RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT - 10

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Écrit par Administrator   
Mercredi, 26 Mai 2010 15:35

Des événements indésirables vasculaires cérébraux (tels qu'accidents vasculaires cérébraux, accidents
ischémiques transitoires), dont certains à issue fatale, ont été rapportés dans ces mêmes essais
cliniques. Trois fois plus d'événements indésirables vasculaires cérébraux ont été rapportés dans le
groupe de patients traités par olanzapine comparativement au groupe de patients traités par placebo
(1,3 % versus 0,4 % respectivement). Tous les patients traités par olanzapine ou par placebo ayant
présenté un événement vasculaire cérébral, avaient des facteurs de risque préexistants. Un âge
supérieur à 75 ans et une démence de type vasculaire ou mixte ont été identifiés comme des facteurs
de risque d'événements indésirables vasculaires cérébraux dans le groupe olanzapine. L'efficacité de
l'olanzapine n'a pas été démontrée dans ces essais.

Maladie de Parkinson
L'administration de l'olanzapine à des patients parkinsoniens atteints de psychoses médicamenteuses
(agonistes dopaminergiques) est déconseillée. Au cours d'essais cliniques, une aggravation de la
symptomatologie parkinsonienne et des hallucinations ont été très fréquemment rapportées et de façon
plus fréquente qu'avec le placebo (voir rubrique 4.8) ; l'olanzapine n'était pas plus efficace que le
placebo dans le traitement des symptômes psychotiques. Dans ces essais, les patients devaient être
stabilisés en début d'étude avec la posologie minimale efficace du traitement anti-parkinsonien
(agoniste dopaminergique) et poursuivre le même traitement antiparkinsonien, au même dosage,
pendant toute l'étude. La posologie initiale de l'olanzapine était de 2,5 mg/jour puis pouvait être
ajustée par l'investigateur jusqu'à un maximum de 15 mg/jour.

Syndrome Malin des Neuroleptiques (SMN)
Le Syndrome Malin des Neuroleptiques (SMN) est un syndrome potentiellement mortel associé au
traitement antipsychotique. De rares cas rapportés comme Syndrome Malin des Neuroleptiques
(SMN) ont également été notifiés sous olanzapine. Les signes cliniques du SMN sont l'hyperthermie,
la rigidité musculaire, l'altération des facultés mentales, et des signes d'instabilité neuro-végétative
(instabilité du pouls et de la pression artérielle, tachycardie, hypersudation et troubles du rythme
cardiaque). Peuvent s'ajouter des signes tels qu'élévation des CPK, myoglobinurie (rhabdomyolyse) et
insuffisance rénale aiguë. Si un patient présente des signes ou des symptômes évoquant un SMN, ou
une hyperthermie inexpliquée non accompagnée d'autres signes de SMN, tous les médicaments
antipsychotiques y compris olanzapine doivent être arrêtés.

Hyperglycémie et diabète
De rares cas d'hyperglycémie et/ou de survenue ou exacerbation d'un diabète, associés parfois à une
acidocétose ou un coma, avec une issue fatale pour certains cas, ont été rapportés (voir rubrique 4.8).
Dans certains cas, une prise de poids antérieure, qui pourrait être un facteur prédisposant, a été
rapportée. Une surveillance clinique appropriée est souhaitable conformément aux recommandations
en vigueur sur les antipsychotiques. Les patients traités par antipsychotiques, incluant ZYPREXA,
doivent être surveillés afin de détecter les signes et symptômes d'une hyperglycémie (tels que
polydipsie, polyurie, polyphagie et faiblesse) et les patients ayant un diabète de type II ou des facteurs
de risque de diabète de type II doivent être suivis régulièrement pour surveiller la détérioration du
contrôle de la glycémie. Le poids doit être surveillé régulièrement.

Anomalies lipidiques
Des anomalies lipidiques ont été observées chez des patients traités par l'olanzapine au cours d'essais
cliniques versus placebo (voir rubrique 4.8). Les modifications lipidiques doivent être prises en charge
de façon appropriée au plan clinique, notamment chez les patients présentant des troubles lipidiques et
chez les patients ayant des facteurs de risque pouvant favoriser le développement de troubles
lipidiques. Le bilan lipidique des patients traités par antipsychotiques, incluant ZYPREXA, doit être
surveillé régulièrement conformément aux recommandations en vigueur sur les antipsychotiques.

