convulsions, coma, éventuel
syndrome malin des neuroleptiques, insuffisance respiratoire, fausse route, hypertension ou
hypotension, arythmies cardiaques (moins de 2 % des cas de surdosage) et arrêt cardio-respiratoire.
Des évolutions fatales ont été rapportées pour des surdosages aigus à une dose aussi basse que 450 mg
mais une évolution favorable a également été rapportée à la suite d'un surdosage par environ 2 g
d'olanzapine orale.

Traitement du surdosage

Il n'y a pas d'antidote spécifique de l'olanzapine. Il n'est pas recommandé de provoquer des
vomissements. La prise en charge standard d'un surdosage peut être utilisée (lavage gastrique,
administration de charbon activé). L'administration concomitante de charbon activé réduit la
biodisponibilité orale de l'olanzapine de 50 à 60 %.

Un traitement symptomatique et une surveillance des fonctions vitales doivent être mis en oeuvre selon
l'état clinique, y compris un traitement de l'hypotension et du collapsus circulatoire et une assistance
respiratoire. Ne pas utiliser l'adrénaline, la dopamine ou un autre bêta-sympathomimétique car la
stimulation des récepteurs bêta adrénergiques peut aggraver l'hypotension. Un monitoring
cardiovasculaire est nécessaire pour déceler d'éventuelles arythmies. Une surveillance médicale étroite
et le monitoring doivent être poursuivis jusqu'à la guérison du patient.


5. PROPRIETES
PHARMACOLOGIQUES

5.1 Propriétés

pharmacodynamiques

Groupe pharmacothérapeutique: diazépines, oxazépines et thiazépines, ATC code N05A H03.

L'olanzapine est un agent antipsychotique, un traitement antimaniaque et thymorégulateur avec un
large profil pharmacologique sur un certain nombre de récepteurs.

Dans les études précliniques, l'olanzapine a montré une affinité pour certains récepteurs (Ki <
100 nM) tels que les récepteurs sérotoninergiques 5-HT2A/2C, 5-HT3, 5-HT6, dopaminergiques D1, D2,
D3, D4, D5, muscariniques cholinergiques M1-M5, 1 adrénergiques et histaminiques H1. Des études de
comportement chez l'animal ont montré un antagonisme des systèmes 5-HT, dopaminergiques et
cholinergiques, ce qui confirme le profil de liaison aux récepteurs. Il a été démontré dans des études in
vitro
que l'olanzapine avait une plus grande affinité pour les récepteurs sérotoninergiques 5-HT2 que
pour les récepteurs dopaminergiques D2, et une plus grande activité in vivo sur les modèles 5-HT2 par
rapport aux modèles D2. Il a été démontré par des études électrophysiologiques que l'olanzapine réduit
de façon sélective la transmission au niveau des neurones dopaminergiques du système mésolimbique
(A10) alors que l'effet observé sur le système striatal (A9) impliqué dans l'activité motrice est limité.
L'olanzapine réduit la réponse d'évitement conditionné, test qui peut indiquer une activité
antipsychotique, à des doses inférieures à celles responsables d'induction de catalepsie, effet qui peut
indiquer la survenue d'effets indésirables moteurs. Contrairement à d'autres agents antipsychotiques,
l'olanzapine augmente la réponse à un test d'"anxiolyse ".

Dans une étude de tomographie par émission de positron (PET) chez le volontaire sain utilisant une
dose orale unique (10 mg), l'olanzapine a entraîné une occupation des récepteurs 5-HT2A supérieure à
celle des récepteurs D2. De plus, une étude d'imagerie en tomographie par émission monophotonique
(SPECT) chez des patients schizophrènes a mis en évidence une occupation du système striatal D2
plus faible chez les patients répondant à l'olanzapine que chez les patients répondant à d'autres
antipsychotiques et à la risperidone, et comparable à celle observée chez des patients répondant à la
clozapine.

Dans les deux études versus placebo et dans deux études sur trois réalisées versus produits de
référence chez 2900 patients schizophrènes présentant à la fois une symptomatologie positive et
négative, l'olanzapine a été associée à une amélioration de la symptomatologie positive et négative
statistiquement plus importante que celles observées sous placebo ou sous produits de référence.

Dans un essai international comparatif en double aveugle ayant inclus 1481 patients présentant des
troubles schizophréniques ou schizoaffectifs ou apparentés, associés à des symptômes dépressifs
d'intensités variables (score initial à l'échelle de dépression de Montgomery et Asberg de 16,6), une
analyse prospective dont un critère secondaire de jugement était l'évolution de la symptomatologie
dépressive avant - après traitement a mis en évidence une amélioration statistiquement plus importante
(p = 0,001) dans le groupe de traitement olanzapine (- 6.0) que dans le groupe de traitement
halopéridol (-3,1).

Chez les patients présentant un épisode maniaque ou mixte dans le cadre de troubles bipolaires,
l'olanzapine a montré une efficacité supérieure à celle du placebo et du valproate monosodique sur la
réduction des symptômes maniaques sur 3 semaines. L'olanzapine a également montré des résultats
d'efficacité comparables à l'halopéridol en termes de proportion de patients en rémission des
symptômes maniaques et dépressifs à 6 et 12 semaines. Dans une étude chez des patients traités par le
lithium ou le valproate depuis au moins deux semaines, l'introduction de 10 mg d'olanzapine (en
association avec le lithium ou le valproate), a entraîné après 6 semaines, une réduction des symptômes
maniaques supérieure à celle observée chez les patients traités par le lithium ou le valproate en
monothérapie.

Dans le cadre de l'évaluation de la prévention des récidives dans le trouble bipolaire, une étude
randomisée versus placebo évaluant l'efficacité d'un traitement de 12 mois par olanzapine, a été
menée chez des patients ayant atteint la rémission d'un épisode maniaque après un traitement par
olanzapine. Une différence significative en faveur du groupe olanzapine par rapport au groupe placebo
a été observée pour le critère principal d'évaluation de la récidive dans le trouble bipolaire. Pour les
critères d'évaluation d'une récidive maniaque et d'une récidive dépressive une différence significative
en faveur du groupe olanzapine par rapport au groupe placebo a également été observée.

Une deuxième étude randomisée évaluant la non infériorité à 12 mois de l'olanzapine versus le lithium
dans la prévention des récidives, chez des patients ayant atteint la rémission d'un épisode maniaque,
après un traitement associant l'olanzapine avec le lithium, a été menée. L'olanzapine s'est montrée
statistiquement non-inférieure au lithium sur le taux de récidive, critère principal de l'étude
(olanzapine 30,0 %, lithium 38,3 %; p=0,055).

Dans une étude comparative à 18 mois chez des patients présentant un épisode maniaque ou mixte
stabilisés après un traitement associant l'olanzapine avec un thymorégulateur (lithium ou valproate), le
groupe associant l'olanzapine avec un thymorégulateur (lithium ou valproate) ne présentait pas une
supériorité statistiquement significative par rapport au groupe traité par un thymorégulateur (lithium
ou valproate) seul dans le délai de survenue d'une récidive syndromique.

Population pédiatrique
Les données disponibles chez les adolescents (âgés de 13 à 17 ans) sont limitées à des données
d'efficacité à court terme dans la schizophrénie (6 semaines) et la manie associée à des troubles
bipolaires de type I (3 semaines), impliquant moins de 200 adolescents. L'olanzapine a été utilisée à
une dose flexible démarrant à 2,5 mg et allant jusqu'à 20 mg par jour. Durant le traitement par
l'olanzapine, les adolescents ont pris de manière significative plus de poids comparativement aux
adultes. L'ampleur des modifications des taux à jeun de cholestérol total, de triglycérides, de
cholestérol LDL et de prolactine (voir rubriques 4.4 et 4.8) était plus importante chez les adolescents

que chez les adultes. Il n'y a pas de données sur le traitement de maintien et les données sur la sécurité
au long terme sont limitées (voir rubriques 4.4 et 4.8).

5.2 Propriétés
pharmacocinétiques

L'olanzapine est bien absorbée après administration orale, les concentrations plasmatiques maximales
étant atteintes dans un délai de 5 à 8 heures. L'absorption n'est pas influencée par la présence
d'aliments. La biodisponibilité orale absolue par rapport à l'administration intraveineuse n'a pas été
déterminée.

L'olanzapine est métabolisée dans le foie par conjugaison et oxydation. Le principal métabolite
circulant est le 10-N-glucuronide; il ne franchit pas la barrière hémato-encéphalique. Les cytochromes
P450-CYP1A2 et P450-CYP2D6 entraînent la formation du métabolite N-desmethyl et du métabolite
2-hydroxymethyl. Ces deux métabolites ont montré une activité pharmacologique in vivo
significativement plus faible que l'olanzapine dans les études animales. L'activité pharmacologique
principale est due à la molécule mère, l'olanzapine. Après administration orale, la demi-vie moyenne
d'élimination terminale de l'olanzapine chez le sujet sain varie selon l'âge et le sexe.

Chez le sujet sain âgé (65 ans et plus), par rapport au sujet sain jeune, la demi-vie moyenne
d'élimination de l'olanzapine est prolongée (51,8 versus 33,8 heures) et la clairance est réduite (17,5
vs 18,2 l/heure). La variabilité pharmacocinétique chez le sujet âgé est comparable à celle observée
chez le sujet jeune. Chez 44 patients schizophrènes et âgés de plus de 65 ans, des doses de 5 à 20 mg
par jour n'ont pas été associées à un profil d'effets indésirables particulier.

Chez la femme, par rapport à l'homme, la demi-vie d'élimination moyenne est légèrement prolongée
(36,7 vs 32,3 heures) et la clairance est réduite (18,9 vs 27,3 l/heure). Cependant l'olanzapine (5-
20 mg) a montré un profil de sécurité comparable chez la femme (n=467) et chez l'homme (n=869).

Chez les patients atteints d'insuffisance rénale (clairance de la créatinine < 10 ml/min), par rapport
aux sujets sains, ni la demi-vie d'élimination moyenne (37,7 vs 32,4 heures), ni la clairance (21,2 vs
25,0 l/heure) ne sont significativement différentes. Toutefois, des études du bilan de masse ont montré
qu'environ 57 % d'une dose d'olanzapine marquée par un isotope radioactif ont été excrétés dans les
urines, principalement sous forme de métabolites.

Chez les sujets fumeurs avec une insuffisance hépatique modérée, la demi-vie d'élimination moyenne
est prolongée (39,3 heures) et la clairance (18,0 l/heure) est réduite de la même façon que chez les
sujets sains (respectivement 48,8 heures et 14,1 l/heure).

Chez les non fumeurs, par rapport aux fumeurs (hommes et femmes), la demi-vie d'élimination est
prolongée (38,6 vs 30,4 heures) et la clairance est réduite (18.6 vs 27.7 l/heure).

La clairance plasmatique de l'olanzapine est plus faible chez les sujets âgés que chez les sujets jeunes,
chez les femmes que chez les hommes, et chez les non fumeurs que chez les fumeurs. Toutefois,
l'impact de l'âge, du sexe ou du tabagisme sur la clairance et la demi-vie de l'olanzapine est faible par
rapport à la variabilité globale interindividuelle.

Une étude comprenant des sujets caucasiens, japonais et chinois, n'a montré aucune différence dans
les paramètres pharmacocinétiques entre les trois populations.

Le taux de fixation de l'olanzapine aux protéines plasmatiques est d'environ 93 %, pour une
fourchette de concentration allant d'environ 7 à 1000 ng/ml. L'olanzapine se lie essentiellement à
l'albumine et à l'1-glycoprotéine acide.

Population pédiatrique
Adolescents (âgés de 13 à 17 ans): les paramètres pharmacocinétiques de l'olanzapine sont similaires
entre les adolescents et les adultes. Dans des études cliniques, la moyenne d'exposition à l'olanzapine
était approximativement supérieure de 27 % chez les adolescents. Les différences démographiques
entre les adolescents et les adultes concernent un poids corporel moyen inférieur et un nombre moins
important de fumeurs chez les adolescents. De tels facteurs pourraient contribuer à l'observation de la
moyenne d'exposition plus élevée chez les adolescents.

5.3 Données de sécurité préclinique

Toxicité aiguë (dose unique)

Les signes de toxicité après administration orale chez les rongeurs sont caractéristiques des
neuroleptiques puissants : hypoactivité, coma, tremblements, convulsions cloniques, hypersalivation,
et diminution de la prise de poids. Les doses médianes létales étaient d'environ 210 mg/kg (souris) et
175 mg/kg (rats). Les chiens ont toléré des doses orales uniques allant jusqu'à 100 mg/kg sans
décéder. Les signes cliniques observés ont été les suivants : sédation, ataxie, tremblements et
accélération de la fréquence cardiaque, respiration difficile, myosis et anorexie. Chez le singe, des
doses orales uniques allant jusqu'à 100 mg/kg ont entraîné une prostration, et à des doses supérieures,
un état de semi-inconscience.

Toxicité à doses répétées

Dans des études d'une durée allant jusqu'à 3 mois chez la souris et jusqu'à 1 an chez le rat et le chien,
les effets essentiels ont été une dépression du SNC, des effets anticholinergiques et des troubles
hématologiques périphériques. Une tolérance est apparue pour la dépression du SNC. Les paramètres
de croissance ont été diminués aux fortes doses. Les effets réversibles liés à l'augmentation de la
prolactinémie chez la rate comprenaient une diminution du poids des ovaires et de l'utérus, des
modifications morphologiques de l'épithélium vaginal et de la glande mammaire.

Toxicité hématologique : Des effets hématologiques ont été observés dans chacune des espèces, y
compris des diminutions dose-dépendantes du nombre des leucocytes circulants chez la souris et une
diminution non spécifique des leucocytes circulants chez le rat ; cependant, aucun signe de
cytotoxicité médullaire n'a été mis en évidence. Une neutropénie réversible, une thrombocytopénie
périphérique ou une anémie sont survenues chez quelques chiens traités par 8 ou 10 mg/kg/j
(l'exposition totale à l'olanzapine [ASC] étant 12 à 15 fois plus élevée que celle d'un homme ayant
reçu une dose de 12 mg). Chez des chiens cytopéniques, aucun effet indésirable sur les cellules
souches ou prolifératives de la moelle osseuse n'a été observé.

Toxicité de la reproduction

L'olanzapine n'a montré aucun effet tératogène. La sédation a eu un effet sur la capacité
d'accouplement des rats mâles. Les cycles oestraux ont été affectés aux doses de 1,1 mg/kg (soit 3 fois
la posologie maximale chez l'homme) et les paramètres de reproduction ont été influencés chez les rats
ayant reçu des doses de 3 mg/kg (9 fois la posologie maximale chez l'homme). Dans les portées de rats
ayant reçu de l'olanzapine, un retard du développement foetal et une diminution transitoire du taux
d'activité des petits ont été observés.

Mutagénicité

L'olanzapine n'a montré aucun effet mutagène ni clastogène, lors d'une série complète de tests
standard, tels que tests de mutation bactérienne, et tests in vitro et in vivo sur mammifères.

Carcinogénicité

D'après les résultats des études chez la souris et le rat, il a été conclu que l'olanzapine n'est pas
carcinogène.


6. DONNEES
PHARMACEUTIQUES


6.1 Liste
des
excipients

Noyau du comprimé
Lactose monohydraté
Hyprolose
Crospovidone
Cellulose microcristalline
Stéarate de magnésium

Enrobage du comprimé
Hypromellose
Mélange de couleur rose (dioxyde de titane E171, macrogol, lactose monohydraté, hypromellose,
oxyde de fer rouge synthétique)
Cire Carnauba

6.2 Incompatibilités

Sans objet

6.3 Durée de conservation

3 ans.

6.4 Précautions particulières de conservation

A conserver dans l'emballage extérieur d'origine, à l'abri de la lumière et de l'humidité.

6.5 Nature et contenu de l'emballage extérieur

Plaquettes thermoformées d'aluminium dans des étuis de 28, 35, 56 ou 70 comprimés par boîte.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6 Précautions particulières d'élimination

Pas d'exigences particulières.


7.
TITULAIRE DE L'AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

Eli Lilly Nederland BV, Grootslag 1-5, NL-3991 RA Houten, Pays-Bas.


8.

NUMEROS D'AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

EU/1/96/022/014 ZYPREXA - 20 mg - comprimés enrobés ­ 28 comprimés par boîte
EU/1/96/022/022 - ZYPREXA - 20 mg - comprimés enrobés - 56 comprimés par boîte.
EU/1/96/022/028 - ZYPREXA - 20 mg - comprimés enrobés - 35 comprimés par boîte.
EU/1/96/022/034 - ZYPREXA - 20 mg - comprimés enrobés - 70 comprimés par boîte.


9. DATE DE LA PREMIERE AUTORISATION / DE RENOUVELLEMENT DE

L'AUTORISATION

Date de la première autorisation : 27 septembre 1996
Date du dernier renouvellement: 27 septembre 2006


10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

1.
DENOMINATION DU MEDICAMENT

ZYPREXA 10 mg poudre pour solution injectable.


2.
COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chaque flacon contient 10 mg d'olanzapine. Après reconstitution, chaque ml de la solution obtenue
contient 5 mg d'olanzapine.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1


3. FORME
PHARMACEUTIQUE

Poudre pour solution injectable
Poudre lyophilisée jaune.