Activité anticholinergique
Bien que l'olanzapine ait montré une activité anticholinergique in vitro, l'incidence des effets liés à
cette activité a été faible au cours des essais cliniques. Cependant, l'expérience clinique de
l'olanzapine étant limitée chez les patients ayant une pathologie associée, la prudence est
recommandée lors de sa prescription chez des patients présentant des symptômes d'hypertrophie
prostatique, d'iléus paralytique ou de toute autre pathologie en rapport avec le système cholinergique.

Fonction hépatique
Des élévations transitoires et asymptomatiques des transaminases (ALAT et ASAT) ont été
fréquemment observées notamment en début de traitement. La prudence s'impose chez les patients
présentant une élévation des ALAT et/ou des ASAT, chez les patients présentant des signes et des
symptômes évocateurs d'une atteinte hépatique, chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique
pré-traitement et chez les patients traités par des médicaments potentiellement hépatotoxiques. La
survenue d'une élévation des ALAT et/ou des ASAT en cours de traitement doit faire envisager un
suivi et éventuellement une réduction posologique. Dans les cas où une hépatite a été diagnostiquée
(comprenant des atteintes hépatiques cytolytiques, cholestatiques ou mixtes), le traitement par
olanzapine doit être arrêté.

Neutropénie
La prudence s'impose chez les patients dont le nombre de leucocytes et/ou de neutrophiles est faible
quelle qu'en soit la cause, chez les patients recevant des médicaments connus pour induire des
neutropénies, chez les patients ayant des antécédents de dépression médullaire ou de myélotoxicité
médicamenteuse, chez les patients atteints de dépression médullaire qu'elle soit en relation avec une
pathologie intercurrente, une radiothérapie ou une chimiothérapie et chez les patients atteints
d'hyperéosinophilie ou de syndromes myéloprolifératifs. Des neutropénies ont été fréquemment
rapportées lors de l'association concomitante de l'olanzapine et du valproate (voir rubrique 4.8).

Arrêt du traitement
Des symptômes aigus tels que sueurs, insomnie, tremblements, anxiété, nausées ou vomissements ont
été très rarement rapportés (<0.01 %) lors de l'arrêt brutal du traitement par olanzapine.

Intervalle QT
Au cours des essais cliniques, un allongement du QTc cliniquement significatif (QT corrigé selon la
formule de Fridericia [QTcF] 500 millisecondes [msec] à n'importe quel moment après l'inclusion
chez les patients ayant à l'inclusion un QTcF < 500 msec) a été rapporté de manière peu fréquente
(0,1 % à 1 %) chez les patients traités par olanzapine, sans différence significative par rapport au
placebo quant aux évènements cardiaques associés. Cependant, comme avec d'autres
antipsychotiques, la prudence est recommandée lors de la co-prescription avec des médicaments
connus pour allonger l'intervalle QTc notamment chez le sujet âgé ou chez des patients présentant un
syndrome de QT long congénital, une insuffisance cardiaque congestive, une hypertrophie cardiaque,
une hypokaliémie ou une hypomagnésiémie.

Atteintes thrombo-emboliques
Des atteintes thrombo-emboliques veineuses ont été très rarement rapportées avec l'olanzapine
(<0.01 %). Il n'a pas été établi de lien de causalité entre la survenue de ces atteintes et le traitement
par olanzapine. Cependant les patients schizophrènes présentant souvent des facteurs de risque
thrombo-embolique veineux, tout facteur de risque potentiel d'atteintes thrombo-emboliques
veineuses (telle l'immobilisation prolongée) doit être identifié et des mesures préventives mises en
oeuvre.

Activité générale sur le Système Nerveux Central
Compte-tenu des principaux effets de l'olanzapine sur le Système Nerveux Central, il faudra être
prudent lors de l'association avec des médicaments à action centrale et avec l'alcool. Du fait de son
activité antagoniste de la dopamine in vitro, l'olanzapine peut antagoniser les effets des agonistes
directs et indirects de la dopamine.

Convulsions

L'olanzapine doit être utilisée avec prudence chez les patients qui ont des antécédents de convulsions
ou qui sont placés dans des conditions susceptibles d'abaisser leur seuil convulsif. De rares cas de
convulsions ont été rapportés chez les patients traités par olanzapine. Dans la plupart de ces cas, il
existait soit des antécédents de convulsions soit des facteurs de risque de convulsions.


 

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