4. DONNEES
CLINIQUES

4.1 Indications
thérapeutiques

Adultes
ZYPREXA poudre pour solution injectable est indiqué pour contrôler rapidement l'agitation et les
troubles du comportement chez les patients schizophrènes ou chez les patients présentant des épisodes
maniaques, lorsque le traitement par voie orale n'est pas adapté. Le traitement par ZYPREXA poudre
pour solution injectable doit être arrêté et remplacé par l'olanzapine orale dès que l'état clinique du
patient le permet.

4.2 Posologie et mode d'administration

Adultes
Utiliser par voie intramusculaire. Ne pas administrer par voie intraveineuse ou sous-cutanée.
ZYPREXA, poudre pour solution injectable est destinée seulement à une utilisation de courte durée,
de 3 jours consécutifs maximum.

La dose maximale journalière d'olanzapine (incluant toutes les formes galéniques d'olanzapine) est de
20 mg.

La dose initiale recommandée d'olanzapine injectable est de 10 mg, administrée en une seule injection
intramusculaire. Une dose plus faible (5 mg ou 7,5 mg) peut être administrée en fonction de l'état
clinique du patient, et des médicaments déjà administrés en traitement d'entretien ou en traitement
aigu (voir rubrique 4.4). Une seconde injection, 5-10 mg, peut être administrée 2 heures après la
première en fonction de l'état clinique du patient.
Il ne faut pas administrer plus de trois injections d'olanzapine par 24 heures. La dose maximale de
20 mg par jour d'olanzapine (incluant toutes les formes galéniques) ne doit pas être dépassée.

ZYPREXA poudre pour solution injectable doit être reconstitué selon les recommandations de la
rubrique 6.6.

Pour plus d'informations sur la poursuite du traitement par olanzapine orale (5 à 20 mg par jour), se
reporter au Résumé des Caractéristiques du Produit de ZYPREXA comprimés enrobés ou de
ZYPREXA VELOTAB comprimés orodispersibles.

Enfants et adolescents
Il n'y a pas d'expérience chez l'enfant. ZYPREXA poudre pour solution injectable ne doit pas être
utilisé chez l'enfant ou l'adolescent suite à un manque de données concernant la sécurité et
l'efficacité.

Patients âgés
La dose initiale recommandée chez les patients âgés (> 60 ans) est 2,5­5 mg. En fonction de l'état
clinique du patient (voir rubrique 4.4), une seconde injection, 2,5­5 mg, peut être administrée 2 heures
après la première injection. Pas plus de 3 injections ne doivent être administrées par 24 heures et la
dose maximale de 20 mg par jour d'olanzapine (incluant toutes les formulations) ne doit pas être
dépassée.

Insuffisants rénaux et/ou hépatiques
Une dose initiale plus faible (5 mg) doit être envisagée pour ces patients. En cas d'insuffisance
hépatique modérée (cirrhose, Child-Pugh de classe A ou B), la dose initiale devra être de 5 mg et sera
augmentée avec précaution.

Sexe
La dose et l'intervalle de doses ne nécessitent pas d'adaptation chez la femme par rapport à l'homme.

Fumeurs
La dose et l'intervalle de doses ne nécessitent pas d'adaptation chez les patients non fumeurs par
rapport aux fumeurs.

L'existence de plus d'un facteur pouvant ralentir le métabolisme (sexe féminin, sujet âgé, non
fumeur), peut justifier une réduction de la dose initiale. Les injections supplémentaires, lorsqu'elles
sont indiquées, seront faites avec précaution chez ces patients.

(Voir rubriques 4.5 et 5.2).

4.3 Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients. Patients présentant un risque connu de
glaucome à angle fermé.

4.4 Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

L'efficacité de l'olanzapine IM n'a pas été établie chez les patients agités ou présentant des troubles du
comportement associés à des états autres que la schizophrénie ou les épisodes maniaques.

Pathologies instables
L'olanzapine IM ne doit pas être administrée aux patients atteints de pathologies instables, tels
qu'infarctus aigu du myocarde, angor instable, hypotension sévère et/ou bradycardie, maladie du
sinus, ainsi qu'aux patients ayant subi une chirurgie cardiaque. S'il est impossible de déterminer les
antécédents concernant ces pathologies instables chez le patient, les risques et bénéfices de
l'olanzapine IM doivent être évalués par rapport aux autres traitements alternatifs.

Utilisation simultanée de benzodiazépines et autres produits
Il est nécessaire d'être particulièrement prudent avec les patients qui ont reçu un traitement par d'autres
médicaments ayant des propriétés hémodynamiques similaires à celles de l'olanzapine intramusculaire
incluant d'autres antipsychotiques (oraux et/ou IM) et les benzodiazépines (voir rubrique 4.5). Des cas
d'hypotension, de bradycardie, de dépression respiratoire et de décès ont été très rarement associés
(<0.01 %) au traitement par l'olanzapine IM, notamment chez des patients ayant reçu des
benzodiazépines et/ou d'autres antipsychotiques (voir rubrique 4.8).

L'injection simultanée d'olanzapine intramusculaire et de benzodiazépine parentérale est déconseillée
(voir rubriques 4.5 et 6.2). Si un traitement par une benzodiazépine parentérale s'avère nécessaire,

celui-ci doit être administré au minimum une heure après l'injection d'olanzapine IM. Si le patient a
reçu une benzodiazépine parentérale, l'administration d'olanzapine IM ne doit être envisagée qu'après
avoir soigneusement évalué son état clinique. Le patient devra être étroitement surveillé afin de
dépister une sédation excessive et une dépression cardio-respiratoire.

Hypotension
Il est extrêmement important que les patients recevant de l'olanzapine intramusculaire fassent l'objet
d'une surveillance étroite, afin de vérifier toute apparition d'hypotension, y compris l'hypotension
orthostatique, de bradyarythmie et/ou d'hypoventilation, notamment dans les 4 premières heures après
l'injection. Une surveillance étroite doit être poursuivie après cette période si l'état clinique le
nécessite. La pression artérielle, le pouls, la fréquence respiratoire et le niveau de conscience doivent
être surveillés régulièrement et un traitement curatif doit être mis en route, si nécessaire. Les patients
doivent rester en décubitus, s'ils ont des vertiges ou sont somnolents après une injection, jusqu'à ce que
l'examen indique qu'ils ne présentent pas d'hypotension, y compris l'hypotension orthostatique, de
bradyarythmie et/ou d'hypoventilation.

La tolérance et l'efficacité de l'olanzapine IM n'ont pas été étudiées chez les patients alcooliques ou
toxicomanes (voir rubrique 4.5).

Démence accompagnée de troubles psychotiques et/ou troubles du comportement
L'olanzapine n'est pas indiquée dans le traitement de la démence accompagnée de troubles
psychotiques et/ou troubles du comportement et son utilisation chez ce groupe spécifique de patients
est déconseillée du fait d'une augmentation du risque de mortalité et d'accidents vasculaires
cérébraux. Au cours d'essais cliniques contrôlés versus placebo (durée de 6 à 12 semaines), réalisés
chez des patients âgés (âge moyen 78 ans) souffrant de démence accompagnée de troubles
psychotiques et/ou de troubles du comportement, l'incidence des décès dans le groupe olanzapine a été
deux fois plus importante que celle observée dans le groupe placebo (3.5 versus 1.5 %
respectivement). L'incidence plus élevée de décès n'a pas été corrélée à la dose d'olanzapine (dose
moyenne quotidienne de 4,4 mg) ou à la durée de traitement. Dans cette population de patients, un âge
supérieur à 65 ans, une dysphagie, une sédation, une malnutrition et une déshydratation, une
pathologie pulmonaire (telle qu'une pneumopathie avec ou sans inhalation) ou une utilisation
concomitante de benzodiazépines peuvent être des facteurs prédisposant à une augmentation du risque
de mortalité. Néanmoins, indépendamment de ces facteurs de risque, l'incidence de mortalité a été
supérieure dans le groupe olanzapine (comparativement au placebo).

Des événements indésirables vasculaires cérébraux (tels qu'accidents vasculaires cérébraux, accidents
ischémiques transitoires), dont certains à issue fatale, ont été rapportés dans ces mêmes essais
cliniques. Trois fois plus d'événements indésirables vasculaires cérébraux ont été rapportés dans le
groupe de patients traités par olanzapine comparativement au groupe de patients traités par placebo
(1,3 % versus 0,4 % respectivement). Tous les patients traités par olanzapine ou par placebo ayant
présenté un événement vasculaire cérébral, avaient des facteurs de risque préexistants. Un âge
supérieur à 75 ans et une démence de type vasculaire ou mixte ont été identifiés comme des facteurs
de risque d'événements indésirables vasculaires cérébraux dans le groupe olanzapine. L'efficacité de
l'olanzapine n'a pas été démontrée dans ces essais.

Maladie de Parkinson
L'administration de l'olanzapine à des patients parkinsoniens atteints de psychoses médicamenteuses
(agonistes dopaminergiques) est déconseillée. Au cours d'essais cliniques, une aggravation de la
symptomatologie parkinsonienne et des hallucinations ont été très fréquemment rapportées et de façon
plus fréquente qu'avec le placebo (voir rubrique 4.8) ; l'olanzapine n'était pas plus efficace que le
placebo dans le traitement des symptômes psychotiques. Dans ces essais, les patients devaient être
stabilisés en début d'étude avec la posologie minimale efficace du traitement antiparkinsonien
(agoniste dopaminergique) et poursuivre le même traitement antiparkinsonien, au même dosage,
pendant toute l'étude. La posologie initiale de l'olanzapine était de 2,5 mg/jour puis pouvait être
ajustée par l'investigateur jusqu'à un maximum de 15 mg/jour.

Syndrome Malin des Neuroleptiques (SMN)
Le Syndrome Malin des Neuroleptiques (SMN) est un syndrome potentiellement mortel associé au
traitement antipsychotique. De rares cas rapportés comme Syndrome Malin des Neuroleptiques
(SMN) ont également été notifiés sous olanzapine. Les signes cliniques du SMN sont l'hyperthermie,
la rigidité musculaire, l'altération des facultés mentales, et des signes d'instabilité neuro-végétative
(instabilité du pouls et de la pression artérielle, tachycardie, hypersudation et troubles du rythme
cardiaque). Peuvent s'ajouter des signes tels qu'élévation des CPK, myoglobinurie (rhabdomyolyse) et
insuffisance rénale aiguë. Si un patient présente des signes ou des symptômes évoquant un SMN, ou
une hyperthermie inexpliquée non accompagnée d'autres signes de SMN, tous les médicaments
antipsychotiques y compris olanzapine doivent être arrêtés.

Hyperglycémie et diabète
De rares cas d'hyperglycémie et/ou de survenue ou exacerbation d'un diabète, associés parfois à une
acidocétose ou un coma, avec une issue fatale pour certains cas, ont été rapportés (voir rubrique 4.8).
Dans certains cas, une prise de poids antérieure, qui pourrait être un facteur prédisposant a été
rapportée. Une surveillance clinique appropriée est souhaitable conformément aux recommandations
en vigueur sur les antipsychotiques. Les patients traités par antipsychotiques, incluant ZYPREXA,
doivent être surveillés afin de détecter les signes et symptômes d'une hyperglycémie (tels que
polydipsie, polyurie, polyphagie et faiblesse) et les patients ayant un diabète de type II ou des facteurs
de risque de diabète de type II doivent être suivis régulièrement pour surveiller la détérioration du
contrôle de la glycémie. Le poids doit être surveillé régulièrement.

Anomalies lipidiques
Des anomalies lipidiques ont été observées chez des patients traités par l'olanzapine au cours d'essais
cliniques versus placebo (voir rubrique 4.8). Les modifications lipidiques doivent être prises en charge
de façon appropriée au plan clinique, notamment chez les patients présentant des troubles lipidiques et
chez les patients ayant des facteurs de risque pouvant favoriser le développement de troubles
lipidiques. Le bilan lipidique des patients traités par antipsychotiques, incluant ZYPREXA, doit être
surveillé régulièrement conformément aux recommandations en vigueur sur les antipsychotiques.

Activité anticholinergique
Bien que l'olanzapine ait montré une activité anticholinergique in vitro, l'incidence des effets liés à
cette activité a été faible au cours des essais cliniques par voie orale. Cependant, l'expérience clinique
de l'olanzapine étant limitée chez les patients ayant une pathologie associée, la prudence est
recommandée lors de sa prescription chez des patients présentant des symptômes d'hypertrophie
prostatique, d'iléus paralytique ou de toute autre pathologie en rapport avec le système cholinergique.

Fonction hépatique
Des élévations transitoires et asymptomatiques des transaminases (ALAT et ASAT) ont été
fréquemment observées, notamment en début de traitement. La prudence s'impose chez les patients
présentant une élévation des ALAT et/ou des ASAT, chez les patients présentant des signes et des
symptômes évocateurs d'une atteinte hépatique, chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique
pré-traitement et chez les patients traités par des médicaments potentiellement hépatotoxiques. La
survenue d'une élévation des ALAT et / ou des ASAT en cours de traitement doit faire envisager un
suivi et éventuellement une réduction posologique. Dans les cas où une hépatite a été diagnostiquée
(comprenant des atteintes hépatiques cytolytiques, cholestatiques ou mixtes), le traitement par
olanzapine doit être arrêté.

Neutropénie
La prudence s'impose chez les patients dont le nombre de leucocytes et/ou de neutrophiles est faible
quelle qu'en soit la cause, chez les patients recevant des médicaments connus pour induire des
neutropénies, chez les patients ayant des antécédents de dépression médullaire ou de myélotoxicité
médicamenteuse, chez les patients atteints de dépression médullaire qu'elle soit en relation avec une
pathologie intercurrente, une radiothérapie ou une chimiothérapie et chez les patients atteints
d'hyperéosinophilie ou de syndromes myéloprolifératifs. Des neutropénies ont été fréquemment
rapportées lors de l'administration concomitante de l'olanzapine et du valproate (voir rubrique 4.8).


Arrêt du traitement
Des symptômes aigus tels que sueurs, insomnie, tremblements, anxiété, nausées ou vomissements ont
été très rarement rapportés (<0.01 %) lors de l'arrêt brutal du traitement par olanzapine.

Intervalle QT
Au cours des essais cliniques, un allongement du QTc cliniquement significatif (QT corrigé selon la
formule de Fridericia [QTcF] 500 millisecondes [msec] à n'importe quel moment après l'inclusion
chez les patients ayant à l'inclusion un QTcF < 500 msec) a été rapporté de manière peu fréquente
(0,1 % à 1 %) chez les patients traités par olanzapine, sans différence significative par rapport au
placebo quant aux évènements cardiaques associés. Dans les études cliniques réalisées avec Zyprexa
Poudre pour Solution Injectable, l'olanzapine n'a pas été associée à un allongement persistant des
intervalles QT absolus ou QTc. Cependant, comme avec d'autres antipsychotiques, la prudence est
recommandée lors de la co-prescription avec des médicaments connus pour allonger l'intervalle QTc
notamment chez le sujet âgé ou chez des patients présentant un syndrome de QT long congénital, une
insuffisance cardiaque congestive, une hypertrophie cardiaque, une hypokaliémie ou une
hypomagnésiémie.

Atteintes thrombo-emboliques
Des atteintes thrombo-emboliques veineuses ont été très rarement rapportées avec l'olanzapine
(<0.01 %). Il n'a pas été établi de lien de causalité entre la survenue de ces atteintes et le traitement
par olanzapine. Cependant les patients schizophrènes présentant souvent des facteurs de risque
thrombo-embolique veineux, tout facteur de risque potentiel d'atteintes thrombo-emboliques
veineuses (telle l'immobilisation prolongée) doit être identifié et des mesures préventives mises en
oeuvre.

Activité générale sur le Système Nerveux Central
Compte-tenu des principaux effets de l'olanzapine sur le Système Nerveux Central, il faudra être
prudent lors de l'association avec des médicaments à action centrale et avec l'alcool. Du fait de son
activité antagoniste de la dopamine in vitro, l'olanzapine peut antagoniser les effets des agonistes
directs et indirects de la dopamine.

Convulsions
L'olanzapine doit être utilisée avec prudence chez les patients qui ont des antécédents de convulsions
ou qui sont placés dans des conditions susceptibles d'abaisser leur seuil convulsif. De rares cas de
convulsions ont été rapportés chez les patients traités par olanzapine. Dans la plupart de ces cas, il
existait soit des antécédents de convulsions soit des facteurs de risque de convulsions.

Dyskinésie tardive
Dans les études comparatives avec olanzapine par voie orale de durée inférieure ou égale à un an, la
survenue des dyskinésies liées au traitement a été significativement plus faible dans le groupe
olanzapine. Cependant, le risque de survenue de dyskinésie tardive augmentant avec la durée de
l'exposition, la réduction posologique voire l'arrêt du traitement doivent être envisagés dès l'apparition
de signes de dyskinésie tardive. Ces symptômes peuvent provisoirement s'aggraver ou même survenir
après l'arrêt du traitement.

Hypotension orthostatique
Une hypotension orthostatique a été rarement observée chez les sujets âgés lors des essais cliniques
avec olanzapine par voie orale. Comme avec d'autres antipsychotiques, il est recommandé de mesurer
périodiquement la pression artérielle des patients de plus de 65 ans.

Mort subite d'origine cardiaque
Depuis la commercialisation de l'olanzapine, des cas de mort subite d'origine cardiaque ont été
rapportés chez les patients traités avec l'olanzapine. Dans une étude observationnelle rétrospective, le
risque de mort subite présumée d'origine cardiaque chez les patients traités avec l'olanzapine a été
environ le double du risque existant chez les patients ne prenant pas d'antipsychotiques. Dans cette
étude, le risque avec l'olanzapine a été comparable au risque avec des antispychotiques atypiques
inclus dans une analyse groupée.

4.5 Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

L'olanzapine IM n'a pas été étudiée chez les patients alcooliques ou toxicomanes (voir rubrique 4.4).

Il faut être prudent avec les patients qui consomment de l'alcool ou qui sont traités par des
médicaments susceptibles d'induire une hypotension, une bradycardie, une dépression respiratoire ou
du système nerveux central (voir rubrique 4.4).

Interactions potentielles après injection intramusculaire
Dans une étude à dose unique avec olanzapine 5 mg, administré par voie intramusculaire 1 heure avant
lorazépam 2 mg intramusculaire (métabolisé par glucuronidation), la pharmacocinétique des deux
médicaments était inchangée. Toutefois, la somnolence observée lors de l'association était augmentée
par rapport à celle observée avec chacun des médicaments pris séparément. L'injection simultanée
d'olanzapine et de benzodiazépine parentérale n'est pas recommandée (voir rubriques 4.4 et 6.2).

Interactions potentielles ayant un effet sur l'olanzapine
L'olanzapine étant métabolisée par le cytochrome CYP1A2, les produits qui stimulent ou inhibent
spécifiquement cette isoenzyme peuvent modifier les paramètres pharmacocinétiques de l'olanzapine.

Induction du CYP1A2
Le métabolisme de l'olanzapine peut être stimulé par le tabagisme et la carbamazépine, ce qui peut
entraîner une diminution des concentrations plasmatiques de l'olanzapine. Seule une augmentation
légère à modérée de la clairance de l'olanzapine a été observée. Il est probable que les conséquences
cliniques soient limitées, mais une surveillance clinique est recommandée et une augmentation de la
posologie de l'olanzapine peut être envisagée, si nécessaire (voir rubrique 4.2).

Inhibition du CYP1A2
Il a été montré que la fluvoxamine, inhibiteur spécifique du CYP1A2, inhibe significativement le
métabolisme de l'olanzapine. La fluvoxamine entraîne une augmentation moyenne de la Cmax de
l'olanzapine de 54 % chez les femmes non-fumeuses et de 77 % chez les hommes fumeurs.
L'augmentation moyenne de l'ASC de l'olanzapine était respectivement de 52 % et de 108 %. Une
posologie initiale plus faible de l'olanzapine doit être envisagée chez les patients traités par la
fluvoxamine ou tout autre inhibiteur du CYP1A2 comme par exemple la ciprofloxacine. Une
diminution de la posologie de l'olanzapine doit être envisagée si un traitement par un inhibiteur du
CYP1A2 est instauré.

Diminution de la biodisponibilité
Le charbon activé diminue la biodisponibilité de l'olanzapine par voie orale de 50 à 60 % et doit être
pris au moins 2 heures avant ou après l'administration de l'olanzapine.

Avec la fluoxétine (inhibiteur du CYP2D6), des doses uniques d'anti-acides (aluminium, magnésium)
ou la cimétidine il n'a pas été retrouvé d'effet significatif sur les paramètres pharmacocinétiques de
l'olanzapine.

Effets potentiels de l'olanzapine sur les autres médicaments
L'olanzapine peut antagoniser les effets directs et indirects des agonistes dopaminergiques (voir
rubrique 6.2).

L'olanzapine n'inhibe pas les principales isoenzymes du CYP450 in vitro (c'est-à-dire 1A2, 2D6, 2C9,
2C19, 3A4). Par conséquent, aucune interaction particulière n'est attendue comme cela a pu être
vérifié lors d'études in vivo au cours desquelles aucune inhibition du métabolisme des produits actifs
suivants n'a été mise en évidence : antidépresseurs tricycliques (représentant principalement la voie du
CYP2D6), la warfarine (CYP2C9), la théophylline (CYP1A2), ou le diazépam (CYP3A4 et 2C19).

Aucune interaction n'a été mise en évidence lors de la prise concomitante de l'olanzapine et du lithium
ou du bipéridène.


Le suivi des taux plasmatiques du valproate n'a pas montré la nécessité d'adapter la posologie du
valproate après l'instauration d'un traitement par l'olanzapine.

L'utilisation concomitante de l'olanzapine et de médicaments anti-parkinsonien chez les patients
atteints de la maladie de Parkinson et de démence est déconseillée (voir rubrique 4.4).

Intervalle QTc
La prudence s'impose si l'olanzapine est administrée de manière concomitante avec des médicaments
connus pour allonger l'intervalle QTc (voir rubrique 4.4).

4.6 Grossesse
et
allaitement

Aucune étude contrôlée spécifique n'a été réalisée chez la femme enceinte. Les patientes doivent être
averties de la nécessité d'informer leur médecin de toute grossesse ou désir de grossesse au cours du
traitement par l'olanzapine. Cependant, l'expérience chez la femme étant limitée, l'olanzapine ne doit
être administrée pendant la grossesse que si les bénéfices potentiels justifient les risques foetaux
potentiels.

De très rares cas de tremblements, hypertonie, léthargie et somnolence ont été spontanément rapportés
chez des nouveau-nés de mères traitées par l'olanzapine durant le 3ème trimestre de grossesse.

Dans une étude chez des femmes volontaires qui allaitaient, l'olanzapine a été retrouvée dans le lait
maternel. L'exposition moyenne des nouveau-nés à l'état d'équilibre (en mg/kg) a été estimée à
environ 1,8 % de la dose d'olanzapine reçue par la mère (en mg/kg). L'allaitement maternel est donc
déconseillé aux patientes en cours de traitement par olanzapine.

4.7 Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés. En
raison du risque de somnolence et de vertiges, les patients doivent être avertis sur ce risque lors de
l'utilisation de machines, y compris la conduite de véhicules à moteur.

4.8 Effets
indésirables

Au cours des essais cliniques, la somnolence a été un effet indésirable fréquemment associé (1-10 %)
à l'utilisation de l'olanzapine IM.

Au cours des notifications spontanées recueillies après la commercialisation, des cas d'hypotension,
de bradycardie, de dépression respiratoire et de décès ont été très rarement associés (<0,01 %) au
traitement par l'olanzapine IM, le plus souvent chez des patients ayant reçu des benzodiazépines et/ou
d'autres antipsychotiques ou chez des patients traités au-delà des doses journalières recommandées
d'olanzapine (voir rubriques 4.4 et 4.5).

Le tableau suivant a été établi à partir du recueil des évènements indésirables et des examens de
laboratoire réalisés au cours des essais cliniques menés avec ZYPREXA poudre pour solution
injectable.

Affections cardiaques
Fréquent (1-10 %): Bradycardie avec ou sans hypotension ou syncope, tachycardie.
Peu fréquent (0,1-1 %) :
Arrêt sinusal.
Affections vasculaires
Fréquent (1-10 %): Hypotension orthostatique, hypotension.
Affections respiratoires
Peu fréquent (0,1-1 %): Hypoventilation.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fréquent (1-10 %): Gêne au point d'injection.

Les effets indésirables listés ci-dessous ont été observés après administration orale d'olanzapine, mais
peuvent également survenir lors de l'administration de ZYPREXA poudre pour solution injectable.

Adultes
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés ( 1 % des patients) au cours des essais
cliniques ont été : somnolence, prise de poids, éosinophilie, augmentation des taux de prolactine, de
cholestérol, de la glycémie et de la triglycéridémie (voir rubrique 4.4), glucosurie, augmentation de
l'appétit, sensation vertigineuse, akathisie, parkinsonisme (voir rubrique 4.4), dyskinésie, hypotension
orthostatique, effets anticholinergiques, élévations transitoires asymptomatiques des enzymes
hépatiques (voir rubrique 4.4), rash, asthénie, fatigue et oedème.

La liste des effets indésirables présentés dans le tableau suivant a été établie à partir du recueil des
évènements indésirables et des examens de laboratoire issus de la notification spontanée et des essais
cliniques.
Au sein de chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité
décroissante.
Les catégories de fréquence sont définies ainsi: Très fréquent ( 10 %), fréquent ( 1 %, < 10 %), peu
fréquent ( 0, 1 %, < 1 %), rare ( 0, 01 %, < 0,1 %), très rare (< 0,01 %), fréquence indéterminée (ne
peut être estimée sur la base des données disponibles).

Très fréquent
Fréquent
Peu fréquent
Fréquence indéterminée
Affections hématologiques et du système lymphatique

Eosinophilie Leucopénie Thrombocytopénie
Neutropénie
Affections du système immunitaire


Réaction
allergique
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Prise de poids 1
Augmentation de la
Survenue
ou
exacerbation
cholestérolémie2,3
d'un diabète, associée
Augmentation de la
parfois à une acidocétose
glycémie 4
ou un coma, avec une
Augmentation de la
issue fatale pour certains
triglycéridémie 2,5
cas (voir rubrique 4.4)
Glucosurie
Hypothermie
Augmentation de
l'appétit
Affections du système nerveux
Somnolence Vertiges

Convulsions avec, dans la
Akathisie 6
plupart des cas, des
Parkinsonisme 6
antécédents de
Dyskinésie 6
convulsions ou bien des
facteurs de risque de
convulsions rapportés.
Syndrome Malin des
Neuroleptiques (voir
rubrique 4.4)
Dystonie (incluant des

crises oculogyres)
Dyskinésie tardive
Symptômes à l'arrêt du
traitement. 7
Affections cardiaques


Bradycardie
Tachycardie/fibrillation
Allongement du QTc
ventriculaire
(voir rubrique 4.4)
Mort subite (voir
rubrique 4.4)
Affections vasculaires
Hypotension
Atteinte
thrombo-
orthostatique
embolique (comprenant
embolie pulmonaire et
thrombose veineuse
profonde)
Affections gastro-intestinales

Effets anticholinergiques Pancréatite
légers et transitoires tels
que constipation et
bouche sèche
Affections hépatobiliaires

Elévations transitoires et

Hépatite (comprenant des
asymptomatiques des
atteintes hépatiques
enzymes hépatiques
cytolytiques,
(ASAT, ALAT),
cholestatiques ou mixtes)
particulièrement en début
de traitement (voir
rubrique 4.4).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Rash
Réaction
de

photosensibilité
Alopécie
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Rhabdomyolyse
Affections du rein et des voies urinaires
Incontinence
urinaire
Dysurie
Affections des organes de reproduction et du sein
Priapisme
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Asthénie


Fatigue
Oedème
Investigations
Augmentation de la

Elévation de la créatine Augmentation des
prolactinémie 8
phosphokinase
phosphatases alcalines
Augmentation de la
bilirubine totale

1Une prise de poids cliniquement significative a été observée dans toutes les catégories d'Indice de
Masse Corporelle (IMC) de départ. Après un traitement de courte durée (durée médiane de 47 jours),
une augmentation de poids supérieure ou égale à 7 % par rapport au poids initial a été très fréquente
(22 %), une augmentation de poids supérieure ou égale à 15 % par rapport au poids initial a été
fréquente (4,2 %) et une augmentation de poids supérieure ou égale à 25 % par rapport au poids initial
a été peu fréquente (0,8 %). Une augmentation de poids supérieure ou égale à 7 %, à 15 % et à 25 %
par rapport au poids initial a été très fréquente (64,4 %, 31,7 % et 12,3 % respectivement) lors d'une
utilisation prolongée (au moins 48 semaines).

2Les augmentations moyennes des taux lipidiques à jeun (cholestérol total, cholestérol LDL et
triglycérides) ont été plus élevées chez les patients sans signes de trouble des lipides au début du
traitement.

3Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 5.17mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 6.2mmol/l). Une augmentation des taux de cholestérol total à jeun ayant une valeur limite au
début du traitement ( 5.17 - < 6.2mmol/l) à des valeurs élevées ( 6.2mmol/l) a été très fréquente.

4 Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 5.56mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 7mmol/l). Une augmentation des taux de glucose à jeun ayant une valeur limite au début du
traitement ( 5.56 - < 7mmol/l) à des valeurs élevées ( 7mmol/l) a été très fréquente.

5Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 1.69mmol/l) qui sont devenus
élevés ( 2.26mmol/l). Une augmentation des taux de triglycérides à jeun ayant une valeur limite au
début du traitement ( 1.69 - < 2.26mmol/l) à des valeurs élevées ( 2.26mmol/l) a été très fréquente.

6Au cours d'essais cliniques, l'incidence des troubles parkinsoniens et des dystonies dans le groupe
olanzapine était numériquement supérieure à celle du groupe placebo (pas de différence statistique
significative). Les patients traités par l'olanzapine ont présenté une plus faible incidence de troubles
parkinsoniens, d'akathisie et de dystonie que les patients traités par l'halopéridol à des posologies
comparables. En l'absence d'information précise concernant les antécédents de mouvements
anormaux extrapyramidaux de survenue aiguë ou tardive, on ne peut conclure à ce jour que
l'olanzapine entraîne moins de dyskinésies tardives et/ou de syndromes extrapyramidaux tardifs.

7Des symptômes aigus tels sueurs, insomnie, tremblement, anxiété, nausée et vomissement ont été
rapportés lors de l'arrêt brutal du traitement par olanzapine.

8Dans des études cliniques allant jusqu'à 12 semaines, une prolactinémie dépassant la limite
supérieure de la normale a été observée chez environ 30 % des patients traités avec l'olanzapine et
ayant un taux de prolactine normal au début du traitement. Chez la majorité de ces patients, les
augmentations étaient généralement légères et sont restées inférieures à deux fois la limite supérieure
de la normale. Chez les patients souffrant de schizophrénie, les taux de prolactine moyens ont diminué
sans interruption du traitement, alors que des augmentations moyennes ont été observées chez les
patients avec d'autres diagnostiques. Les variations moyennes étaient modérées. Généralement, chez
les patients traités avec l'olanzapine, les répercussions cliniques potentiellement associées au niveau
mammaire et sur les cycles menstruels (par exemple, aménorrhée, tension mammaire, galactorrhée
chez les femmes et gynécomastie/tension mammaire chez les hommes) ont été peu fréquentes. Des
réactions indésirables potentiellement associées à la fonction sexuelle (par exemple, dysfonction
érectile chez les hommes et diminution de la libido chez les femmes et les hommes) ont été
fréquemment observées.

Utilisation prolongée (au moins 48 semaines)
La proportion de patients ayant présenté des modifications indésirables cliniquement significatives du
poids (augmentation), du glucose, du cholestérol total/HDL/LDL ou des triglycérides a augmenté au
cours du temps. Chez les patients adultes qui ont suivi 9-12 mois de traitement, le taux d'augmentation
de la glycémie sanguine moyenne a diminué après 6 mois environ.

Information complémentaire concernant des populations particulières
Au cours d'essais cliniques chez des patients âgés déments, le traitement par olanzapine a été associé à
une incidence supérieure de décès et d'événements indésirables vasculaires cérébraux par rapport au
placebo (voir rubrique 4.4). Une démarche anormale et des chutes ont été des événements indésirables
très fréquemment rapportés avec olanzapine. Des pneumopathies, une augmentation de la température
corporelle, une léthargie, un érythème, des hallucinations visuelles et des incontinences urinaires ont
été fréquemment observés.


Au cours d'essais cliniques menés chez des patients parkinsoniens souffrant de psychoses
médicamenteuses (agonistes dopaminergiques), une aggravation de la symptomatologie
parkinsonienne et des hallucinations ont été très fréquemment rapportées et ce, de façon plus
fréquente, qu'avec le placebo.

Au cours d'un essai clinique mené chez des patients présentant un épisode maniaque dans le cadre de
troubles bipolaires, lors de la prise concomitante de valproate la fréquence des neutropénies a été de
4,1 %; un facteur contributif potentiel pourrait être des taux plasmatiques élevés de valproate. Une
augmentation supérieure à 10 % des cas de tremblements, bouche sèche, augmentation de l'appétit et
prise de poids a été observée lors de l'association de l'olanzapine au lithium ou au valproate. Des
troubles de l'élocution ont également été fréquemment rapportés . Lors de l'association de l'olanzapine
au lithium ou au valproate une augmentation supérieure ou égale à 7 % du poids initial est survenue
chez 17,4 % des patients pendant la phase aiguë du traitement (jusqu'à 6 semaines). Lors du traitement
au long cours par l'olanzapine (jusqu'à 12 mois) dans la prévention des récidives chez les patients
présentant un trouble bipolaire, une augmentation de poids supérieure ou égale à 7 % par rapport au
poids initial a été rapportée chez 39,9 % des patients.

4.9 Surdosage

Signes et symptômes

En cas de surdosage, les symptômes très fréquemment observés (incidence >10 %) sont : tachycardie,
agitation/agressivité, dysarthrie, symptômes extrapyramidaux divers et diminution du niveau de
conscience allant de la sédation au coma.

Les autres effets cliniquement significatifs du surdosage sont : délire, convulsions, coma, éventuel
syndrome malin des neuroleptiques, insuffisance respiratoire, fausse route, hypertension ou
hypotension, arythmies cardiaques (moins de 2 % des cas de surdosage) et arrêt cardio-respiratoire.
Des évolutions fatales ont été rapportées pour des surdosages aigus à une dose aussi basse que 450 mg
mais une évolution favorable a également été rapportée à la suite d'un surdosage par environ 2 g
d'olanzapine orale.

Traitement du surdosage

Il n'y a pas d'antidote spécifique de l'olanzapine. Il n'est pas recommandé de provoquer des
vomissements. La prise en charge standard d'un surdosage peut être utilisée (lavage gastrique,
administration de charbon activé). L'administration concomitante de charbon activé réduit la
biodisponibilité orale de l'olanzapine de 50 à 60 %.

Un traitement symptomatique et une surveillance des fonctions vitales doivent être mis en oeuvre selon
l'état clinique, y compris un traitement de l'hypotension et du collapsus circulatoire et une assistance
respiratoire. Ne pas utiliser l'adrénaline, la dopamine ou un autre bêta-sympathomimétique car la
stimulation des récepteurs bêta adrénergiques peut aggraver l'hypotension. Un monitoring
cardiovasculaire est nécessaire pour déceler d'éventuelles arythmies. Une surveillance médicale étroite
et le monitoring doivent être poursuivis jusqu'à la guérison du patient.


5. PROPRIETES
PHARMACOLOGIQUES

5.1
Propriétés pharmacodynamiques

Groupe pharmacothérapeutique : diazépines, oxazépines et thiazépines, ATC code N05A H03.

L'olanzapine est un agent antipsychotique, un traitement antimaniaque et thymorégulateur avec un
large profil pharmacologique sur un certain nombre de récepteurs.

Dans les études précliniques, l'olanzapine a montré une affinité pour certains récepteurs (Ki < 100 nM)
tels que les récepteurs sérotoninergiques 5-HT2A/2C, 5-HT3, 5-HT6 ; dopaminergiques D1, D2, D3, D4,
D5 ; muscariniques cholinergiques M1-M5 ; 1 adrénergiques et histaminiques H1. Des études de
comportement chez l'animal ont montré un antagonisme des systèmes 5-HT, dopaminergiques et
cholinergiques, ce qui confirme le profil de liaison aux récepteurs. Il a été démontré dans des études in
vitro
que l'olanzapine avait une plus grande affinité pour les récepteurs sérotoninergiques 5-HT2 que
pour les récepteurs dopaminergiques D2, et une plus grande activité in vivo sur les modèles 5-HT2, par
rapport aux modèles D2. Il a été démontré par des études électrophysiologiques que l'olanzapine réduit
de façon sélective la transmission au niveau des neurones dopaminergiques du système mésolimbique
(A10) alors que l'effet observé sur le système striatal (A9) impliqué dans l'activité motrice est limité.
L'olanzapine réduit la réponse d'évitement conditionné, test qui peut indiquer une activité
antipsychotique, à des doses inférieures à celles responsables d'induction de catalepsie, effet qui peut
indiquer la survenue d'effets indésirables moteurs. Contrairement à d'autres agents antipsychotiques,
l'olanzapine augmente la réponse à un test d'"anxiolyse".

Dans une étude de tomographie par émission de positron (PET) chez le volontaire sain utilisant une
dose orale unique (10 mg), l'olanzapine a entraîné une occupation des récepteurs 5-HT2A supérieure à
celle des récepteurs D2. De plus, une étude d'imagerie en tomographie par émission monophotonique
(SPECT) chez des patients schizophrènes a mis en évidence une occupation du système striatal D2
plus faible chez les patients répondant à l'olanzapine que chez les patients répondant à d'autres
antipsychotiques et à la risperidone, et comparable à celle observée chez des patients répondant à la
clozapine.

Dans les deux études versus placebo et dans deux études sur trois réalisées versus produits de
référence utilisant l'olanzapine par voie orale chez 2 900 patients schizophrènes présentant à la fois
une symptomatologie positive et négative, l'olanzapine a été associée à une amélioration de la
symptomatologie positive et négative statistiquement plus importante que celles observées sous
placebo ou sous produits de référence.

Dans un essai international comparatif en double aveugle ayant inclus 1481 patients présentant des
troubles schizophréniques ou schizoaffectifs ou apparentés, associés à des symptômes dépressifs
d'intensités variables (score initial à l'échelle de dépression de Montgomery et Asberg de 16,6), une
analyse prospective dont un critère secondaire de jugement était l'évolution de la symptomatologie
dépressive avant - après traitement a mis en évidence une amélioration statistiquement plus importante
(p = 0,001) dans le groupe de traitement olanzapine orale (- 6.0) que dans le groupe de traitement
halopéridol (-3,1).

Chez les patients présentant un épisode maniaque ou mixte dans le cadre de troubles bipolaires,
l'olanzapine orale a montré une efficacité supérieure à celle du placebo et du valproate monosodique
sur la réduction des symptômes maniaques sur 3 semaines. L'olanzapine orale a également montré des
résultats d'efficacité comparables à l'halopéridol en termes de proportion de patients en rémission des
symptômes maniaques et dépressifs à 6 et 12 semaines. Dans une étude chez des patients traités par le
lithium ou le valproate depuis au moins deux semaines, l'introduction de 10 mg d'olanzapine orale (en
association avec le lithium ou le valproate), a entraîné après 6 semaines, une réduction des symptômes
maniaques supérieure à celle observée chez les patients traités par le lithium ou le valproate en
monothérapie.

Dans le cadre de l'évaluation de la prévention des récidives dans le trouble bipolaire, une étude
randomisée versus placebo évaluant l'efficacité d'un traitement de 12 mois par olanzapine, a été
menée chez des patients ayant atteint la rémission d'un épisode maniaque après un traitement par
olanzapine. Une différence significative en faveur du groupe olanzapine par rapport au groupe placebo
a été observée pour le critère principal d'évaluation de la récidive dans le trouble bipolaire. Pour les
critères d'évaluation d'une récidive maniaque et d'une récidive dépressive une différence significative
en faveur du groupe olanzapine par rapport au groupe placebo a également été observée.

Une deuxième étude randomisée évaluant la non infériorité à 12 mois de l'olanzapine versus le lithium
dans la prévention des récidives, chez des patients ayant atteint la rémission d'un épisode maniaque,

après un traitement associant l'olanzapine avec le lithium, a été menée. L'olanzapine s'est montrée
statistiquement non-inférieure au lithium sur le taux de récidive, critère principal de l'étude
(olanzapine 30,0 %, lithium 38,3 %; p=0,055).

Dans une étude comparative à 18 mois chez des patients présentant un épisode maniaque ou mixte
stabilisés après un traitement associant l'olanzapine avec un thymorégulateur (lithium ou valproate), le
groupe associant l'olanzapine avec un thymorégulateur (lithium ou valproate) ne présentait pas une
supériorité statistiquement significative par rapport au groupe traité par un thymorégulateur (lithium
ou valproate) seul dans le délai de survenue d'une récidive syndromique.

5.2 Propriétés
pharmacocinétiques

Dans une étude pharmacocinétique chez les volontaires sains, une dose de 5 mg de ZYPREXA poudre
pour solution injectable a donné une concentration plasmatique maximale (Cmax) approximativement
5 fois supérieure à celle observée avec la même dose d'olanzapine par voie orale. La Cmax est obtenue
plus rapidement par voie intramusculaire que par voie orale (15 à 45 minutes versus 5 à 8 heures).
Comme par voie orale, la Cmax et l'aire sous la courbe (ASC) après injection intramusculaire sont
directement proportionnelles à la dose administrée. Pour la même dose d'olanzapine administrée par
voie intramusculaire et orale, l'ASC, la demi-vie, la clairance et le volume de distribution sont
similaires. Les profils métaboliques après administration orale et intramusculaire sont similaires.

Chez les sujets non fumeurs par rapport aux fumeurs (hommes et femmes) recevant l'olanzapine par
voie intramusculaire, la demi-vie d'élimination est prolongée (38,6 vs 30,4 h) et la clairance est réduite
(18,6 vs 27,7 l/h).

Des données complémentaires après administration orale d'olanzapine sont décrites ci-dessous.

L'olanzapine est métabolisée dans le foie par conjugaison et oxydation. Le principal métabolite
circulant est le 10-N-glucuronide; il ne franchit pas la barrière hémato-encéphalique. Les cytochromes
P450-CYP1A2 et P450-CYP2D6 entraînent la formation du métabolite N-desmethyl et du métabolite
2-hydroxymethyl. Ces deux métabolites ont montré une activité pharmacologique in vivo
significativement plus faible que l'olanzapine dans les études animales.
L'activité pharmacologique principale est due à la molécule mère, l'olanzapine. Après administration
orale, la demi-vie moyenne d'élimination terminale de l'olanzapine chez le sujet sain varie selon l'âge
et le sexe.

Chez le sujet sain âgé (65 ans et plus), par rapport au sujet sain jeune recevant l'olanzapine par voie
orale, la demi-vie moyenne d'élimination de l'olanzapine est prolongée (51,8 versus 33,8 heures) et la
clairance est réduite (17,5 vs 18,2 l/heure). La variabilité pharmacocinétique chez le sujet âgé est
comparable à celle observée chez le sujet jeune. Chez 44 patients schizophrènes et âgés de plus de 65
ans, des doses de 5 à 20 mg par jour n'ont pas été associées à un profil d'effets indésirables particulier.

Chez la femme, par rapport à l'homme recevant l'olanzapine par voie orale, une demi-vie d'élimination
moyenne est légèrement prolongée (36,7 vs 32,3 h) et la clairance est réduite (18,9 vs 27,3 l/h).
Cependant, l'olanzapine (5 - 20 mg) a montré un profil de sécurité comparable chez la femme
(n = 467) et chez l'homme (n = 869).

Chez les patients atteints d'insuffisance rénale (clairance de la créatinine < 10 ml/min), par rapport
aux sujets sains recevant l'olanzapine par voie orale, ni la demi-vie d'élimination moyenne (37,7 vs
32,4 heures), ni la clairance (21,2 vs 25,0 l/heure) ne sont significativement différentes. Toutefois, des
études du bilan de masse ont montré qu'environ 57 % d'une dose d'olanzapine marquée par un isotope
radioactif ont été excrétés dans les urines, principalement sous forme de métabolites.

Chez les sujets fumeurs avec une insuffisance hépatique modérée recevant l'olanzapine par voie orale,
la demi-vie d'élimination moyenne est prolongée (39,3 h) et la clairance (18,0 l/h) est réduite de la
même façon que chez les sujets sains (respectivement 48,8 h et 14,1 l/h).

La clairance plasmatique de l'olanzapine est plus faible chez les sujets âgés que chez les sujets jeunes,
chez les femmes que chez les hommes, et chez les non fumeurs que chez les fumeurs. Toutefois,
l'impact de l'âge, du sexe ou du tabagisme sur la clairance et la demi-vie de l'olanzapine est faible par
rapport à la variabilité globale interindividuelle.

Une étude comprenant des sujets caucasiens, japonais et chinois, n'a montré aucune différence dans
les paramètres pharmacocinétiques entre les trois populations.

Le taux de fixation de l'olanzapine aux protéines plasmatiques est d'environ 93 %, pour une fourchette
de concentration allant d'environ 7 à 1 000 ng/ml. L'olanzapine se lie essentiellement à l'albumine et à
l'1-glycoprotéine acide.

5.3 Données de sécurité préclinique

Toxicité aiguë (dose unique)
Les signes de toxicité après administration orale chez les rongeurs sont caractéristiques des
neuroleptiques puissants : hypoactivité, coma, tremblements, convulsions cloniques, hypersalivation,
et diminution de la prise de poids. Les doses médianes létales étaient d'environ 210 mg/kg (souris) et
175 mg/kg (rats). Les chiens ont toléré des doses orales uniques allant jusqu'à 100 mg/kg sans
décéder. Les signes cliniques observés ont été les suivants : sédation, ataxie, tremblements et
accélération de la fréquence cardiaque, respiration difficile, myosis et anorexie. Chez le singe, des
doses orales uniques allant jusqu'à 100 mg/kg ont entraîné une prostration, et à des doses supérieures,
un état de semi-inconscience.

Toxicité à doses répétées
Dans des études d'une durée allant jusqu'à 3 mois chez la souris, et jusqu'à 1 an chez le rat et le chien,
les effets essentiels ont été une dépression du SNC, des effets anticholinergiques et des troubles
hématologiques périphériques. Une tolérance est apparue pour la dépression du SNC. Les paramètres
de croissance ont été diminués aux fortes doses. Les effets réversibles liés à l'augmentation de la
prolactinémie chez la rate comprenaient une diminution du poids des ovaires et de l'utérus, des
modifications morphologiques de l'épithélium vaginal et de la glande mammaire.

Toxicité hématologique : Des effets hématologiques ont été observés dans chacune des espèces, y
compris des diminutions dose-dépendantes du nombre des leucocytes circulants chez la souris et une
diminution non spécifique des leucocytes circulants chez le rat ; cependant, aucun signe de
cytotoxicité médullaire n'a été mis en évidence. Une neutropénie réversible, une thrombocytopénie
périphérique ou une anémie sont survenues chez quelques chiens traités par 8 ou 10 mg/kg/j
(l'exposition totale à l'olanzapine [ASC] étant 12 à 15 fois plus élevée que celle d'un homme ayant
reçu une dose de 12 mg). Chez des chiens cytopéniques, aucun effet indésirable sur les cellules
souches ou prolifératives de la moelle osseuse n'a été observé.

Toxicité de reproduction
L'olanzapine n'a montré aucun effet tératogène. La sédation a eu un effet sur la capacité
d'accouplement des rats mâles. Les cycles oestraux ont été affectés aux doses de 1,1 mg/kg (soit 3 fois
la posologie maximale chez l'homme) et les paramètres de reproduction ont été influencés chez les rats
ayant reçu des doses de 3 mg/kg (9 fois la posologie maximale chez l'homme). Dans les portées de rats
ayant reçu de l'olanzapine, un retard du développement foetal et une diminution transitoire du taux
d'activité des petits ont été observés.

Mutagénicité
L'olanzapine n'a montré aucun effet mutagène ni clastogène, lors d'une série complète de tests
standard, tels que tests de mutation bactérienne, et tests in vitro et in vivo sur mammifères.

Carcinogénicité
D'après les résultats des études par voie orale chez la souris et le rat, il a été conclu que l'olanzapine
n'est pas carcinogène.



6. DONNEES
PHARMACEUTIQUES

6.1 Liste
des
excipients

·
Lactose monohydraté
·
Acide tartrique, E334
·
Acide chlorhydrique.
·
Hydroxyde de sodium.

6.2 Incompatibilités

Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments à l'exception de ceux mentionnés
dans la rubrique 6.6.
L'olanzapine injectable ne doit pas être mélangée dans une même seringue avec le diazépam
injectable en raison de l'apparition d'un précipité lorsque ces produits sont mélangés.

Le lorazépam injectable ne doit pas être utilisé pour reconstituer l'olanzapine injectable car cette
association ralentit le temps de reconstitution.

L'olanzapine injectable ne doit pas être mélangée dans une même seringue avec l'halopéridol
injectable en raison d'une diminution du pH qui dégrade l'olanzapine.

6.3 Durée de conservation

Poudre : 3 ans
Solution (après reconstitution) : 1 heure. Ne pas congeler.

6.4 Précautions particulières de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas +25 °C. A conserver dans l'emballage extérieur
d'origine à l'abri de la lumière. Pour les conditions de conservation du médicament reconstitué, voir
rubrique 6.3.

6.5 Nature et contenu de l'emballage extérieur

Flacon de 5 ml en verre de Type I.
Un carton contient 1 ou 10 flacon(s).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6 Précautions particulières d'élimination

Reconstituer ZYPREXA uniquement avec de l'eau pour préparation injectable en utilisant les
techniques aseptiques standards pour la reconstitution des produits à usage parentéral. N'utiliser
aucune autre solution pour la reconstitution (voir section 6.2).

1.
Prélever 2,1 ml d'eau pour préparation injectable grâce à une seringue stérile. Injecter dans un
flacon de ZYPREXA.

2.
Faire tourner le flacon jusqu'à ce que le contenu soit complètement dissous, donnant une
solution de couleur jaune. Le flacon contient 11,0 mg d'olanzapine en solution à 5 mg/ml (1 mg
d'olanzapine est retenu dans le flacon et la seringue, permettant ainsi l'administration de 10 mg
d'olanzapine).

3.
Le tableau suivant donne les volumes d'injection pour les différentes doses d'olanzapine :

Dose (mg)
Volume d'injection (ml)
10 2,0
7,5 1,5
5 1,0
2,5 0,5

4.
Administrer la solution par voie intramusculaire. Ne pas administrer par voie intraveineuse ou
sous-cutanée.

5.
Jeter la seringue et la solution inutilisée conformément aux procédures appropriées.

6.
Utiliser immédiatement la solution dans l'heure qui suit sa reconstitution.

Avant d'être administrés, les produits pour usage parentéral doivent faire l'objet d'une inspection
visuelle pour détecter la présence éventuelle de particules.


7.
TITULAIRE DE L'AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

Eli Lilly Nederland BV, Grootslag 1 ­ 5, NL-3991 RA, Houten, Pays-Bas.


8.
NUMERO(S) D'AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

EU/1/96/022/016 - ZYPREXA - poudre pour solution injectable ­ 1 flacon.
EU/1/96/022/017 - ZYPREXA - poudre pour solution injectable ­ 10 flacons.


9.
DATE DE LA PREMIERE AUTORISATION / DE RENOUVELLEMENT DE
L'AUTORISATION

Date de la première autorisation : 27 septembre 1996
Date du dernier renouvellement : 27 septembre 2006


10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE